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Entretien avec the Casus Belli's Team
interview accordé aux SdI en juillet 2010


Bonjour et merci d’avoir accepté de répondre à notre interview !

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous? (parcours, études, âges et qualité, passions, numéro de carte bleue ou de comptes numérotés en Suisse…)


Tristan : D’abord on est beau !
Stef : Bon ! Et bien, Stéphane, 27 ans depuis peu, j’ai commencé le jeu de rôle quand j’avais 10 ans et j’ai plutôt tendance à être derrière l’écran même si je ne boude pas la place de joueur… Il y a des périodes.
Coté étude, je me suis pas mal baladé dans les facultés : Philosophie, Lettres Modernes, Histoire de l’Art… Au niveau boulot, le parcours a été aussi chaotique que pour les études avec des passages à des postes variés dans des domaines tout aussi variés. Je crois que j’attendais l’appel de Casus.
Au niveau qualités, difficile de s’étendre. Côté passion par contre, c’est bien plus simple. Le jeu de rôle évidemment, les jeux de plateau, les jeux vidéos avec une tendance à traquer les trophées et un amour du « old school » assumé, le cinéma de genre, à peu près tout ce qui se lit, l’histoire antique et médiévale, la bonne bouffe, et je vais stopper cette liste ici parce que ce serait interminable.
Tristan : Tristan, 29 ans, rôliste depuis plus de 15 ans, avec une grosse tendance à être MJ. Je n'ai pas fais d'études après le bac, et j'ai enchaîné les boulots plus ou moins intéressants. Mais variés en tous cas.
Mes qualités, ben je suis vachement sympa, quand même. Pour les passions, le jeu de rôle bien sûr, les jeux de plateau aussi, la Formule 1 (et j'assume !), une bonne raclette, plein d'autres trucs certainement qui ne me viennent pas à l'esprit.
Quant à ma fortune colossale, pour l'instant, elle est inaccessible, elle est dans Casus.

Comment êtes vous tombé dans la marmite du JdR?

Stef : D’abord, il y eu les « livres dont vous êtes le héros », la découverte de la S-F, de la Fantasy, du fantastique, et enfin le jeu de rôle ! suivi très vite de Dragon Magazine, puis Casus. Pour le jeu de rôle, pour ma part, j’ai assisté à une partie de Warhammer par hasard lors d’un séjour chez des cousins plus âgés. L’après-midi avait commencé de manière plutôt terne (çà sentait même clairement l’ennui) et lorsque la proposition d’un « jeu de rôle » était venue sur le tapis, un élan d’enthousiasme avait soudain pris tout le monde. Mais j’étais trop jeune pour participer, ils étaient déjà au milieu d’une campagne… bref je suis resté spectateur pour cette fois. La chose m’a tout de même fasciné et de retour chez moi, je n’ai eu de cesse de trouver un jeu de rôle. J’ai trouvé une boutique, acheté Warhammer, un chapelet de dés, initié mon petit frère, puis tout s’est enchaîné très vite : la découverte de Cthulhu, du Monde des Ténèbres, de Shadowrun. Je suis devenu addict !
Tristan : J’ai eu un parcours classique : « livres dont vous êtes le héros », l’achat de la seconde édition d’AD&D sans même vraiment savoir ce que c’était… la suite est connue de tout ceux qui ont suivi le même parcours.

Si vous deviez en quelques mots expliquer ce qu'est le JdR à ma grand-mère, comment vous y prendriez-vous?

Stef : cinq types autour d’une table qui montent des plans que le sixième tente de réduire à néant.
Tristan : c’est un jeu de société Mémé, c’est juste un jeu de société… sauf qu’y a pas de plateau.
Stef : Plus sérieusement, c’est franchement une question plus difficile qu’on ne l’imagine. C’est le moyen de raconter une histoire à plusieurs. Il y a un metteur en scène/narrateur qui compose les grandes lignes d’une épopée et tous les autres participants se partagent les premiers rôles et donnent vie à la saga. Ensemble, on fait évoluer l’histoire, le narrateur décrit les évènements, les joueurs réagissent et petit à petit, quelque chose se construit. Tout çà simplement en discutant, en ajoutant chacun son tour des éléments à l’intrigue, du fond à l’histoire. Et avec la même ambiance que lorsque l’on raconte une histoire à des mômes, et avec exactement les mêmes moments de tension, les éclats de rires, les pauses pour boire et manger, etc.
Tristan : et là, je pense que tu as perdu la grand-mère !
Stef : çà ne fait aucun doute.

Quels sont vos meilleurs et pires souvenirs de jeux de rôle?

