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Oscar Wilde et le cadavre souriant
Oscar Wilde


Fiche descriptive

Policier Historique

Oscar Wilde

Gyles Brandreth

10/18

février 2010

Chroniques
Oscar Wilde et le jeu de la mort
Flamboyant Wilde
Oscar Wilde et le cadavre souriant
dans les coulisses de l'Art

« Nous sommes des comédiens, Oscar, des réprouvés. Nous sommes les anges déchus, les excommuniés. Les damnés. En Angleterre, les choses sont peut-être différentes. Chez vous, les acteurs frayent avec les princes, mais, ici, le président de la République ne saurait être vu en compagnie du doyen de la Comédie-Française. Nous, pauvres gens de théâtre, sommes comme les Juifs et les Noirs. Il nous est interdit de nous mélanger à la bonne société. Chez nous, dans nos salles de spectacle, nous sommes à notre place, nous remplissons notre fonction, mais cela ne suffit pas à nous rendre estimables. Que la police pénètre dans ce bâtiment et elle emportera avec elle le peu de crédit que nous avons. » Toute l’affaire commence par un caniche mort, découvert dans la malle d’Oscar Wilde par la police portuaire de Liverpool. La victime appartenait à la mère d’Edmond La Grange, acteur sexagénaire, directeur de compagnie et proche ami de l’écrivain. Perturbé par cette mauvaise plaisanterie, Wilde quitte bientôt Londres pour rejoindre La Grange à Paris. Outre sa collaboration avec ce dernier, qu’il doit aider à monter Hamlet, il projette d’écrire sa propre pièce. Parce que la compagnie est frappée par de mystérieuses disparitions, le dandy décide de mener l’enquête. La tâche s’avère d’autant plus ardue qu’Oscar Wilde a la chance de tout posséder à l’excès : amis et ennemis.
un chef d'oeuvre!


dans les coulisses de l'Art
Chaque nouveau tome de cette excellente série de Gyles Brandreth est une petite perle qui ravira les amateurs de polar historiques. Ce troisième opus nous entraîne quelques années en arrière, alors que la renommé du jeune et brillant Oscar Wilde allait grandissante. De sa tournée de conférence données outre atlantique à ce séjour parisien où il se lia d’amitié avec celui qui devint sont ami et biographe, Robert Sherard… Une fois de plus, l’auteur se plait à mêler personnages fictifs et réels, à truffer son récit d’aphorismes brillants du poête dandy ou de références à son œuvre littéraire, pour mieux captiver le lecteur et l’entraîner à la découverte d’un personnage haut en couleur, chatoyant et exentrique mais possédant ses zones d’ombres.

L’enquête, sous couvert d’un texte de Sherard confié à la sagacité d’Arthur Conan Doyle, va entraîner le lecteur quelques années avant les évènements relatés dans le Meurtre aux Chandelles et le Jeu de la Mort. L’action s’amorce aux Etats-Unis mais se déroule surtout dans le Paris de la Belle époque, à la fois flamboyant et décadant. Lorsque la fin du roman apporche, les explications s’enchaînent fort logiquement mais laisse un arrière goût de déception… Puis, dans un final ébouriffant à la Usual Supect, tout est remis en cause au cours d’une ultime pirouette de Wilde qui propose une relecture saisissante et passionnante des tragiques évènements qui ont endeuillé le monde du spectacle, relevant certains détails en apparence anodins mais qui éclatent comme des évidences lorsqu’ils sont mis bout à bout…

Quand aux dernières pages qui justifient le titre, elles bouclent le roman de la plus élégante des façons, achèvant de convaincre que ce Gyles Brandreth est décidemment un auteur passionnant qui fait bien plus que maîtriser son sujet… Un petit bijou littéraire qui donne une furieuse envie de se (re)plonger dans l’œuvre de Wilde…
Le Korrigan




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Inspiration jeux de rôle

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Maléfices a pour cadre la France de la Belle Époque (1870-1914), où les superstitions campagnardes et la mode citadine du spiritisme côtoient la pensée scientifique.
Crimes se déroule à la même époque et inscrit dans la tradition des littératures classique, fantastique et horrifique du XIXe siècle.