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Le Troisième Testament
On choisit pas sa famille...



Chapitre 1


L’homme rentra dans l’ouverture sombre qui s’ouvrait devant lui… des miasmes putrides lui arrivaient au nez, comme autant de fumets de pourriture qui menaçait à chaque seconde plus dangereusement ses capacités olfactives. Avancé d’une bonne cinquantaine de mètres dans la gueule béante, il s’essaya à un timide : « Hého ? ». En guise de réponse, une flèche siffla à son oreille et vint s’écraser contre le mur en pierre brute à sa gauche. L’homme eut un mouvement de recul et vit une silhouette difforme et cornue sortir d’une ouverture étroite à sa droite. Cette dernière tenait à la main un arc fait d’ossements.
- « Je vous attendais depuis longtemps… » siffla la créature à l’homme en face d’elle.

Pour seule réponse, l’homme poussa un soupir fatigué.
- « Vous ne pourriez pas dire à votre patron que cette méthode commence sérieusement à me courir sur le système ? Ce n’est vraiment pas agréable de livrer le courrier dans de telles conditions… »
- « Et à qui le dites-vous ? », répondit la créature, « Faire peur systématiquement de la même manière à la même personne toute les semaines, ça devient lassant, même pour un diablotin… Mais que voulez-vous ? Même le grand Satan à ses petites manies… Ca lui fait tellement plaisir de faire les choses dans les formes comme il dit lui-même…»
- « Je veux bien comprendre, mais vous avez de la chance que je sois ouvert d’esprit… Comment vous ferez quand je partirais en vacances cet été ? »
- « Je crois que nous serons bien obligés de nos débrouiller, hélas… Bon, vous avez du nouveau pour Lui ? »
- « Un recommandé… vous signez ? »
- « bien sûr… Il ne se déplace pas pour ce genre de choses… Lui, ce serait plutôt le style grandes hécatombes et apocalypses à répétition, vous voyez ? »
- « Pas quelqu’un de très facile à vivre quoi… Mince, le temps presse et je n’ai pas vu l’heure avec toutes ces singeries… Pardonnez-vous… Bonne journée à vous et à Lui aussi tant qu’à faire… »
- « L’Enfer soit avec vous monsieur… »

L’employé des PTT rajusta sa casquette et partis vers l’entrée de la grotte. Le diablotin, les lettres pour Satan dans les mains, repartis dans l’ouverture étroite par laquelle il était arrivé.
- « Un recommandé ? Ce n’est pas vraiment l’habitude des cultes sataniques de supplier le Maître par écrit en demandant une preuve de réception… »



Chapitre 2


Comme tous les jours, Satan soupirait devant l’œil du Démon, ce gigantesque objet magique qui lui permettait de surveiller ses serviteurs à l’œuvre sur Terre… Mais en fait de serviteurs, il ne restait guère plus que quelques diablotins et quelques grands prêtres satanistes sur Terre… Rien de bien folichon…Et Satan s’emmerdait ferme… Il avait cru que la révolution des Lumières, avec son anticléricalisme, allait enfin ouvrir SON tour de jeu… plus de 10 000 ans ! Voilà plus de 10 000 ans qu’il attendait de pouvoir jouer… A ça, le Vieux Barbu l’avait bien attrapé quand, il y a 100 siècles, il lui avait proposé une partie d’échec à l’échelle mondiale ! Mais le vieux grigoux n’avait pas fixé le temps de chaque tour… Et ça faisait quand même longtemps maintenant que Dieu avait les dés dans la main… Il avait même eut le temps d’utiliser un joker : cet arriviste de Jésus. Et depuis plusieurs décennies, Satan s’emmerdait.

Le diablotin arriva dans la vaste pièce richement décorée de motifs aussi étranges que terrifiants – que, soit dit en passant, Satan trouvait très joli – et tendis à son Maître le courrier du matin.
- « Le courrier du matin patron… Il faudra que je vous touche deux mots à propos du facteur un de ces quatre. »
- « Plus tard, plus tard… je suis fatigué… »
Le diablotin se retira en effectuant une révérence aussi hypocrite que compliquée.

