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Entretien avec Mara
interview accordée aux SdI en Septembre 2020


Bonjour et merci de te (re)prêter au petit jeu de l’entretien… Lors du précédent entretien (accordé il y a 12 ans, ça ne nous rajeunit pas !), nous avions opté pour le tutoiement…

Pouvons-nous poursuivre sur le même mode ou notre grand âge impose-t-il un passage au vouvoiement ?

Non, on va éviter de s’infliger encore davantage ce coup de latte que tu viens de m’envoyer dans la tronche ! smiley

Désolé… smiley
Peux-tu en quelques mots nous parler de ton travail au cours de la décennie qui vient de s’écouler ?

D’abord, j’ai terminé « Clues » aux éditions Akileos en 2015, et enchaîné avec le tome 6 de la série Détectives, chez Delcourt, avec Herik Hanna au scénario, dont je n’ai réalisé que le dessin en noir et blanc. Faire cet album a été une vraie respiration dans mon parcours car j’étais en panique lors de la réalisation du dernier tome de « Clues » qui a beaucoup trainé : je ne savais absolument pas ce que j’allais faire après. Je savais que je voulais être à nouveau seule à la barre sur un projet (ce qui ne m’a pas empêché d’accepter quelques propositions de scénario et de faire quelques tests de planches qui n’ont finalement pas abouti) mais je n’avais aucune idée personnelle solide. Travailler sur « Détectives » m’a permis de lâcher prise et gentiment, une nouvelle histoire s’est mise en place dans ma tête, qui a fini par devenir « Spirite », la nouvelle série sur laquelle je planche.

Spirite, croquis © MaraQuelles sont pour toi les grandes joies et les grandes difficultés du métier ?
Etre seule à la barre d’une série, quasi tout gérer soi-même, c’est éreintant mais tellement grisant à la fois ! Les difficultés, me concernant, sont plus d’ordre personnel : savoir s’organiser, se motiver, se discipliner, tenir un rythme constant a toujours été compliqué pour moi, mais maintenant que je suis devenue maman d’une petite Ellie en décembre 2018, c’est encore plus difficile ! Mais bon, en général, plus on me met d’obstacles, plus je vais avoir envie de les surmonter. Je fonctionne ainsi, je suis têtue et je ne lâche jamais le morceau !

Peux-tu nous parler de ta passion pour les oiseaux ?
En effet, je nourris un amour pour les volatiles depuis mon enfance, une passion qui m’a été transmise par ma mère. Quand j’avais 12 ans, je préférais aller observer les oiseaux dans le parc de mon école plutôt que de trainer avec les ados « cools » qui fumaient derrière le préau !
En 2016 et 2017, j’ai aussi eu le temps de pouvoir donner un coup de main dans un centre de soins pour oiseaux sauvages, et j’ai tiré une petite bd (disponible gratuitement sur mon site http://www.margauxmara.com) de mon expérience, afin d’aider un peu les personnes qui trouvent des oisillons tombés du nid et ne savent pas quoi en faire.

Spirite, Personnages © MaraEn plus des oiseaux, tu sembles fan de l’univers de J. K. Rowling… Qu’as-tu apprécié dans l’historie d’Harry Potter et comment as-tu trouvé les Animaux Fantastiques ? Quel est ton personnage préféré ?
Ce que j’apprécie le plus dans Harry Potter, c’est son univers magique qui se mêle au notre. Je suis rarement cliente de fantasy pure et dure, j’aime bien lorsque l’histoire se déroule en partie dans notre univers car cela ancre davantage l’histoire et permet de jouer parfois avec des évènements historiques réels. C’est d’ailleurs ce que j’ai apprécié dans les Animaux Fantastiques (surtout le premier). Mon personnage préféré est évidemment Newt Scamander (Norbert Dragoneau), personnage à la fois très sensible, doux, empathique, vulnérable, intelligent et badass ! Un mélange que l’on ne retrouve au final pas si souvent que ça dans les personnages masculins que nous proposent la pop culture depuis quelques décennies.

