Haut de page.

Entretien avec Nicolas Dumontheuil
Interview accordé aux SdI en mai 2026


Bonjour et merci de vous prêter au petit jeu de l’entretien…
Question liminaire : êtes-vous farouchement opposé au tutoiement ? Si oui, je me ferais violence mais je sais qu’un « tu » risque tôt ou tard de partir tout seul pendant que je nettoierai mon clavier…

Oui, on peut se tutoyer.

Merci bien, tu m’enlèves un croc du pied…
Peux-tu nous parler de toi en quelques mots ? (parcours, études, âge et qualités, passions, numéro de carte bleue ou de comptes numérotés en Suisse ou aux Îles Caïmans ?)

J’ai grandi à la campagne, dans un village du lot, fils unique de parents instits babacools soixante-huitards.
J’ai toujours lu des BD, l’école dans laquelle j’habitais était abonnée à la revue « Franc Jeux », hebdomadaire éducatif très chatoyant dans lequel il y avait beaucoup de choses très variées, et notamment des BD.
J’ai découvert Astérix à l’hôpital, lors d’une opération de l’appendicite, et je rigolais tellement que ça menaçait de faire sauter les agrafes de ma cicatrice, les infirmières m’engueulaient. Déjà la BD était un plaisir et une souffrance!
Et après je lisais Lucky Luke, Astérix, Spirou, etc… bien sûr. Je dessinais tout le temps, et faisait déjà des BD au feutre dans des cahiers, des tas d’histoires avec des cow-boys, des pirates, un paysan au moyen âge aussi, etc… Puis j’ai fait des études d’Arts Appliqués à Toulouse, dès la seconde, c’était super. J’étais à l’internat dès mes 14 ans donc, et on avait plus de 20h de matières artistiques par semaine. Ça m’a permis de découvrir tout ce qui était possible, tout un monde…

Gunnar le vampire, dédicace © DumontheuilPuis je suis allé à Paris à 20 ans pour entrer aux arts décoratifs, mais je n’y suis pas resté: je savais déjà que je voulais faire de la BD : c’est à dire raconter des histoires par le dessin et le texte. Alors j’ai mis fin à mes études.

J’ai commencé par être illustrateur free-lance dans la pub, pour diverses agences, c’était alimentaire et ça m’a permis de faire une première BD dans mon coin, qui a fini par être éditée: mon 1er album : L’enclave, paru chez Dargaud en 1993. Je me souviens à 23 ans m’être dit : « Houlà, tu as déjà 23 ans, tu es vieux et tu n’as toujours rien publié ! ». Et ça m’avait motivé pour commencer une histoire. Haha! Mais tant mieux, ça m’a permis de commencer ce qui est devenu mon 1er album ! J’ai alors quitté la pub pour faire exclusivement ce que j’aimais : la BD. Je suis entré chez Casterman à la revue « A suivre » pour sa dernière année, où j’ai réalisé Qui a tué l’idiot, mon 2nd album, celui qui m’a fait connaitre. Il a eu plein de prix, dont celui du meilleur album à Angoulême en 1997, et le prix René Goscinny, j’étais lancé.

Enfant, quel lecteur étais-tu et quels étaient tes livres de chevet ? La BD a-t-elle toujours occupé une place de choix ?
Oui, je lisais pas mal de BD, pas encore de romans, à part le « Roman de Renart » que j’avais aimé. J’adorais surtout Lucky Luke, Astérix, Tintin, et vraiment beaucoup Johan et Pirlouit. Ensuite sont venus Pratt, Moebius, Bilal, Tardi…

Devenir auteur de BD, était-ce un rêve de gosse ? Un auteur en particulier a-t-il fait naître ta vocation ?
Je faisais des BD dans des cahiers comme je l’ai dit plus haut. Je fais donc ce métier depuis l’âge de 7 ans !!! Ce qui m’a le plus nourri, marqué, imprégné, c’est Lucky Luke, les scénarios de Goscinny, mais aussi le dessin extraordinaire de Morris. Encore aujourd’hui je trouve ce dessin incroyable, magique, mystérieux, faussement simple, élégant et expressif, indépassable. C’est ce que je préfère à tout.