Une magnifique démone arriva d’une pièce adjacente et s’approcha de Satan, un sourire taquin aux lèvres.
- « Et bien Lulu ? On n’a pas le moral ce matin ? »
- « Lilith, tu sais très bien que j’ai horreur que l’on m’appelle Lulu… soit c’est Lucifer, soit c’est Satan, mais pas Lulu… Tu peux aussi m’appeler Votre Ténébreuse Grandeur si tu te sens d’attaque… »
- « Rêves toujours Lulu… »
- « Hélas oui je rêve… je rêve à l’époque reculée où les hommes tremblaient rien qu’à l’annonce de mon nom… Aujourd’hui, on donne bien mon patronyme à une boisson alcoolisée d’un goût douteux… »
- « Bon, d’accord, t’as pas le moral du tout… Et si tu ouvrais ton courrier ? Ca te changera peut-être les idées ? »
- « Bof, avec un peu de chance, ça va encore être les Dieux Anciens qui me demandent des majorations sur les frais de location de l’Enfer pour le XX° siècle. Il faudra que je relise le contrat de location mais je ne suis pas certains qu’ils soient propriétaires de l’endroit pour la simple raison qu’ils y sont arrivés avant ! »
- « A moins que les Dieux Anciens envoient des recommandés, je crois que tu vas avoir du nouveau… »

A ces mots, Satan leva l’oreille.
- « Un recommandé ? Pour moi ? De qui ? »
- « Ca a été envoyé du Paradis… Peut-être le Vieux pour t’annoncer que c’est ton tour ! »
Satan courut sur l’enveloppe et l’arracha brutalement des mains de Lilith. Il l’ouvrit en vitesse et lut les quelques mots. Puis il s’effondra littéralement dans un fauteuil.

- « Et bien ? Mauvaise nouvelle ? », tenta Lilith.
- « Je ne sais pas trop… C’est un faire-part de décès… »
- « De décès ? De qui ? Et pourquoi te prévient-on ? »
- « C’est Papa qui est mort… »
- « Papa ? Comme… Papa ? TON Papa ??? »
- « Le mien et celui de tous les êtres existants… le Vieux a passé l’arme à gauche apparemment… »
- « Mais c’est merveilleux mon chéri ! Enfin, notre tour est venu ! Nous allons pouvoir régner sur Terre ! »
- « Euuuuh, y’a un mais… »
- « Un quoi ? »
- « Un mais… il y a une convocation avec le faire-part… attends, je te la lis… Les Dieux Anciens s’associent à votre douleur et vous font part de leurs sincères condoléances – J’aurais dû faire appel à eux pour le coup du serpent à la Genèse… plus faux jeton, tu meurs – Pour respecter au mieux les dernières volontés de feu votre Père, nous allons diviser la Création entre ses enfants. Cependant, compte tenu du nombre importants de ceux-ci, Dieu a décidé dense transmettre son héritage qu’à ses deux enfants les plus grands : Vous et votre frère. Nous vous prions de bien vouloir être présent dans une semaine… gnagnagna… »
- « Hériter de la Création ? Mais c’est ridicule ! », protesta Lilith…
- « Oui, et ça ressemble bien à sa dernière farce… j’ai toujours su qu’il avait un humour douteux… »
- « Mais si toi et ton frère allez héritez, ça voudra dire que… »
- « Que ce faux cul d’Emmanuel sera aussi là chez le not… chez les Dieux Anciens… »


Chapitre 3


Ca faisait longtemps maintenant que Saint Pierre s’occupait de l’entrée du Paradis… Certes, ce travail s’apparentait fort à un job d’employé de péage – où le prix se révélait néanmoins plutôt élevé après coup – mais il le remplissait consciencieusement depuis près de 2000 ans… Après tout, il était bien payé et ce n’était pas exténuant.

Ce jour-ci, il n’avait pas eu grand monde… Il sentait qu’il s’agissait de l’un de ces jours d’exception où presque aucun homme ne meurt… Il commençait à se préparer un café quand il vit arriver un couple étrange. L’homme et la femme étaient vêtus d’habits ressemblant vaguement à des habits du Dimanche mais les tons rouges et noirs étaient omniprésents.