Le premier tome de Spirite devait sortir dans ces jours-ci mais un sale virus a reporté sa publication… Que ressent-on en tant qu’auteur en pareille circonstance ?
Les premiers temps du confinement ont été une grosse source d’angoisse à ce niveau-là : mon livre venait tout juste d’être bouclé trois jours avant, avec la sortie prévue pour le 6 mai. En voyant les infos, j’ai vite compris que les libraires, et tout le réseau de diffusion, allait se mettre en arrêt quelques temps. Qu’en serait-il pour mon livre ? Comment en faire la promotion auprès des librairies alors que tout serait fermé ? La date serait-elle maintenue ?
Pour finir il a été repoussé, et sortira le 30 septembre 2020. Le storyboard du tome 2 est quasiment terminé, il doit encore être validé, mais du coup la sortie du tome 2 sera assez rapprochée de celle du tome 1.

Spirite, storyboard de la planche 3 © MaraSpirite nous transporte dans le New-York des années folles pour un récit dieselpunk teinté de fantastique… Peux-tu nous faire le pitch de la série en quelques mots ?
Dans « Spirite », on suit les déboires d’un jeune scientifique « spiritologue », Ian Davenport, un passionné qui étudie les fantômes. Il se retrouve vite propulsé malgré lui au cœur d’une sordide affaire de meurtres qui semble cibler la communauté des spiritologues. Il va tenter de percer ce mystère avec l’aide d’une jeune journaliste tenace et sceptique, Nell Lovelace, qui travaille pour la rubrique paranormal d’un grand journal américain.

Nell est-elle une parente d’Ada Lovelace, fille de Lors Byron, brillante mathématicienne à qui l’on doit le premier programme informatique (en 1843 !!!) ?
Non, mais son nom est en effet un hommage à cette mathématicienne. J’aime bien caser ce genre de clins d’œil, même s’il n’y pas d’autre rapport ! Nell est en réalité inspirée par Nellie Bly, la toute première journaliste d’investigation, qui a d’ailleurs défié Jules Verne en faisant le tour du monde en moins de 80 jours, parmi tout un tas d’autres exploits passionnants. Dans l’album, on rencontre aussi Mary Pickett, une femme noire ex-aviatrice, inspirée par deux figures afro-américaines malheureusement peu connues : « Stagecoach » Mary Fields (dont les photos ont inspiré le design de ma Mary), un femme qui a travaillé pour les services postaux aux USA dans les années 1880-1890, et Bessie Coleman, aviatrice des années 20 dont le rêve était d’ouvrir une école d’aviation pour afro-américains. Et enfin on a Arthur Arroway, un homme étrange, dont le personnage est entre autres un hommage au capitaine Nemo et son nom une référence à Ellie Arroway, héroïne de « Contact » de Carl Sagan et incarnée par Jodie Foster dans le film du même nom.

Spirite, planche 3 © MaraEffectivement, de nombreux clins d’œil smiley
Quelles ont été tes principales influences pour élaborer cette nouvelle série ?

Mes influences pour le scénario sont assez évidentes. Il s’agit avant tout d’un hommage aux fictions, notamment aux films, qui ont bercé mon enfance et m’ont fait rêver, comme « Indiana Jones », « Ghostbusters », « Retour vers le Futur » ou encore « Men in Black ». Je voulais qu’on retrouve cette touche d’aventure fantastique si particulière, sans prise de tête, avec des personnages attachants, des situations dramatiques, mais aussi drôles ou touchantes.

Sinon, deux autres œuvres ont quelque peu guidé l’écriture du scénario : « 20 000 lieues sous les mers » de Jules Verne, et le film « les animaux fantastiques » de David Yates.

Graphiquement, j’ai puisé comme à mon habitude dans mon amour pour l’animation 2D à l’américaine des années 90.

Quelle est la spécificité des films d’animation des années 90 ? Quel est ton film culte de cette période ?
A cette époque, qui commence avec l’arrivée de « la Petite Sirène » en 1989 et se poursuit jusqu’au début des années 2000 avec « Atlantis », Disney s’est tourné vers des histoires parfois plus matures et des graphismes plus poussés, avec à chaque fois la patte reconnaissable d’un ou plusieurs artistes dont la veine graphique a été exploitée pour coller au design général du film (comme Glen Keane, dont on reconnaît le style dans « Pocahontas » et « Tarzan », ou Gerald Scarfe, embauché sur « Hercule », et Mike Mignola sur « Atlantis »). Plutôt que de se cantonner à un style unique toujours pareil, Disney s’est diversifié dans les détails tout en gardant sa touche, son graphisme immédiatement reconnaissable. J’ai toujours été fascinée par cet aspect, qu’on ne décèle pas forcément au premier abord mais qui se dévoile dans les artbooks consacrés aux films en question, qui m’ont d’ailleurs beaucoup appris sur le dessin.

