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Au cœur des Ténèbres
Scotland Yard


Fiche descriptive

Policier Historique

Scotland Yard

Tome 1

Dobbs

Stéphane Perger

Stéphane Perger

Soleil

1800

4 juillet 2012

Chroniques

Londres, 1890. L’inspecteur Tobias Gregson est une des valeurs montantes du Yard. Mais sa carrière serait accélérée s’il n’était pas considéré comme un humaniste trop sensible et avant-gardiste, et surtout s’il n’avait pas pour fonction principale d’être le défouloir quotidien de son supérieur Lestrade.

Alors lorsqu’un transfert de prisonniers ne se passe pas comme prévu, Gregson se retrouve au placard. Un blâme qui va vite se transformer en opportunité afin de démontrer sa vraie valeur aux yeux du patron des patrons, le commissionner Fix. À la tête d’une équipe atypique réunissant un gamin des rues, ancien informateur de Sherlock Holmes, un médecin psychiatre aux méthodes atypiques ainsi que son étrange assistante, Gregson va faire alliance avec le diable : coopérer avec la pègre londonienne pour traquer deux fous extrêmement dangereux qui ont profité du fiasco de l’opération de transfert pour se volatiliser. Deux aliénés mentaux qui vont apprendre aux citoyens de Londres la signification du mot terreur.

À leurs côtés, plongez à votre tour au coeur des ténèbres…
un excellent album!


une atmosphère délicieusement oppressante
Dès l'annonce de sa parution, Scotland Yard titillait notre curiosité. Tout d'abord parce que tout nouveau titre de la collection 1800 est attendu avec une impatience rarement déçues par les chroniqueurs des Sentiers de l'Imaginaire. Ensuite parce que le scénario était signé par Olivier Dobremel, alias Dobbs, et que chacun de ses albums a été pour nous une heureuse surprise. Ensuite, parce que le dessin était assuré par Stéphane Perger, un auteur au talent qui n'en finit pas d'impressionner depuis le premier tome de Sir Arthur Benton en passant par la trilogie Sequana signé par le prometteur Léo Henry. Trois bonnes raisons, donc, de se plonger sans attendre dans la lecture du premier tome de cet inquiétant diptyque...

Londre, 1890. Les meurtres sanglants de Jack l'Eventreur sont encore dans toutes les mémoires. Tobias Gregson est un brillant enquêteur du Metropolitan Police Service mais son humanisme et sa sensibilité ont attiré les foudres de ses supérieurs, à commencer par le tristement célèbre Lestrade qui le déteste cordialement et ne manque pas une occasion de le lui faire sentir. Après le fiasco d'un transfert de prisonnier dont Gregson avait la charge, ce dernier est placardisé dans les sous-sols du Met. A la tête d'une équipe atypique constituée d'un gamins de Baker Street, de John Seward, un psychiatre aux méthodes atypiques, et de son étrange assistante, l'énigmatique Faustine Clerval, il va tenter de retrouver les deux déments qui se sont échappé lors du transfert, Carfax et un certain Renfield...

Une fois encore, c'est avec délectation que l'on retrouve des personnages échappés des romans à sensations ou des personnages historiques du XIXième siècle : Phileas Fogg, Frederick Abberline, Moriarty et le Colonnel Moran qui ne sont qu'évoqués, Mary Pearcey qui fut suspectée d'être Jack l'Eventreur et dont on assiste à la funeste fin, le commissioner Fix, l'inspecteur Lestrade qui n'apparaît pas sous son meilleur jour, et bien évidemment Renfield, échappé de Dracula de Bram Stoker (qui fait lui même une brève apparition) et qui devrait occuper notre fine équipe dans le second et dernier tome du diptyque. Ce n'est pas sans un réel plaisir que l'on retrouve Faustine Clerval, sept ans avant l'affrontement qui opposera Mister Hyde à Frankenstein dans le diptique signé par Dobbs et Antonio Marinetti dans cette même collection.

Prélude au récit, les deux premières pages du récit pose d'emblée le ton de cette série inquiétante et angoissante. Le récit choral est remarquablement bien construit et Carfax, premier des échappés traqué par l'équipe de Gregson a toutes les caractéristiques du dément sadique et terrifiant. Le dessin de Stéphane Perger est quand à lui tout simplement impeccable. Son travail en couleur directe est une fois encore époustouflant et la composition de ses planches tout aussi remarquable. Ses cadrages audacieux et inventifs installent au fil des pages une ambiance oppressante avec une facilité désarmante. On ne peut qu'être bluffé par le formidable talent de ce dessinateur!

Au cœur des Ténèbres (hommage à la nouvelle éponyme de Joseph Conrad?) inaugure un nouveau diptyque de haute tenue. Une nouvelle perle à ajouter au somptueux collier que constitue la collection 1800, sans nul doute l'une des plus jubilatoires crées ces dix dernières années et dans laquelle s'est révélé le formidable talent de conteur de Dobbs...
Le Korrigan




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Inspiration jeux de rôle

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Maléfices a pour cadre la France de la Belle Époque (1870-1914), où les superstitions campagnardes et la mode citadine du spiritisme côtoient la pensée scientifique.
Crimes se déroule à la même époque et inscrit dans la tradition des littératures classique, fantastique et horrifique du XIXe siècle.