- « Vous venez pour quoi ? »
- « Je suppose que nous sommes un peu en retard pour l’enterrement ? », demanda l’homme…
Pierre partis d’un rire franc… C’était la meilleure blague qu’on lui avait faite depuis des siècles !
- « Vous êtes un petit comique, hein ? J’aime bien les gens qui ont de l’humour… Vous vous appelez comment ? »
- « Et bien Pierre, tu ne me reconnais pas ? », murmura l’homme avec un sourire en coin…
- « Vous reconnaître ? Non, je ne crois pas vous connaître… »
- « Tu es certains de ne pas me reconnaître ? », répéta l’homme, cette fois avec un sourire franchement amusé.
- « Je le saurais si je vous connaissais ! Non, je ne vois vraiment pas qui vous êtes ! »
- « Voyons Pierre, fais un effort ! Tu ne me reconnais pas ? » lança l’homme, à la limite de l’hilarité.
- « Mais nom de nom, je vous ai déjà répondu deux fois !!! », répondit Pierre, agacé, « Pour le troisième fois monsieur, je ne vous connais pas ! »
- « Cocoricooooo ! », lança la jeune femme qui accompagnait l’homme puis le couple eut un fou rire atroce.

- « Décidemment, tu dois vraiment souffrir d’amnésie chronique Pierrot, ou alors tu le fais exprès ! » lança une silhouette au niveau de la Porte du Paradis. Elle avait six magnifiques paires d’ailes blanches et était vêtue d’un habit de lumière.
- « Seigneur ?! Mais je vous jure que je ne le fais pas exprès ! » gémit un Saint Pierre, aux limites des larmes.
- « Frangin, quand tu auras arrêté de jouer avec le personnel, tu pourras te permettre d’entrer je te prie… » lança l’ange aux deux arrivants encore dans leur fou rire.
- « Frangin ? », répéta Pierre, de plus en plus perdu…
- « Ah oui, c’est vrai que tu n’as pas été tenté toi… », dit Jésus en soupirant, « tu as devant toi Lucifer, aussi appelé Satan, le Prince des Ténèbres et le Seigneur des Enfers, le Basileus du Mal… »
- « Satan ? Mais… Mais… Mais… Mais ce n’est pas un ennemis ? On devrait pas le… ? Enfin, ch’ais pas moi, le combattre avec des grandes lances, les sceaux brisés et tout ça plutôt que de l’inviter à un brunch en plein cœur du Royaume de Dieu ? », pleura Saint Pierre, prêt à flancher d’un moment à un autre dans l’hystérie…
- « Je t’expliquerais tout ça plus tard Pierrot… entre temps, ça te dirais pas de jolies vacances aux Paradis Tropical ? Tu me parais un peu surmené… je vais te faire remplacer par Saint François… », puis, se tournant vers Satan, « Bon, Lulu, tu rentres ? »


Chapitre 4


Le premier pas de Satan au Paradis lui rappela une somme de souvenirs… Après tout, il y a avait habité si longtemps avant de quitter le nid familial pour commencer le jeu contre son père… Bien sûr, maintenant c’est Emmanuel qui se croyait chez lui, mais Satan espérait bien que son père allait rétablir un peu l’équilibre…
Satan tenta de nouer la conversation…
- « Alors petit frère, comment ça va depuis… euuuh, depuis que… »
- « Depuis que les humains m’ont accroché comme un vulgaire tableau de chasse ? »
- « En fait, oui… » répondit Satan, en se souvenant d’un des meilleurs moment de son existence.
- « bof, c’est très répétitif ici… on accueille, on béni, on se prépare à ressusciter… Ca n’a rien de bien folichon… »
- « Te plains pas, toi au moins on te remercie pour ton job. Moi j’accueille, je maudis et je me prépare à damner et tout le monde m’en veut ! »
- « Faut tout de même avouer que ta propriété n’est pas vraiment du style agréable, ni raffiné… »
- « Essaye donc de me parler de raffinement avec ton Club Med céleste ! » répondis Satan, vexé.