Je ne me suis jamais vraiment posé la question de la BD en fait, ça me paraissait naturel de faire ça, et mes parents m’ont encouragé. Ils auraient préféré que je sois prof de dessin et fasse des BD à côté, mais bon, ils étaient babacools alors un peu obligés de respecter mes volonté et velléités artistiques…

Gunnar le vampire, recherche de personnages © DumontheuilQuelles sont selon toi les grandes joies et les grandes difficultés du métier ?
La joie c’est l’évasion, un rêve de gosse, créer un paysage imaginaire, des personnages, et exprimer des choses enfouies en soi qui ressurgissent de manière ludique à travers des intrigues, des thématiques, des dialogues et situations. Et par le dessin voir toutes ces idées et situations prendre vie et se réaliser en 2 dimensions… devenir presque réelles.

La difficulté c’est l’angoisse du manque d’inspiration, la précarité, le doute de soi, l’échec, être confronté à ses limites, vouloir les repousser, le manque de temps, l’urgence pour en vivre, le manque de réussite parfois. Il faut accepter qu’il y ait des hauts et des bas dans une carrière artistique ! C’est dur mais ça en vaut la peine.

Tout ça est la rançon de la liberté, que j’ai choisie en connaissance de cause, je savais dans quoi je m’engageais. Une autre chose est à la fois super et difficile : la solitude inhérente à ce travail, le dessinateur est comme un moine copiste, et le travail implique bcp de répétitions, les dessins dans les cases, encore et toujours. C’est plaisant, c’est ce que je voulais, mais parfois cela pèse, on a envie de partir faire du galop dans la pampa plutôt que de scribouiller des petits Mickeys sur sa table toute la journée. Alors on dessine un indien qui fait du galop dans la pampa!

Gunnar le vampire, découpage © DumontheuilQuels sont tes souvenirs de spectateurs ou de lecteur en matière de vampires ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de donner vie à votre vampire ?
Je ne sais pas exactement pourquoi ce mythe m’a toujours plu. Mais je suis quelqu’un de très timide et solitaire à la base, alors le thème d’un personnage un peu maudit qui vit la nuit à l’écart, et se nourrit du sang des gens, ça ne pouvait que me fasciner. Le côté tragiquement grotesque de la condition de ces personnages aussi, je m’y retrouve. L’absurde apparent du postulat de départ, en ce qui concerne les vampires. Et le genre fantastique m’a toujours plu. Il était déjà présent dans mes livres comme « L’enclave », « Big Foot » , « Le roi cassé », « L’ogre amoureux »…

Si vous deviez faire une présentation sommaire de cette créature de la nuit, que diriez- vous ?
Dans ma BD, ce personnage est un vampire qui en a marre de sa condition et même de l’immortalité, il voudrait être comme tout le monde. Je pense que cela correspond chez moi à ce fond très fort de timidité, et du sentiment d’exclusion qui en découle. Même si je suis maintenant très sociable.

Mes BD parlent toutes d’un personnage qui veut comprendre les règles des autres pour s’intégrer, depuis L’enclave, en passant par Qui a tué l’idiot, Big Foot, le Roi cassé, le Landais Volant, L’ogre amoureux, et à présent ce Gunnar de vampire...

L’apparence de Gunnar s’est-elle rapidement imposée ou est-il passé par différents stades avant de revêtir celle que l’on connaît ?
Il y a une référence directe au Film d’Ingmar Bergman « Le septième sceau », avec un chevalier de retour de croisade qui ne croit plus en Dieu tellement il a vu d’horreurs. Je me suis inspiré de l’acteur qui joue ce chevalier : Max Von Sydow.