Mon film culte reste « le Bossu de Notre Dame », un des Disney les plus mésestimés, mais aussi un des Disney les plus sombres et les plus épiques. La mise en scène, la musique et la lumière y sont complètement dingues. Et on a un personnage féminin étonnant et magnifique, qui n’est pas une princesse, aux antipodes de Blanche-Neige ou même d’Ariel de « la Petite Sirène », Esmeralda, qui m’avait beaucoup marquée à l’époque.
Spirite, Ian Davenport, medley  © Mara
Comment as-tu imaginé tes principaux personnages et leurs apparences ? Celle de Ian Davenport et Nell Lovelace se sont-elles d’emblées imposée ou sont-ils passé par différents stades avant de revêtir celle que l’on connaît ?
Au départ, je n’avais que Nell, la journaliste, personnage qui existait déjà dans ma tête depuis un moment, même avant « Spirite ». A la base, elle devait être l’héroïne de cette histoire, mais quelque chose coinçait avec elle quand j’étais au stade de l’écriture du scénario, je n’arrivais pas à la cerner. Tout a changé lorsque j’ai vu « les Animaux fantastiques » : c’est là qu’est apparu Ian, directement inspiré du personnage de Newt Dragonneau (incarné par Eddie Redmayne). En faisant de lui le personnage principal de mon histoire, tout s’est mis en place d’un coup dans ma tête, et le scénario s’est débloqué.

Concernant leurs designs, j’ai pas mal galéré avec Nell, et mis des mois avant de la trouver graphiquement. Je voulais qu’elle ait du charme (sans être une bombe) tout en étant très expressive, et que son côté revêche et têtu transparaisse facilement sans en faire une mégère non plus ! Je pense avoir trouvé un bon équilibre à présent, mais ce fut long et laborieux. Pour Ian, son design a été arrêté un ou deux jours après l’avoir inventé, c’était assez fou. Il est vraiment apparu « tout prêt » dans ma tête !
Spirite, Nell Lovegood, recherches © Mara
As-tu gardé une trace des différentes versions de Nell ? Comment organises-tu ton travail graphique en amont de l’album ? feuilles volantes ? carnets de croquis ?
Oui, je garde presque tout sous forme d’archives. J’y reviens parfois, et il m’arrive de m’auto-piquer des idées de design pour un autre personnage dans les recherches graphiques non-retenues que j’ai oubliées depuis ! Je travaille à la fois sur feuilles volantes toutes simples et carnet de croquis, mais pour le storyboard, tout se fait dans un ou deux carnets pour pouvoir mieux m’y retrouver, même si je dessine parfois la scène 8 avant la scène 3 et que ça reste quand même assez chaotique !

La réalisation de l’album a-t-elle nécessité de longues recherches documentaires et iconographiques sur l’époque ou le spiritisme? Aurais-tu un bouquin à conseiller à un lecteur désireux d’en apprendre davantage sur le sujet ?
Photo de l'American Radiator BuildingDès qu’on s’attaque à une histoire qui s’insère dans « notre » réalité, il faut être vigilant. Là, j’ai choisi la ville de New York, mais tout comme la Londres dans « Clues », j’ai voulu que la ville soit tout de suite identifiable, sans non plus sombrer dans une approche trop précise qui m’aurait empêché de prendre quelques libertés graphiques. Quelques lieux sont dessinés d’après photo, ceci dit (j’ai un gros livre, « New York 1930 », qui m’a beaucoup servi!) et un immeuble en particulier a droit à son moment de gloire, puisque tout un pan de l’histoire s’y déroule : le Radiator Building (devenu le Bryant Park Hotel), un immeuble incroyable, en briques noires et au toit doré, pour lequel j’ai eu un coup de foudre quand je l’ai vu pour la première fois lors d’un voyage à New York en 2004. Par contre, qu’est-ce qu’il a été galère à dessiner !

