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City Hall [Tome 3]
City Hall


Fiche descriptive

Aventure

City Hall

Tome 3

Rémi Guérin

Guillaume Lapeyre

Ankama

18 avril 2013

Chroniques

La terrifiante vérité que la police de City Hall espérait étouffer se révèle au grand jour lorsque Lord Black Fowl déverse une pluie de papier sur la foule réunie à l’inauguration de l’Exposition universelle.

Devant le monde entier, le Corbeau semble avoir pris le contrôle de la situation et l’avenir n’a jamais semblé aussi sombre : les Verne père et fils occupent désormais la tête du classement des ennemis de la couronne et le dispositif de surveillance Big Eye a été réactivé, privant Jules, Arthur et Amélia de toute liberté de mouvement.

En fuite, seuls contre tous, ils n’ont d’autre choix que de vaincre, quel qu’en soit le prix. Mais n’est-il pas trop tard pour abattre le Corbeau… ?
un bon album !


dynamique, inventif et jubilatoire
Et voilà le troisième et dernier tome du premier cycle du dynamique City Hall. Dans cet univers steampunk jubilatoire, l’écriture recèle une puissance créatrice fascinante : tout ce que les écrivains couchent sur papier prend étrangement vie. On comprend que le papier a été proscrit de cet univers, ce qui n’empêche pas des écrivains de Génie de s’en procurer pour donner vie à des papercut aussi fascinants que dangereux, d’autant que certains peuvent gagner une certaine autonomie et agir par eux même… Et quand on sait que Jules Verne, Arthur Conan Doyle, H.P. Lovecraft et Mary Shelley font partie des protagonistes de l'histoire, on peut s'attendre à de délicieuses surprises...

Mais ce fascinant pouvoir entre les mains d'un génie du mal pourrait bien faire vaciller l'ordre établi... Lord Black Fowl est de ceux là. Profitant de l'inauguration de l’Exposition universelle, il déverse sur la foule réunie une pluie de papier. Verne Père et fils sont parmi les ennemis les plus recherchés du Royaume et le dispositif de surveillance Big Eye est déployé pour les traquer, entravent leurs mouvements de façon significative, les empêchant d'enrayer les sinistres et machiavéliques plans de Black Fowl. Mais des masques vont tomber, et des révélations fracassantes vont remettre l'histoire dans une tout autre perspective.

Le scénario inventif et dynamique concocté par Rémi Guérin réserve son lot de surprises et un retournement final particulièrement percutant. Le rythme est une nouvelle fois échevelé, soutenu par une narration alternée particulièrement efficace. L'humour qui vient ponctuer le récit agit comme une soupape de sécurité en faisant retomber la pression généré par le récit. Le dessin de
Guillaume Lapeyre fourmille de détails et campe un Londres steampunk plutôt convainquant. Empruntant son vocabulaire au manga, son trait est d'un dynamisme épatant. Ses combats sont savamment mis en scène, avec des cadrages impeccablement choisis pour servir l'action. Ses personnages sont charismatiques à souhait, du sympathique Jules Verne (héros quelque peu imbu de sa personne) à l'inquiétant Black Fowl, chacun dans son registre...

Ce premier cycle de City Hall se clos de façon magistrale et c'est peu dire que les quelques pages du second cycle mettent l'eau à la bouche des lecteurs... Black Fown n'a peut-être pas encore tiré sa révérence! City Hall est un manfra (mot valise désignant un manga français) dynamique, inventif et jubilatoire.
Le Korrigan




Inspiration jeux de rôle

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