Sans pour autant le dessiner vraiment, ni faire sa caricature, mais c’était la direction : une physionomie élégante, mélancolique, blessée. Un mélange de charme et d’austérité. J’aime beaucoup cet acteur d’un autre temps. Qui est mort en France il y a quelques années d’ailleurs. Il avait aussi joué l’exorciste dans le film du même nom.
Gunnar le vampire, recherche de personnages © Dumontheuil
Comment naissent tes histoires en général et celle-ci en particulier ? Par l’écriture des personnages principaux ? Par une idée d’histoire ? Par une envie ?
Je ne sais pas comment ça démarre. Souvent une situation avec des personnages, un vague thème, une envie de dessiner cet univers. Et si cette envie et cette situation rencontre des problématiques qui me tiennent à cœur, et correspondent à quelque chose de profond chez moi, alors l’inspiration se déclenche, et j’enfile les scènes. Je comprends plus tard ce que j’ai écrit, en court de route, souvent proche de la fin, qui s’impose alors.

Pour ce vampire, cela fait longtemps que j’avais envie de raconter une histoire qui revisite le mythe, mais je ne savais pas quoi faire, j’avais peur de répéter des choses déjà racontées.

Gunnar le vampire, découpage © DumontheuilComment renouveler ce genre rebattu ? Et puis l’histoire d’un vampire qui voudrait faire le bien pour conjurer sa malédiction, qui est victime des fautes de son père, avec le côté psychanalytique que cela porte, ce vampire qui voudrait redevenir humain, être comme tout le monde, cela a rencontré quelque chose de profond chez moi, un sentiment d’exclusion qui vient de loin, de timidité qui remonte à l’enfance, et à partir de là c’est mon inconscient qui a fait le boulot, qui savait de quoi ça parlait, et qui m’a amené jusqu’au bout. A la fin du scénario, je me suis dis : ah ok, ça parlait de ça ! En gros j’ai encore parlé de moi, haha! Mais il faut faire avec ce qu’on connait le mieux, et au fond, cela concerne tout le monde…

Sans compter le côté dépressif des vampires, qui peut faire échos à des crises dans la vie de tout le monde, ou presque.

Cet album parle aussi (humblement) de dépression, et de comment on en sort peut-être…

Comment abordes-tu un scénario ? Rédaction d’un séquencier ? Découpage précis de l’album planche par planche et case par case ? Est-il susceptible d’évoluer ou ne te lances-tu dans le dessin qu’une fois le scénario parfaitement ficelé ?
Si j’ai l’idée d’une scène je l’écris (à la main, sur du papier d’arbre en bois comme autrefois) à la façon d’un script de cinéma ou d’une pièce de théâtre, avec les dialogues précis et les descriptifs d’action, de décor, etc… puis je passe au découpage/story-board, dessiné, avec tous les cadrages. C’est la mise en scène, le scénario et le montage qui s’élaborent en même temps !

Du synopsis à la planche finalisée, en passant par le rough et l’encrage, comment s’est organisé concrètement ton travail sur l’album ? Quelles furent les différentes étapes de sa réalisation ?
Une fois le découpage entièrement fait, 250 pages à l’origine, j’ai commencé la réalisation des planches définitives. Comme cela m’a pris 2 ans, c’était long, et cela a permis de mûrir le scénario, de couper de choses, d’en rajouter d’autres. Le flash-back avec les jumeaux en Roumanie, les frères Vrokolac, je l’ai rajouté en cours de route en fait. Et j’ai modifié la fin, l’adolescente Evelyne n’était pas enceinte dans le scénario à l’origine. Et dès que j’y ai pensé, cela me paraissait plus fort. Elle voulait être mordue et convertie en vampire, c’est une forme d’avortement non-dit. Je me suis retrouvé au final avec 10 pages de plus.
Gunnar le vampire, jaquette de l'édition limitée, work in progress © Dumontheuil
Quelle étape te procures le plus de plaisir ?
Le découpage-Story board, avec le scénario qui se transforme et prend chair, c’est le top. Ensuite, dessiner me paraît agréable, mais fatiguant aussi, je m’en lasse vite, c’est très répétitif. Ce que j’aime c’est raconter, vivre avec mes personnages, les agiter… J’ai du plaisir à certaines cases, mais pas toutes. C’est Tardi qui disait qu’il en avait marre de dessiner Adèle Blanc-sec qui monte les escaliers de son immeuble!

