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Jamaica
Jamaica


Fiche descriptive

Jeux familial

Gameworks

Bruno Cathala, Malcolm Braff, Sébastien Pauchon

2 à 6

60 mn

2007

Chronique

Dans Jamaïca, les joueurs incarnent des pirates au cours d’une course de navire organisée par Henry Morgan, gouverneur de Jamaïque et ancien pirate.


Mise en place

Chaque joueur prend un navire, un set de carte et une plaque figurant les 5 cales de son navire. Dans l’une des cales, il place 3 doublons et 3 tuiles nourriture dans une autre.
Chacun place son navire sur la case « Port Royal » et tire les trois premières cartes de son set.
Un pion trésor est placé sur chaque repaire pirate.


Déroulement

Le joueur dont c’est le tour lance les deux dés et choisit l’ordre dans lequel il les pose sur la boîte de navigation.
Chaque joueur sélectionne alors une carte parmi les trois qui constituent sa main.
Tour à tour, chaque joueur, à commencer par le capitaine, dévoile sa carte et effectue l’action du matin (associée au premier dé) puis l’action du soir (associée au second).


S’il ne possède plus d’emplacement libre, le joueur doit vider l’une de ses cales contenant des tuiles différentes de celles engrangées :


Coût des cases :Le joueur doit s’acquitter du coût de la case d’arrivée : en doublon sur une case port (le montant est indiqué sur le port), en nourriture sur une case maritime (en fonction du nombre de losanges). Les cases repaires pirates sont gratuites. Sur ces dernières, le joueur peut en outre gagner des cartes trésor (objets, bonus ou malus) si un jeton trésor est encore présent sur la case.
S’il ne peut s’acquitter du coût de la case, le joueur paye ce qu’il est en mesure de payer et recule jusqu’à une case dont il peut acquitter le coût.


Abordage !

S’il termine un déplacement sur la même case qu’un navire adverse, il y a alors combat. Le joueur choisit le nombre de jetons de poudre qu’il désire investir puis ajoute à ce nombre le résultat du dé de combat. L’adversaire peut s’il le désire investir des jetons de poudre et ajouter leur nombre au dé de combat.

En cas d’égalité, rien ne se passe. Si un joueur l’emporte, il peut au choix :
Prendre le contenu d’une de ses cales
Lui donner une carte trésor
Lui dérober une carte trésor


Fin du jeu

Le jeu prend fin lorsqu’un joueur franchit la ligne d’arrivée. Chacun ajoute alors au score indiqué sur la case occupée par son bateau le nombre de doublons en sa possession, le tout ajusté par les cartes trésor (bonus ou malus).

Le joueur ayant le plus grand score emporte la partie…


un chef d'oeuvre!


A l'abordage moussaillons!
Jamaica possède tout d’abord un plumage exceptionnel…Le premier regard suffit à s’en convaincre : le boîtage est d’une rare élégance. Le couvercle soulevé, vous avez devant vous un coffre empli de doublons, illustration qui ne sert rigoureusement à rien sinon à renforcer la beauté de l’objet… Les règles sont à la fois claires et joliment présentées : le joueur passe de rubrique en rubrique qui sont autant d’îles représentées sur une grande carte peu pratique mais tellement jolie! Les bateaux en résine sont superbes, de même que les jetons. Mais ce qui est renversant, c’est l’extrême beauté hallucinante (n’ayons pas peur des mots) des illustrations de Mathieu Leyssenne…Cet dessinateur possède un certain talent, je dirais même plus, un talent certain. On se perd dans ses dessins d’une rare précision. Quand à la mise en couleur, elle est tout bonnement sublime. On se prend à rêver qu’il dessine un jour une BD tant ses dessins sont époustouflants, mais je m’égare…
Ajoutons à cela une boîte très bien pensées pour ranger tout ce superbe matériel et vous obtenez l’un plu beaux objets ludiques…

Si le ramage est à la hauteur du plumage, Jamaica serait est une perle ludique franchement exceptionnelle… Et autant le dire tout de suite, c’est le cas!

Le système de jeu est d’une limpidité déconcertante. Les trois auteurs (Bruno Cathala, Malcolm Braff, Sébastien Pauchon, rien que ça) ont su créer un jeu familial où le hasard est certes très présent mais avec une mécanique très élégante qui le rend captivant. Le choix de l’ordre des dés par le capitaine ainsi que le choix de la carte fonction de ce choix et du lancer est une trouvaille particulièrement judicieuse.
Les combats sont simples mais efficaces, les pouvoirs des quatre cartes trésor sont intéressants sans pour autant être déterminants. On sent que le jeu a fait l’objet de tests car l’ensemble est parfaitement équilibré.

Les parties sont animés et pleines de surprises. A noter qu’une variante (elle aussi fort bien pensée) permet de simuler un vaisseau fantôme au déplacement fort subtil qui rend les parties à deux joueurs fort sympathique sans dénaturer le jeu…

Jamaica est un jeu familial par excellence : le hasard est présent mais subtilement maîtrisable, les stratégies diverses, el jeu somptueux et les parties animées… Un excellent jeu donc ! Une seule ombre au tableau : ce jeu a été conçu et réalisé pour le compte d'une société d'assurance suisse qui l’offre à ses clients. Si les suisses peuvent se le procurer auprès de l’assurance, celle-ci n’assure pas les envois à l’étranger… Mais il se murmure qu’elle accepterait d’en envoyer à des magasins commandant par lots… L’espoir subsiste donc de trouver le jeu dans vos boutiques préférées! C’est en tous cas tout le mal qu’on lui souhaite!
Le Korrigan




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Inspiration jeux de rôle

Cette fiche n' est référencée comme inspi pour aucun jeux de rôle.