Pendant que les deux êtres divins se chamaillaient, Lilith suivait en silence, légèrement amusée. Puis elle aperçu un homme marchant dans les jardins du Paradis et elle se précipita sur Satan.
- « Lulu, il serait extrêmement appréciable que nous quittions ce jardin au plus vite ! »
- « Lulu ? » répéta Emmanuel, amusé.
- « Toi, la ferme ! », lui rétorqua Satan, « Et pourquoi veux-tu que nous quittions ce jardin ? »
- « J’ai vu, comme qui dirait, mon ex… »
- « Ton quoi ? » lâchèrent ensemble Satan et Emmanuel.

A ce moment, l’homme, un barbu de petite taille comparée aux deux frères, s’approcha du groupe.
- « Seigneur Fils de Dieu, content de vous voir ici, j’avais justement une question à vous poser et… Lilith ??? »
- « Euh, b’jour Adam, comment ça va ? »
- « Mais qu’est-ce que tu fais ici ? Je te croyais maudite ? Et qui est cet homme avec toi ? »
- « C’est mon nouveau copain… tu croyais quand même pas que toi tu allais pouvoir refaire ta vie avec cette petite garce d’Eve et que moi j’allais rentrer au couvent, non ? »
- « Et je pourrais savoir le nom de ce monsieur ? » répondit Adam, visiblement énervé.
- « Il s’appelle… euuuuh, Satan… » murmura Lilith, craignant la réaction d’Adam.
- « Bof, ‘connais pas… »
Les trois autres regardèrent Adam avec de grands yeux.
- « Tu ne connais pas Satan ? » lui demanda Emmanuel, interloqué.
- « Ben non, je devrais ? » répondit Adam.
- « Attends », intervint Satan, « il se souvient peut-être de moi autrement… »
Satan se racla la gorge et partit d’une voix sifflante et sinueuse.
- « un petit jusssssss de pomme sssss ? »

Les services psychiatriques du Paradis partirent, emmenant avec eux un Adam au bord de la crise de nerf. Lilith était franchement gênée mais Satan riait aux éclats.
- « Bon ? Tu comptes massacrer tous les habitants du Paradis ? » le gronda Emmanuel.
- « A plus ou moins long terme, oui… », bégaya Satan en essayant de se calmer.
- « Saint Pierre puis Adam ! Encore heureux que j’ai envoyé Maman en vacances à Lourdes ! »


Chapitre 5


Emmanuel emmena le couple infernal dans les méandres du Paradis. Satan dispensait de petites farces innocentes à grand renfort de terrorisation d’angelot et de perversion de saints. Emmanuel était gêné comme il ne l’avait pas été depuis longtemps.
- « C’est la dernière fois que je l’invite au Paradis lui… » pensa-t-il.

Au bout de nombreux couloirs tous très bien éclairés par les âmes éclairées des mortels qui s’emmerdaient sec, certes, mais en odeur de sainteté, le petit groupe arriva à une grande porte derrière laquelle se tenaient trois hommes en costume. Satan reconnu très distinctement Osiris, Odin et Zeus.
- « Je suppose que ce sont eux les notaires désignés ? » soupira-t-il.
- « Très juste ! Osiris sera mon avoué, Odin le tien et Zeus sera greffier de cette succession. »
- « Zeus ? » s’étonna Satan. Il se souvenait plus du dieu de la foudre comme un flemmard à moitié alcoolique avachis dans les coussins de son Elyseum, à boire son ambroisie.
- « C’est que… Mâât a eu un empêchement et Zeus est le seul qui s’est porté volontaire. » expliqua Osiris.
Odin en profita pour se justifier :
- « Y’avait rien de bien à regarder sur Terre… ».
Satan sentit que la réunion n’était pas prête de se terminer…