Serait-il possible, pour une planche donnée, de visualiser ces différentes étapes ?
Il n’y a pas d’étapes spéciales : le découpage est dessiné comme un rough, esquissé (en français), mais très précis dans le cadrage, l’expression des personnages, l’emplacement du texte. Je le refais juste à l’identique, en mieux dessiné, plus lisible, plus clair, mais sans perdre de son expressivité, le dynamisme et la spontanéité du trait…

Tout se fait au découpage en fait. Le dessin de la planche n’est qu’une exécution.

En regardant tes planches, on ne peut qu’être impressionné par les bâtiments qui servent de décor à l’histoire… T’inspires-tu d’édifices existants ou te laisses-tu porter par ton imagination ?
Je regarde des choses, des vieilles pierre, photos, gravures, et après je transforme, je m’arrange. Je prends ce qui me plait, des bouts de ça avec des bouts de ci et refais un décor. Comme des legos. (J’ai jamais eu de legos quand j’étais petit, moi c’étaient les Playmobils !!!)
Gunnar le vampire, jaquette de l'édition limitée, work in progress © Dumontheuil
Le meunier Hurlant était en lavis, pourquoi avoir pour cet album opté pour la couleur ?
C’est du lavis aussi ici, même technique que le Meunier Hurlant. Juste il y a la couleur en renfort derrière, pour l’ambiance, et l’immersion dans des paysages teintés sombres…

A partir de quelles indications la talentueuse Isabelle Merlet a-t-elle travaillé ?
Je lui ai suggéré de s’inspirer des films muets expressionnistes genre » le cabinet du docteur Caligari « ou « Nosferatu », le « Faust » de Murnau, « Le Golem » aussi… films qui étaient colorisés à la main directement sur la pellicule, d’un coup de pinceau-brosse, une seule couleur par séquence: le jour- jaune, nuit-bleue, etc… Des genres de monochromes qui renforcent l’atmosphère et l’impression d’étrangeté. Au début elle rechignait un peu Isabelle, elle ne voyait pas ce qu’il fallait faire, ça la bridait, mais ça n’a pas duré longtemps : dès qu’elle a eu le déclic, après on ne l’arrêtait plus, ça l’a beaucoup inspirée je crois.

Ce qu’elle a fait est génial. (C’est mon avis et je le partage)

Et tu as bien raison smiley...
Dans quelle ambiance sonore travailles-tu généralement ? Silence monacal ? Musique de circonstances ? Podcast ?

Pour le scénario c’est chez moi tranquille, dans le silence, entouré de livres, internet pas trop loin.

Sinon dès que je dessine c’est en atelier avec d’autres, et là ça peut être calme comme animé, discussion, musique, cris…engueulades, bâtons… Le tout est de rester concentré bien sûr.
Gunnar le vampire, jaquette de l'édition limitée, work in progress © Dumontheuil
Comment as-tu composé l’élégante couverture de l’album ? En a-t-il existé plusieurs versions avant que celle-ci ne s’impose ?
J’avais proposé une 1ère version très simple de la couverture : le héros en transformation vampire, les bras-ailes levés, la tête renversée qui montre ses dents. Je voulais ça comme couverture. Mais finalement, ce dessin est devenu le frontispice dans la version luxe tirée à 1300 exemplaires. La vraie couv a été finalement inspirée par une case de l’album, au début. Je trouvais plus rigolo et mystérieux de mettre le héros baigné de lumière, ce qui est paradoxal pour un vampire, et donc rien ne dit qu’il l’est sur l’image. Seul le titre l’indique.

Et au final l’image est moins dure et plus accueillante que mon vampire ailé en gros plan qui montres ses dents.

