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Blanche-Neige et le chasseur
Blanche-Neige et le chasseur


Fiche descriptive

Heroic-Fantasy

Rupert Sanders

Kristen Stewart, Chris Hemsworth, Charlize Theron

13 juin 2012

125 mn

Chronique

Dans des temps immémoriaux où la magie, les fées et les nains étaient monnaie courante, naquit un jour l’unique enfant d’un bon roi et de son épouse chérie : une fille aux lèvres rouge sang, à la chevelure noire comme l’ébène et à la peau blanche comme neige. Et voilà précisément où l’histoire que vous croyiez connaître prend fin et où la nouvelle adaptation épique et envoutante de ce célèbre conte des frères Grimm débute. Notre héroïne, dont la beauté vient entacher la suprématie de l’orgueilleuse Reine Ravenna et déclencher son courroux, n’a plus rien d’une damoiselle en détresse, et la cruelle marâtre en quête de jeunesse éternelle ignore que sa seule et unique rivale a été formée à l’art de la guerre par le chasseur qu’elle avait elle-même envoyé pour la capturer.
un bon film !


Une tolkienisation intéressante ; une fin décevante ?
Soyons clair : j'adore Tolkien. Malgré tout, je déteste les modes, et la "tolkienisation" galopante commence à m'échauffer (parfois) rudement les oreilles (un peu comme le phénomène Harry Potter, finalement.) Après avoir eu droit à diverses adaptations de livres qui n'en valaient pas la peine (je ne citerais qu'Eragon en exemple !), Hollywood nous offre un remake de Blanche-Neige.

Pour être exact, il nous en a même offert plusieurs, mais, ayant dû opérer une sélection drastique, mon choix s'est porté sur le film "Blanche-Neige et le Chasseur" : Car en temps que geek givré, je ne pouvais choisir que le film le plus proche de Tolkien.

En réalité, toute la première partie du film est des plus passionnantes, on y voit une interprétation tout-à-fait maîtrisée et intéressante des relations belle-mère - bru, marquée par la confiance naïve de cette dernière - très durement acquise au prix d'efforts surhumains par sa marâtre pour paraître gentille -, l'hypocrisie haineuse de cette dernière... On suit son passé avec attention, sa psychologie est développée de manière intéressante (quoique un peu classique de la victime qui devient méchante par vengeance).

La rencontre avec les Nains est particulièrement réussie de mon point de vue, et eux-mêmes sont excellemment campés (du moins dans le V.O.)

Reste que les choses commencent à sentir mauvais quand un quelconque bien que bizarre esprit de la forêt apparaît à Banche-Neige comme pour la sacraliser (une espèce de sacre des dieux païens, en somme), sous la forme d'un cerf gigantesque tenant à la fois du dieu celte Cernunnos et d'une Licorne bisounours, ce qui est un mélange particulièrement exotique et, je dois finalement le reconnaître... plus déstabilisant que dépaysant.

Les scènes d'action finales sont parfois assez irréalistes (la frêle princesse qui monte un escalier haut de milliers de marches en courant, alors qu'elle se trimballe sur le dos une armure de ferraille qui doit bien peser ses 150 livres...)

Au final, le spectacle reste divertissant, malgré ses références fourre-tout, et, en même temps, une "tolkienisation"plus réussie que pour d'autres films !
Edouard



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