Concernant le Spiritisme, j’ai été nourrie aux histoires de fantômes et au paranormal toute mon enfance (même si je n’y crois pas, je suis encore fascinée par cet univers), grâce à des films, des séries, des livres ou encore des émissions de télé (aaah, « Mystères » sur TF1…) et j’ai beaucoup pioché dans ces souvenirs. J’ai aussi lu «Histoire du spiritisme », écrit par nul autre qu’Arthur Conan Doyle, qui retrace l’histoire de cette « science », que je recommande, c’est une bonne synthèse !
Spirite, Nell Lovegood © Mara
Comment as-tu créé les étranges appareils et improbables machines utilisées par les spiritologues ?
En général, c’est assez simple : je regarde plein d’images de ref (autant des photos d’engins réels et souvent improbables, comme une machine à aurores boréales ou les premières calculettes du 19ème siècle, que des concept arts de films, dessins animés et jeux vidéos divers), puis je mélange tout ce que je trouve intéressant par-ci par-là dans quelques dessins, jusqu’à arriver à un design qui me plaît. Mais c’est seulement après que je leur invente une fonction qui correspond au design ! Cela m’évite de me coincer dans quelque chose où je risque de me prendre la tête à créer une machine trop élaborée et/ou réaliste. Le but est simplement d’avoir quelque chose de plausible, de fun, et qui a un peu de gueule !
Spirite, Ian Davenport, recherche d'expressions © Mara
Concrètement, comment as-tu organisé ton travail sur l’album ? Du synopsis à la planche finalisée, quelles furent les différentes étapes de sa réalisation ? Niveau outils, es-tu plutôt traditionnelle ou numérique ?
D’abord j’écris sur carnet puis sur ordi, je pose tout sous forme de notes prises à l’arrache. Je me relis et j’organise ça sous forme de synopsis détaillé propre de plusieurs pages, comme une sorte de mini-roman, ce qui me permet de pré-découper l’album et d’estimer le nombre de pages de chaque scène. Puis je me relis, et je dessine des vignettes très spontanées en vrac que m’inspirent chaque scène, des poses, des expressions de visages, des idées de décors, d’engins etc... Je compile ensuite ces vignettes sous forme de cases puis de pages de storyboard au propre après les avoir numérisées, recadrées, retouchées etc. Je fais valider ce story à l’éditeur, qui va peut-être me demander de faire des retouches suite à nos échanges, puis j’attaque les planches en A3 au crayonné bleu puis au porte-mine B et 2B (donc pas d’encrage à proprement parler, « j’encre » au crayon). Enfin, je passe le tout au lavis d’aquarelle gris, je scanne, et je pose les couleurs numériques par-dessus le tout. Les bulles viennent à la toute fin.
Work in progress
Spirite, storyboard de la planche 12 © Mara Spirite, storyboard de la planche 12 © Mara
Spirite, planche 12, lavis © Mara Spirite, planche 12, mise en couleur © Mara

Parmi ces différentes étapes, laquelle te procure le plus de plaisir ?
Toutes, mais cela dépend de l’humeur du jour. Une fois le story et quelques pages faites, je peux naviguer entre les étapes, ce qui m’évite de m’ennuyer. Le seul truc que je déteste, c’est l’étape du scan et du nettoyage/recadrage de mes travaux !

Spirite, planche 9, work in progress © MaraComment as-tu vécu le confinement ? Quelles furent les grandes joies et les grandes difficultés de cette période troublée limite irréelle ? Quelle est la première chose que tu aies faite après le déconfinement ?
Une fois ma famille et mes proches à l’abri, j’ai très bien vécu ce confinement en compagnie de ma fille de un an et de mon compagnon. Nous sommes déjà plutôt casaniers de base, alors ça n’a pas changé grand-chose. Le rythme de vie a été un peu compliqué à trouver, beaucoup d’angoisses au départ lié à l’impact de la maladie… Quel serait son impact sur les gens qui me sont chers, quel sera l’impact économique à grande échelle et comment cette situation influencera ma situation… Bref, des questionnements que l’on s’est certainement tous et toutes posés. Puis on a bien pris nos marques. Je me suis réfugiée dans le jeu « animal crossing » et l’écriture de la suite de ma série « Spirite », et j’ai continué de donner mes cours de dessin en ligne, fais des soirées dessin skype avec des amies, tout en profitant des progrès de ma fille, qui elle aussi semble avoir été bien à l’aise avec le confinement ! La première chose que j’ai faite c’est renouer avec une amie avec qui je partage un atelier hors de chez moi.