Stef : Dur de choisir parce que çà en fait des bons souvenirs !
En tant que joueur, je me rappelle avoir achevé un jeu récemment ce qui était complètement inattendu. La partie durait depuis un moment et autour de la table, on a eu une idée stupide, la vraie idée complètement idiote mais on en a pleuré de rire pendant pas loin de 20 minutes. C’était trop beau et donc, crétin ou pas, c’est irrésistible et je le tente. Tout foire lamentablement comme il fallait s’y attendre et assez vite, la chose devient sérieuse, genre la farce a tourné à l’aigre et je me prépare à perdre un personnage que je joue depuis quasiment 5 ans.
Au seuil de la mort ou persuadé de l’être parce que le MJ ne me donne pas d’infos chiffrées sur ce que je subis de la part du Dieu Sombre lui-même, je décide que perdu pour perdu, c’est le moment d’utiliser ce fameux talisman unique qu’il m’a fallu passer un an en pèlerinage pour l’obtenir et dont personne ne se rappelait que je l’avais…
L’effet a été si dévastateur que la campagne s’est finie ce jour là dans les lambeaux du Big Boss qu’on ne devait techniquement vaincre que plusieurs mois plus tard !
Après il y a les souvenirs étranges et qui marquent. Par exemple, quand un personnage féminin que j’incarnais depuis longtemps est tombée enceinte. Çà a l’air stupide mais quand on est un homme, on est pas préparé à entendre le MJ vous annoncer stoïquement : « Tu es enceinte. » Évidemment d’autres bons souvenirs qui ne reviennent pas là tout de suite.
En tant que joueur, sinon quelques déceptions notamment une enquête à Cthulhu où énervé à force de tourner en rond, le groupe a décidé de braquer le commissariat pour récupérer les infos qui manquaient. L’entreprise a raté, on a fini en prison. Mais la vraie tristesse, c’est le sentiment d’inachevé devant ce personnage parce que le MJ a refusé de nous faire une campagne carcérale ou de nous faire reprendre l’enquête dix ans plus tard. Je n’aurais jamais le fin mot de cette histoire et çà me rend dingue.
En tant que MJ, au nombre de mes meilleurs souvenirs, il y a le final d’une certaine campagne de Warhammer qui s’était joué sur près de 2 ans de manière extrêmement intensive et qui était exceptionnelle. Amener cette aventure à son terme a été jouissif !
Tristan : Un de mes pires souvenirs de joueur, c’est le final d’une certaine campagne de Warhammer qui s’était joué sur près de 2 ans de manière extrêmement intensive et qui était exceptionnelle et où j’étais le seul autour de la table à ne pas avoir compris que nos personnages allaient sacrifier leur vie pour boucler le scénario et la campagne.
En tant que MJ, mon pire souvenir, c’est un dragon rouge mal dosé à AD&D 2ème édition et qui a tué tout le groupe en un souffle après plusieurs années de jeu.

Comment l'idée de pratiquer la Nécromancie et de rappeler le vénérable Casus Belli à la vie vous est-elle venue et comment avez vous concrétisé ce projet?

Stef : Lorsque la dernière édition a cessé de paraître en 2006, le sujet est vite venu sur la table. On en parlait en blaguant, c’était un genre de rêve irréalisable. On se disait : « T’imagines comme çà serait bien et on ferait ceci ou cela, il faudrait mettre telle rubrique, on serait payé à jouer ! » et le lendemain et ben, on retournait à nos vies. Le moment de rêve était passé.
De loin en loin, c’était tout de même une discussion qui revenait et à chaque fois de nouveaux éléments s’ajoutaient au projet, des détails concrets voire techniques, des points qui rapprochaient le rêve un peu fou du monde réel.
Je dois dire que Tristan a beaucoup plus porté l’aventure que moi pendant ces années, je suivais à distance.
La chose est devenue inquiétante à la fin de l’été 2009 parce que le projet devenait viable, réaliste, en un mot : possible ! Il a alors fallu prendre une décision. Il fallait où partir ou renoncer, mais continuer à rêver en laissant passer sa chance, ce n’était pas de l’ordre du supportable. La question était donc de savoir si on était prêt à prendre ce risque. Et après avoir pris un grand souffle, on a décidé de se jeter à l’eau, de prendre ce pari un peu fou, de faire renaître Casus Belli.
Évidemment, quoiqu’on ait pu penser sur le moment, quoiqu’on ait cru, nous n’avions aucune idée des emmerdes qui nous attendaient !

Couverture deu premier numéro de Casus Belli

Quelle est la plus grosse tuile que vous avez ramassée ? et la plus rigolote (à postériori en tous cas)?

