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Je suis une légende
Je suis une légende


Fiche descriptive

Science-Fiction

Francis Lawrence

Will Smith, Alice Braga, Charlie Tahan ...

19 décembre 2007

1h40

Chroniques

Robert Neville était un savant de haut niveau et de réputation mondiale, mais il en aurait fallu plus pour stopper les ravages de cet incurable et terrifiant virus d'origine humaine. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd'hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre... Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d'autres survivants. Nul n'a encore répondu.

Mais Neville n'est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne - on les appelle les "Infectés" - rôdent dans les ténèbres... observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l'ultime espoir de l'humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang.
Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à sa fin...
un bon film !


appauvrissement de l'oeuvre
Adapté du chef d’œuvre éponyme de Richard Matheson, le nouveau film de Francis Lawrence s’annonçait prometteur, surtout au regard de son précédent film, l’étrange mais envoûtant Constantine.
Ecrit en 1954, ce roman le roman d’anticipation avait déjà fait l’objet d’une adaptation en 1964.Et il est vrai que ce roman qui laisse un souvenir très particulier après lecture possède un potentiel plus qu’intéressant.

Force est de reconnaître que la vision d’un New York déserté de ses habitants, envahi par la végétation et où la nature reprend peu à peu ses droits est des plus réussies. La première partie du film est sans nul doute la plus réussie, par cette ambiance si particulière que les images et les plans très fluides distillent. Le travail réalisé est pour le moins époustouflant.
Pourtant, bien que l’acteur principal (presque el seul) soit des plus convaincant, la seconde moitié du film laisse quelque peu le spectateur sur sa faim. On glisse trop sur la folie qui ronge le personnage. Sa reconstitution d’une vie sociale fantasmée aurait méritée d’être développée plus soigneusement et la fin du film laisse la désagréable impression d’avoir été quelque peu bâclée. L’happy-end finale et par trop hollywoodienne fait quelque peu tâche…

La puissance du récit originel est grandement atténuée dans cette adaptation. Certes, les scénaristes ont tenté de gommer les invraisemblance du récit où l’on voit le héros s’improviser chercheur et isoler en deux temps trois mouvements les racines du mal. Néanmoins, le film passe totalement à côté de la dimension symbolique du récit. Le thème du vampirisme est présent en filigrane mais aurait gagné à être développé tant il constitue l’essence du récit et la justification du titre. Créatures légendaires dans notre civilisation, les vampires amorçaient leur règne et c’est à présent l’homme qui est en passe de devenir un être légendaire car rayé de la surface de la terre. Le monstre de l’histoire n’est plus au final le vampire, mais Robert Neville lui même, tant par sa disparition annoncé que par son comportement à l’égard d’êtres différents…

Certaines scènes feront néanmoins date tant leur réalisation est efficace, ne serait-ce que celle où Robert Neville recherche son chien qui s’est aventuré dans un bâtiment obscur où la lumière du soleil ne pénètre pas et où pullule les personnes infectées par le virus qui a décimé l’humanité.

Le film vaut donc avant tout pour ces images d’un New York dévasté, le jeu d’acteur de Will Smith et l’ambiance oppressante mâtiné de folie qui est subtilement mise en place. Mais le récit qui nous est fait est considérablement appauvrit par rapport au roman, roman aussi incontournable que le film est dispensable. Un demi-échec plutôt qu’une demi-réussite en somme…
Le Korrigan


un excellent film!


Qui est donc cette légende ?
J'ai beaucoup lu dans ma vie. Et notamment beaucoup de science-fiction et de romans d'anticipation. Néanmoins je n'ai pas (encore) eu le privilège de lire le livre dont ce film est adapté.
J'en ai cependant beaucoup entendu parlé, et tous les ouï-dires sont unanimes : le livre est bien plus intéressant que son adaptation au cinéma.

Et pourtant... Quand je me suis retrouvé avec, en face de moi, des images de New York - spectaculairement reconstitué - entièrement déserte, remplie de voitures à l'abandon, et aux buildings immenses envahies par les plantes grimpantes... J'ai été ébloui.

Nous avons tous, - du moins je le crois -, fait ce fantasme : nous retrouver seul au monde, imaginer que celui-ci nous appartient entièrement, que nous pourrions entrer dans n'importe quel supermarché et y prendre ce que nous voulons, étant le seul maître et possesseur de la planète.

Ici, ce n'est pas un rêve, mais un cauchemar, et l'on sent la solitude, la détresse, la précarité et le désespoir d'un homme qui cherche à tout prix à savoir si d'autres existent encore ; qui prie de ne pas être resté le dernier...

Vraiment, ce film pourrait bien être l'un des meilleurs rôles de Will Smith...
Edouard



Inspiration jeux de rôle

Cette fiche n' est référencée comme inspi pour aucun jeux de rôle.