Dans quelle ambiance sonore travailles-tu généralement? Silence monacal? Ra-dio? Musique de circonstance?
Alors tout dépend des étapes. Pour l'écriture du scénario et le storyboard, c'est soit silence soit musique, type musique de film, car cela va m'inspirer et pas trop me distraire. Quand je suis en phase crayonné final et couleurs, là par contre j'aime bien me mettre des films, des séries, des audiobooks ou des podcasts en fond (avec une prédilection un poil morbide pour les podcast de true crime, à savoir meurtres, faits divers et affaires sordides, je l'avoue !)

Quel album conseillerais-tu pour accompagner la lecture de Spirite?
Pour accompagner Spirite, en partenariat avec Drakoo, on propose une playlist dédiée qui regroupe des titres qui m'ont inspiré ou qui vont bien avec l'album en général.

A part Spirite, as-tu d’autres projets sur le grill ?
Pour l’instant, Spirite me prend tout mon temps, mais mon esprit vagabonde entre 2-3 projets différents sans trop me parasiter non plus. Avec une amie, on est en train d’écrire une histoire à 4 mains, sur une expédition scientifique navale au 19ème siècle qui tourne mal, car j’ai une passion pour les histoires de bateaux et l’exploration du monde aux 18 et 19eme siècles.. J’aimerais aussi me pencher sur une histoire fantastique se déroulant dans les années 50, dont le thème sera l’amitié. Et d’ici la fin de Spirite, qui pour l’instant est prévu en 4 tomes, j’aurais surement changé d’avis mille fois et trouvé d’autres projets enthousiasmants !

Tous médias confondus, quels sont tes derniers coups de cœur ?
La série « The Terror », sortie en 2018, et « Tchernobyl », sortie en 2019, le film d’animation « Klaus » sur Netflix sorti en 2019, la BD « les Indes Fourbes », la série « Killing Eve » et la saison 2 de « Fleabag », et enfin le film « Jojo Rabbit ». Niveau musique, le dernier album de Grimes « Miss Anthropocene » et celui d’Agnes Obel « Myopia » tournent en boucle.

Y a-t-il une question que je n’ai pas posée et à laquelle tu souhaiterais néanmoins répondre ?
Oui, quels acteurs et quelles actrices pourraient jouer les personnages de Spirite, par exemple, ou alors quels sont les thématiques abordées par la série. Qu’en penses tu ?
Spirite, le casting
Houla c’est ardu… Hum… Eddie Redmayne ferait un excellent Ian, s’il change de coupe de cheveux… Sean Connery en plus jeune pour jouer le professeur… Et puisque la triste nouvelle vient de tomber, Diana Rigg aurait fait une très chouette Nell Lovelace… Et je verrais bien James Mason dans le rôle d’Arthur Arroway…
Pas mal ton casting et je valide particulièrement James Mason ! Je te donne mes références :
Ian: Lee Pace, particulièrement dans Pushing Daisies
Nell: Phoebe Waller Bridge
Mary: Danielle Brooks de Orange is the New Black
Boris: Brian Posehn Big Bang Theory


Pour finir et afin de mieux te connaître, un petit portrait chinois à la sauce imaginaire…

Si tu étais…

dans l'atelier de l'artiste © Maraun personnage de BD: Nausicäa du manga épo-nyme de Hayao Miyazaki
un personnage mythologique: une sirène
un personnage de roman: Jane Eyre
une chanson: « Chicago » de Sufjan Stevens
un instrument de musique: le piano
un jeu de société: le time’s up
une découverte scientifique: les ondes gravitationnelles
une recette culinaire: le guacamole
une pâtisserie: le mille feuilles mais juste pour manger le fondant au sucre dessus.
une ville: San Francisco
une qualité: l’empathie
un défaut: la procrastination
un monument: Notre Dame de Paris
une boisson: le lait
un proverbe: aussi vite que possible, mais aussi lentement que nécessaire

Un dernier mot pour la postérité ?
Rest in peace.

Un grand merci pour le temps que tu nous as accordé !
Le Korrigan