Stef : À vrai dire, on a péché par enthousiasme et par naïveté au départ, ce qui nous a conduit à quelques boulettes au niveau administratif à nos débuts. Tout cela a heureusement pu être rattrapé et contenu à chaque fois. Et c’est aujourd’hui avec un soin maniaque que je supervise les éléments de gestion, tout en sachant pertinemment que çà et là, il m’arrivera encore de merder de temps à autre. Il faudra juste alors vite se reprendre et corriger le tir.
Et puis on est deux à tenir la barre, ce qui fait presque deux sécurités. Mais je ne crois pas que nous ayons souffert de problèmes sérieux de notre propre fait jusqu’alors, ce qui est quand même plutôt bon signe.
Tristan : Nous avons par contre eut droit à de véritables déconvenues à différentes étapes du projet et craint de devoir renoncer à plusieurs reprises. Là je parle de grosses tuiles rageantes auxquelles vraiment nous ne pouvions rien.
Mais ce sont des blessures encore fraîches et si nous en sourirons certainement dans quelques mois ou quelques années, il est encore trop tôt.
Stef : Ce qu’il faut souligner par contraste, c’est l’aide extraordinaire et inattendue que nous avons reçu aux heures les plus sombres et qui nous a permis de nous relever. Je ne citerais pas de noms, les personnes concernées se reconnaîtront. Elles doivent savoir que nous sommes conscients de ce que nous leur devons.
Tristan : J’espère que tu ne parles pas des services des impôts !
Stef : Chut… On a dit : pas de noms. Mais côté tuile rageante, pour donner un exemple, cette semaine, nous avons perdu non pas un, mais deux PC à la file. Qu’un PC grille... passe encore, çà rend fou mais ce sont des choses qui arrivent. Avec deux PC morts, franchement çà devient plus dur à encaisser. Et c’est là évidemment une toute petite tuile en comparaison de ce qui est maintenant derrière nous...

Pouvez-vous en quelques mots nous parler de votre vision de ce Casus next next-génération?

Tristan : un Casus très centré sur le jeu de rôle, avec des rédacteurs talentueux, des crapougnats et qui se veut fédérateur au maximum pour l’ensemble des rôlistes.
L’idée, c’est de prendre tout ce qui était bon et beau dans les générations précédentes, d’y ajouter une touche personnelle et d’amener quand même tout çà en 2010 parce que les jeux ont changé, les joueurs ont changé et le monde avec.
Stef : Pas mieux !

Quel sera le menu type d’un numéro ?

Stef : Dans chaque numéro, outre l’édito et le courrier des lecteurs, vous trouverez des news relatives au monde roliste, la critique des nouveautés, un dossier thématique original avec du matériel varié (background, éléments pratiques, article de fond, du concret à utiliser en partie, de vrais support pour l’imagination…), un cahier avec en moyenne 4 scénarios, des aides de jeu aussi bien pour les PJ que pour les Maîtres, et une rubrique attachée aux autres loisirs des rolistes : jeux vidéos, de cartes, de plateau… dont l’importance variera selon les envies du mois.
Tristan : tu voulais dire : « selon les sorties du mois », non ? Enfin peu importe, le but c’est d’apporter du matériel intéressant à nos lecteurs. On veut que vous ayez le sourire aux lèvres en lisant le mag’. On veut qu’en le posant, vous appeliez vos potes pour organiser une partie de jdr au plus tôt pour mettre en pratique les scénar’, les aides de jeu. C’est ce que l’on entend par du concret. Et il y aura des trucs tout mâchés, du « prêt à jouer » en quelque sorte, mais aussi des propositions plus larges qui ouvriront des possibilités au MJ qui a envi de pousser plus loin. En tout cas, c’est l’objectif que l’on s’est fixé. Vous nous direz si c’est réussi.
Stef : Et on tentera de vous proposer des aides de jeu et scénarios officiels régulièrement. Parce qu’il faut avouer que c’est sympa d’avoir à l’occasion des scénarios des auteurs du jeu eux-mêmes.

Mais pourquoi avoir voulu ressusciter Casus plutôt que de créer un nouveau titre ?

Stef : c’est une question costaud ! Il y a plusieurs raisons.
D’abord, tout le monde conviendra je crois que Casus Belli occupe une place à part dans les souvenirs des rolistes. Et notre souhait était de relancer Casus Belli avec tout le symbole que cela représente. Il s’agit d’une renaissance.

