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Les liens du sang
Chimère(s) 1887


Fiche descriptive

Histoire

Chimère(s) 1887

Tome 4

Christophe Pelinq, Melanÿn

Vincent

Piero

Glénat

Grafica

22 Octobre 2014


13€90

9782723498531

Chroniques

Paris, 1887. Toutes les filles de la Perle Pourpre sont sous le choc : Chimère est en fait la fille de Gisèle ! Et la jeune fille compte bien profiter de cette descendance pour seconder sa mère dans la gestion de la maison close.

En outre, elle dispose d’une pièce maîtresse : la photo d’elle, en compagnie de Ferdinand de Lesseps, qui ternirait à jamais la réputation de l’établissement. Gisèle s’en rend compte à présent : c’est bien le même sang glacial que le sien qui coule dans les veines de Chimère.

Patronne de bordel : elle aurait eu d’autres ambitions pour sa fille... Et pourtant elle n’a d’autre choix que d’accepter la proposition.
un bon album !


Splendeur et misère des courtisanes
Ce quatrième tome de Chimère(s) 1887 poursuit la fresque historique tissée par Christophe Pelinq et Melanÿn qui nous immerge au cœur dans le quotidien sordide et flamboyant d’une des plus prestigieuses maisons close de la capitale…

Chimère(s) 1887, planche du tome 4 © Glenat / Vincent / Pelinq / MelanÿnParis, ville des lumières, 1887. Les filles de la Perle Pourpre sont encore sous le choc de la révélation fracassante qui clôturait le dernier album : la jeune et peu farouche Chimère n’est autre que la fille de Gisèle, la tenancière de l’établissement. Elle compte bien profiter de cette filiation pour prendre peu à peu les rennes de la Perle Pourpre… Gisèle aurait rêvé d’un tout autre avenir pour sa fille… Mais Chimère compte bien imposer sa marque à la maison close, d’autant qu’elle possède dans son jeu une carte maitresse : une photo non équivoque d’elle et de Ferdinand de Lesseps, qui ternirait à jamais la réputation de l’établissement… Gisèle, qui et désespère d’avoir vendu sa virginité au plus offrant, n’a d’autre choix que d’accepter les propositions de sa fille qui semble se muer en dame patronnesse… Pendant ce temps, le complot visant à décrédibiliser Lesseps se poursuit, risquant de broyer Chimères et la Perle Pourpre dans ses sombres engrenages…

Par le truchement de flashback fort bien menés, les auteurs reviennent sur le passé de Gisèle, alors coqueluche du tout Paris et sur la naissance de Chimère, fille non désirée, née des amours éphémères d’une immense danseuse et d’un peintre maudit… Le traitement que font les auteurs du personnage de Chimère est tout en subtilité. Chimère(s) 1887, planche du tome 4 © Glenat / Vincent / Pelinq / MelanÿnElle est dépeinte comme une jeune femme au caractère trempé, froide et sûre d’elle, mais qui montre ses fragilités et ses faiblesses lorsque personne n’est là pour la voir pleurer. Cette ambivalence est accentuée par l’ombre de l’éminent Professeur Charcot dont elle fut la patiente et qui a su déceler dans son âme meurtrie des blessures inquiétantes… L’histoire chorale, écartelée entre deux décennies et entre Paris et New-York, entraîne le lecteur, dans un rythme freiné pour une intrigue sombre et alambiquée…

Le dessin plein de charmes et de poésie de Vincent contrebalance la noirceur du récit et l’âpreté de la vie des prostituées. Sans misérabilisme, il dépeint avec justesse et subtilité un quotidien fait de larmes et de paillettes, entre splendeurs et de misères… Evitant l’écueil du voyeurisme, son trait fait passer la dureté de certaines scènes, les replaçant en définitive dans leur époque, où le sort des filles travaillant dans ces « lieux de plaisir » ne choquait au final presque personne…

Sans misérabilisme, Christophe Pelinq et Melanÿn poursuivent leur implacable récit, mélangeant personnages réels et fictionnels de façon inextricable. Le récit se fait plus tendu alors que nous est révélé le passé douloureux de Chimère que son inconscient même avait refoulé au plus profond d’elle… La scène final suspend l’action à un moment particulièrement crucial, laissant le lecteur sur une délicieuse frustration…
Le Korrigan




Inspiration jeux de rôle

Cette fiche est référencée comme inspi pour 1 jeux de rôle.

Maléfices a pour cadre la France de la Belle Époque (1870-1914), où les superstitions campagnardes et la mode citadine du spiritisme côtoient la pensée scientifique.
Crimes se déroule à la même époque et inscrit dans la tradition des littératures classique, fantastique et horrifique du XIXe siècle.