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acquittement requis pour l'assassin Poupou
on achève bien les cons

BRUXELLES (AFP) - Le procureur de la Cour d'appel de Bruxelles a requis jeudi l'acquittement pour un homme accusé de l'enlèvement et de l'"élimination physique" d'un caniche répondant au nom de Poupou, dont le sort avait défrayé la chronique en Belgique fin 1999.

Le journal populaire La Dernière-Heure avait consacré à l'époque plusieurs de ses unes à Poupou et à la détresse de sa propriétaire, Yvonne Jacobs, forgeant même le néologisme "dog-napping" pour décrire ce type de crime jusque-là inédit dans le royaume.

Yvonne Jacobs avait été agressée, plaquée au sol et son chien lui avait été arraché, en pleine rue à Schaerbeek, dans l'agglomération bruxelloise, un matin de décembre 1999. Une demande de rançon lui avait été adressée, mais le caniche blanc de quatre ans et demi avait été découvert sans vie quatre jours plus tard.

Le procureur général Bernard Dauchot a estimé jeudi que les preuves à l'encontre de l'accusé, le Tunisien Chams-Eddine Djeridi (37 ans), "faisaient défaut".

Les avocats de Mme Jacobs ont souligné pour leur part qu'un témoin anonyme avait relevé le numéro de la plaque d'immatriculation du véhicule ayant enlevé Poupou et que celui-ci correspondait à la voiture de la mère de M. Djeridi.

En fait, selon les avocats de la plaignante, un "contrat" avait été placé sur la tête de Poupou, M. Djeridi ayant agi pour le compte d'un ancien commissaire de police que Mme Jacobs avait un temps désigné comme son bénéficiaire testamentaire avant de changer d'avis.

En première instance, Chams-Eddine Djeridi avait été acquitté. La cour d'appel de Bruxelles a mis son jugement en délibéré au 25 novembre.
Le Korrigan