Vous entendez les discussions, vous lisez les forums, et vous avez déjà vu ces personnes qui disent que le jeu de rôle est mort, qu’avant c’était mieux, et que la fin de Casus Belli a marqué la fin d’un « âge d’or ». Et bien, nous sommes là pour crier sur les toits que le jeu de rôle n’est pas mort, que les éditeurs nous offrent chaque mois des projets ambitieux, que les choses ne vont pas si mal, au contraire, et le retour de Casus Belli est aussi un moyen d’affirmer tout cela.
Tristan : et puis ce n’était pas seulement lancer un magazine de jeux de rôle : Casus fait partie de la culture ludique. Notre loisir mérite une vitrine en kiosque, une porte d’entrée supplémentaire pour les néophytes, un accès aussi vers une meilleure compréhension et une plus grande reconnaissance. On part un peu avec une mission. On se retrouve à porter la flamme ! Et c’est une sacrée responsabilité, on le réalise pleinement.
Stef : voilà grossièrement la première raison. Il faut aussi admettre que nous ne nous reconnaissions pas forcément dans les magazines présents sur le marché. Nous voulions et nous allons proposer autre chose.
Tristan : n’oublions pas aussi que c’est un Grand Ancien !
Stef : que le nom Casus Belli est un facteur de reconnaissance qui va permettre au magazine de démarrer beaucoup plus facilement que ce n’aurait été le cas avec un nom inconnu du milieu. Là, c’est purement et simplement une raison de viabilité.
Tristan : et tous les rôlistes connaissent Casus Belli ne serait-ce que de nom, y compris ceux qui n’ont pas pu lire les précédentes éditions. La bannière est fédératrice.

Beaucoup disent le JdR quelque peu moribond… n’est ce pas risqué (financièrement en tous cas) de se lancer dans un nouveau magazine de JdR ?

Stef : si bien sûr, c’est un sacré pari ! Mais le risque en vaut la peine.
Après, je ne suis pas certain que le milieu soit si moribond. Oui, il s’agit d’un marché de niche et oui globalement la période n’est pas terrible pour les affaires. Pourtant, nous voyons tous les mois de nouvelles sorties, des jeux audacieux et le marché m’a l’air carrément dynamique.
Je n’ai pas de chiffres pour étayer cette impression, pas plus que les apôtres de la crise du jdr français. Mais il ne me semble pas que la situation soit si mauvaise qu’on le prétend. Et je ne me souviens pas avoir vu un éditeur participer à ces débats au cours des dernières années, le débat court apparemment entre joueurs uniquement. Mais on s’éloigne.
La période n’est pas terrible pour s’engager dans un projet financier, quel qu’il soit. Se lancer dans la presse est une difficulté supplémentaire. Mais avant de partir, nous avons évidemment établi un budget prévisionnel, travaillé le dossier dans ses moindres détails, et nous ne serions pas parti en croisade si l’entreprise était irréalisable.
Çà ne va pas être facile, nous en sommes conscient. Mais c’est possible, c’est faisable, et nous ferons tout pour remettre Casus Belli sur les rails pour de nombreuses années.

A-t-il été facile de former votre équipe de rédaction ? Didier Guiserix a-t-il été facile à convaincre ?

Tristan : Étrangement et à notre surprise, le recrutement de notre deam-team a été la partie la plus facile de toute l’entreprise. Dès le départ, nous avons pris contact avec Didier Guisérix que nous souhaitions tenir au courant et associer au projet. Sans ses conseils et son aide, tout aurait été plus compliqué.
Le recrutement s’est fait très naturellement ensuite. Didier nous a recommandé différentes personnes, que nous avons appelées, et qui nous ont à leur tour recommandé d’autres connaissances et collègues.
A ce recrutement par cooptation s’est ajouté l’ensemble des personnes que nous avions jointes directement parce que nous voulions leur concours dans cette aventure.
Stef : La dream-team s’est ainsi constituée au fil des mois et continue de s’agrandir.
Nous sommes franchement très fiers de notre équipe, de nos rédacteurs, de notre graphiste, de notre comptable, de tous ceux qui ont gravité autour du projet ces derniers mois… Et cela a été un plaisir de travailler avec chacun d’entre eux !
Logo du nouveau Casus BelliComment est né le nouveau logo de Casus Belli ?

Stef : nous avions des attentes nombreuses (et souvent contradictoires) s’agissant du logo. Notre graphiste nous a fait plusieurs propositions, toutes de qualité, et après d’après luttes, un logo s’est distingué des autres. Il a évolué ensuite pour prendre la forme que vous connaissez aujourd’hui. Et n’en déplaise à certains forumistes, ce logo fait l’unanimité dans nos rangs et n’est pas près de changer.

