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Première saison, partie 1
Le donjon de Naheulbeuk


Fiche descriptive

Humour

Le donjon de Naheulbeuk

Tome 1

Marion Poinsot

John Lang

Clair de Lune

03/2005

48 pages

Chronique
Première saison, partie 1
Le Barbare passe devant...

'Bon, alors, vous en avez marre des trucs sérieux ? Des héros héroiques ? Des compagnies propres sur elles ? Alors voici l'histoire d'un groupe d'aventuriers pas comme les autres...Entrez avec eux dans le Donjon de Naheulbeuk à la recherche de la dernière statuette de Gladeulfeurha qui permettra l'accomplissement de la Prophétie !'
un bon album !


Le Barbare passe devant...
Si vous ne connaissez pas encore le « Donjon de Naheulbeuk », découvert sur le site Pen of Chaos, c’est alors que vous n’êtes pas vraiment rôliste, ou que vous avez tellement bien réussi votre jet de sauvegarde que vous êtes passé à côté d’une des caricatures les plus exemplaires et tordantes de ce grand ancien parmi les jeux de rôles auxquels nous devons les joueurs que nous sommes devenus aujourd’hui (glurp…).

Au départ, ladite œuvre n’existait que sous format audio, et mettait en scène un groupe d’aventuriers D&Desques aux prises avec les dangers d’un donjon parmi les plus fameux de leur monde. Tout y passe, depuis le millimétrage des salles jusqu’au dépouillement systématique de toutes les victimes de nos héros… La course aux XPs, le role-playing théâtral (T’es niveau combien ? T’as combien en TAC0 ? Qui c’est qu’à la compétence ? Etc.), tout y est mouliné à la hache d’un humour irrésistible quand on sait de quoi on parle…
Les héros, quant à eux, n’étaient jusqu’à maintenant que des classes de personnages et des voix retravaillées par ordinateur pour les rendre bidonnantes.

Nous étions des milliers à vouloir entendre la suite des aventures des héros de Naheulbeuk à chaque fois…et on s’est bien marrés.

Il était donc tout naturel qu’un éditeur (fut-il créé pour l’occasion) exploite la fibre bédéistique des rôlistes, pour suivre le filon de la mine du donjon.

Qu’en résulte-t-il ?
Pour le non-rôliste, difficile à dire. C’est amusant, mais on n’y pige que dalle.
Pour nous autres (p’tain on dirait qu’on fait partie d’une secte…), ça rappelle quelques parties. Mais l’on n’y perd tout ce qui faisait le charme de la version originale ; à savoir : les voix et le ton.

On comprend bien que nous avions suffisamment d’imagination pour ne pas avoir besoin d’un support visuel, même si le style graphique de Marion Poinsot est plutôt réussi, et sert avec délice les facéties de nos anti-héros caricaturés à l’extrême. La mise en couleur est, elle, pleine de peps.
Par contre, les dialogues sont assez proches de ceux de la version audio, et l’auteur John Lang aurait peut-être pu les modifier un peu plus pour qu’ils conviennent mieux au support.
Pi c’est vrai que ça a un air de déjà-vu…

J’ai l’impression de « backstaber » un vieux copain, mais je crois vraiment que si « Le Donjon de Naheulbeuk » est un monument du milieu rôlistique (p’tain on dirait qu’on fait partie d’une mafia…), sa version BD n’est pas indispensable pour se payer une bonne tranche de rire, grillée à la Sainte Lame +5.
Fiez vous plutôt à vos oreilles…
Keenethic



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