L’immortalité, c’est un truc qui te brancherait ?
Je crois que la BD répond parfaitement à la question. On répond « oui » si on ne réfléchit pas …

En tant que créateur, comment vis-tu l’arrivée de l’IA générative que les gouvernements et les entreprises de la tech cherchent à nous imposer ?
Je suis totalement consterné. Une raison de plus pour se réjouir de ne pas être immortel.

Gunnar le vampire, jaquette de l'édition limitée, version finalisée © Dumontheuil

Aurais-tu une anecdote à nous raconter relative à la création de cet album ?
Il doit tout à ce film des 70s: « sur un arbre perché » avec Louis de Funès, qui m’a traumatisé quand j’avais 6 ans. (de Funès prend un auto-stoppeur qui s’avère être un vampire, la voiture dérape d’une falaise et ils passent la nuit dans la voiture perchée sur un arbre! Quel Pitch! La trouille de ma vie… mon deuxième film d’horreur après Blanche-Neige. Oui, mes parents babacools m’emmenaient voir des films d’horreur à 6 ans!!!)


Damned, je ne me souviens plus d’un Vampire dans ce film, vu il y a fort longtemps il est vrai... il faudra que je m’y replonge... smiley

Peux-tu en quelques mots nous parler de tes projets présents et à venir ?

Je suis en train de faire le découpage d’un western, un one shot inspiré d’un roman. (J’en dis pas plus car ce n’est pas signé encore, bien qu’en bonne voie). Un mélodrame western, très sombre et crépusculaire, avec peu d’humour pour une fois. Un peu ironique et absurde au final, quand même…


Gunnar le vampire, dédicace © DumontheuilTous médias confondus, quels sont tes derniers coups de cœur ?
Au cinéma : « Agent secret » (superbe film brésilien), Eddington (portrait au vitriol de l’Amérique actuelle), « Sinners » (film dans le bayou avec du blues et des vampires!), « l’accident de piano » de Dupieux, « Syrat » (ce film physique et métaphysique)…

En BD : « l’illusion magnifique » de Alessandro Tota, « Rust River city » (BD déjantée hyper drôle de Joe Daly à L’Association), les westerns de « la femme à l’étoile » et « Billy Lavigne » de Anthony Pastor, Rebetissa de Prudhomme…

Roman: J’ai été bouleversé par la lecture des 3 premiers livres de Edouard Louis, en commençant par « pour en finir avec Eddy Bellegueule. ». (Quelle intelligence, quelle finesse, quel courage!). Je fais une pause mais je vais continuer.


Y a-t-il une question que je n’ai pas posée et à laquelle tu souhaiterais néanmoins répondre ?
Je vais peut-être pas m’en rajouter. Ça ressemblerait à quelqu’un qui se pose à lui-même des questions. Comme disait ma grand-mère: « tu t’écoutes trop! »!



Pour finir et afin de mieux te connaître, un petit portrait chinois à la sauce imaginaire…

Si tu étais…

Gunnar le vampire, dédicace © Dumontheuil
un personnage de BD : RANTANPLAN
un vampire célèbre : Roland Topor
une chanson : « le lundi je mendie » de Bobby Lapointe
un instrument de musique : le piano
un jeu de société : le bilboquet
une découverte scientifique : les croutes de genoux.
une recette culinaire : les patates à l’ail.
une pâtisserie : Le 3 mille feuilles
une ville : Limoges
une qualité : le culot
un défaut : le culot
un monument : le gouffre de Padirac
une boisson : le whisky tourbé ou la soupe à l’oignon (j’hésite)
un proverbe : j’en profite pour citer un proverbe Cheyenne (authentique): « qui ne nait pas 2 fois marchera toute sa vie dans les mocassins de son père. » (c’est en rapport avec Gunnar je crois, qui nait 2 fois, et se libère ainsi de la malédiction de son père).

Un dernier mot pour la postérité ?
Et voilà.

Un grand merci pour le temps que tu nous as accordé !
C’est mérité.

Le Korrigan