Quelle sera la fréquence de parution du mag ?
Tristan : le magazine paraîtra de manière mensuelle. C’est ce que souhaitait la majorité des rolistes lorsque nous avons réalisé notre étude de marché.
Toutefois, comme nous commençons avec une fin de mois (notre magazine de juillet sortira en deuxième quizaine), un décalage léger aura lieu dans les 6 premiers mois et nous passerons brutalement de septembre à novembre par exemple… mais cela n’aura pas une grande incidence pour les lecteurs qui au lieu de trouver leur magazine le 28 du mois l’achèterons le 2 ou le 3 du mois suivant. Notre absence en presse pour opérer ce rattrapage ne durera qu’une semaine.

Un site web est il en préparation?

Stef : c’est en préparation mais nous nous consacrons exclusivement au magazine pour le moment et donc nous ne pouvons rien affirmer de concret, ni en terme de contenu, ni en terme de délai.
Nous tenons à être présent sur la toile et à proposer là aussi une plate-forme de qualité, donc un site Casus Belli prendra son essor prochainement, c’est tout ce que l’on peut vous en dire

J’imagine qu’en ce moment vos journées doivent être courtes au vu du travail que représente la mise sur les rails d’un nouveau mag… A combien de litres de café carburez-vous ?

Stef : on a commencé à prendre des photos l’un de l’autre semaine après semaine pour voir l’évolution… A deux semaines du bouclage, à une semaine, à trois jours…
Quand on aura fini de se marrer avec, et une fois hors de portée de Tristan, je pense que j’en mettrais quelques unes en ligne. On vit des moments formidables mais vous constaterez que c’est curieusement inscrit sur nos visages.

Question indiscrète : quel sera le tirage de ce nouveau Casus et quel en sera le prix?

Stef : le tirage initial sera de 15500 exemplaires. Et pas d'inquiétudes, ce n'est pas vraiment indiscret. Sinon, le magazine sera vendu 5,50 euros.

Quelle est la date officielle de publication du premier numéro et quel sera sa thématique? (si tant soit est que l'information ne soit pas classée secret défense)

Stef : nous avons souffert de quelques ennuis de dernière minute et nous ne pourrons malheureusement pas sortir en deuxième quinzaine de juillet comme nous le souhaitions. Cela dit, les dommages ont été contenus et le retard ne sera pas trop important. Vous pourrez retrouver Casus en kiosque au tout début du mois d'août, le 3 si tout les délais sont respectés. Il arrivera un poil plus tard dans les boutiques spécialisées.
Quant aux thèmes de nos prochains numéros, l'information est évidemment classée secret-défense. Mais comme nous approchons vraiment de la date de sortie, je peux vous révéler que le premier numéro aura un dossier thématique consacré à la « Résurrection », un sujet que l'on pouvait difficilement éviter dans les circonstances présentes.
Je peux aussi vous dire que les prochains thèmes ont été définis jusqu'au 6ème numéro et qu'ils annoncent des dossiers extrêmement intéressants... mais je ne peux en révéler plus pour le moment.

Y a-t-il une question que je n'ai pas posé et à laquelle vous souhaiteriez néanmoins répondre?

Tristan : Êtes-vous vraiment la 413ème personne la plus recherchée par le FBI ?
Stef : Doctor Livingstone I presume ?
Tristan : depuis combien de temps n'avez-vous pas dormi ? Vraiment ? Mais c'est possible humainement ? Ce doit être un record, non ? Et donc, vous n'avez pas toujours l'air d'un koala ?
Stef : Où étiez-vous cette nuit à 14h36 ? Quelqu'un peut-il en attester ? Vraiment, toute l'équipe du Crazy Horse ? A part celle-ci que vous décrivez comme moyenne, toute l'équipe ? Et Mitch Buchannon était là aussi ? Donc vous n'avez rien à voir avec... ? Si ? Aussi ?

On vous souhaite plein de bonnes choses pour ce premier opus et pour les suivants! Longue vie à Casus Belli! Un dernier mot pour la postérité?

Stef : Au secours.
Tristan : oui maintenant, il faut qu'on aille se coucher. Le numéro 2 commence demain.
Mais si quand même, un mot pour dire un grand merci à toute l'équipe ! Parce qu'on a beau faire les cons et se régaler parce qu'il est tard et que la bête est enfin prête à se relever, on oublie pas que le mag' s'est pas fait tout seul et qu'on a la chance de bosser avec de sacrés bons auteurs, des illustrateurs qui ont réussi à faire des merveilles dans des délais plus que serrés, un graphiste d'enfer, etc. ! Merci encore à toute l'équipe.
Stef : Et pour finir, longue vie à Casus bien sûr !

Un grand merci pour le temps que vous nous avez accordé, érodant vos précieuses heures de sommeil!
Le Korrigan