Quand les notaires furent tous sortis de la pièce, Emmanuel pris sa clef et ferma la lourde porte en chêne massif.
- « Bon, Lucifer, si tu veux aller dormir, je t’ai fais préparer une chambre dans le quartier des Séraphins. Sinon, essaye de ne pas mettre le Paradis sans dessus dessous pendant mon sommeil… »
Sur ce, il partit, laissant Satan seul avec Lilith. Cette dernière n’avait pas tenu les 28 jours qu’avait duré la séance. Elle était partie se coucher dans au 17° jour et était revenue juste pour la fin.
- « Alors mon cœur ? Comment ça c’est passé ? »
- « La succession ? Plutôt bien… il faut aussi dire que voir Zeus, complètement fait, demandant à Emmanuel d’épeler son nom, et ce 19 fois de suite, ça met tout de suite une ambiance festive !
- « Et pour ce qui est du testament ? »
- « C’est plus ou moins ce que je m’imaginais… le vieux grigou nous a bien entubé mon frère et moi. Ca a l’air avantageux comme ça mais en fait, pas tellement… »
- « Tu pourrais préciser s’il te plait ? » demanda Lilith, impatiente.
- « J’ai maintenant la pleine propriété de l’Enfer et Emmanuel du Paradis… »
- « Ben c’est bon ça !? »
- « Oui, sauf que la Terre entière a été cédé aux Dieux Anciens… »
- « Mince… ça veut dire qu’on ne retournera jamais là-bas ? »
- « Je crois pas… mais bon, je vais essayer de m’arranger. Après tout, il doit bien y avoir un compromis à faire avec les Anciens, non ? »


Chapitre 6


La journée était belle… tout commençait bien. Cela faisait près d’un an que Dieu le Père avait passé l’arme à gauche et une semaine que la succession avait été rendue. C’est vrai qu’il pensait qu’il allait être un peu plus avantagé par le testament, mais Emmanuel était satisfait par les clauses de ce dernier. L’enfer ne lui plaisait pas trop (trop chaud) et la Terre continuait de l’adorer alors qu’elle ne cessait d’oublier son frère Lucifer. Il se dit qu’une petite ballade dans les jardins du Vatican allait le mettre de bonne humeur.

C’est ainsi qu’il s’incarna encore une fois parmi les hommes. Sauf que cette fois, il ne voulait que faire une ballade, pas convertir 6 milliards de personnes. Il se conçut un corps adulte, discret et fonctionnel et arriva directement dans le jardin principal.
Après quelques heures à flâner entre les arbres et les plantes harmonieuses tout en étant salué respectueusement de part et d’autre (il avait pris les traits d’un cardinal respecté. Tant qu’à faire, quand on a le choix, mieux vaut choisir le meilleur), Emmanuel trouva un endroit au frais sous les larges branches d’un saule et se posa. Il était en train de regarder paresseusement les ecclésiastiques de passage quand il remarqua une face malheureusement bien connue.
- « Lucifer ? Mais qu’est-ce que tu fais là ? » demanda Emmanuel, horrifié, à son frère.
- « Et bien, je fais juste la visite des lieux, pourquoi ? »
- « La quoi ??? »

C’est ce moment que choisit Anubis pour débarquer derrière les deux hommes.
- « Alors monsieur Lucifer ? Le domaine vous plait ? »
- « Plutôt, oui… », lança Lucifer en regardant Emmanuel d’un regard méchant. « Et je pourrais emménager quand ? »
- « Dès l’année prochaine monsieur. Nous nous chargerons nous-même de déplacer l’Eglise grâce à un scandale ou une guerre bien placée. »
- « Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ??? » explosa Emmanuel, furieux. « Cet endroit est le siège de l’Eglise depuis près de 2000 ans et c’est un territoire saint ! »
- « Certes monsieur, » répliqua Anubis, « mais le testament de votre père précisait que tout endroit sur Terre appartenait désormais aux Dieux Anciens. Votre frère ayant été le premier à demander, c’est à lui que revient désormais la location du Vatican. »
Emmanuel lança un regard noir à Satan. Celui-ci fit mine d’avoir peur puis éclata d’un rire léger.

- « Oh et j’allais oublier ! » lança Satan à Anubis en regardant Emmanuel d’un œil amusé, « Réservez-moi aussi le domaine d’Israël ! Cela fait longtemps que je voulais y retourner ! »
archiviste


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