Haut de page.

Géricault, le radeau de la Méduse
Les Grands Peintres


Fiche descriptive

Roman Graphique

Les Grands Peintres

Tome 15

Frank Giroud

Gilles Mezzomo

Céline Labriet

Glénat

Les Grands Peintres

15 Juin 2016


14€50

9782344005996

Chroniques
Goya, Saturne dévorant l'un de ses fils
Un peintre sombre et tourmenté
Toulouse-Lautrec,panneaux pour la baraque de la Goulue
l’âme de Montmartre
Jan Van Eyck, Le Retable de l'Agneau mystique
Peintre, espion et diplomate
Gustave Courbet - L'Origine du monde
Un scandaleux tableau
Bosch - Le Jugement dernier
Une approche ludique de l’œuvre de Bosch
Paul Gauguin - Portrait de l'artiste au Christ jaune
Ne pas copier la nature
Claude Monet - Les Nymphéas
Au cœur des Nymphéas…
Egon Schiele - Le cardinal et la nonne
Faire obstacle à l'artiste est un crime (*)
Auguste Renoir, Danse à la campagne
Les muses du musée
Géricault, le radeau de la Méduse
L’incarnation du romantisme
Gustav Klimt - Judith et Holopherne
Folie viennoise (*)

En juillet 1816, la frégate française Méduse fait naufrage au large des côtes mauritaniennes. Pour préserver le confort du gouverneur et du capitaine à bord, les canots de sauvetage ne sont remplis qu'à moitié, si bien que l'essentiel de l'équipage doit quitter le navire à bord d'un radeau de fortune. Très vite, la promiscuité et le manque de vivre poussent les hommes à la sauvagerie...

Les bonapartistes s'emparent de cette tragédie pour en faire le symbole de leur opposition au pouvoir royal. Le peintre Géricault s'apprête même à en faire le sujet principal de son prochain tableau...
un bon album !


L’incarnation du romantisme
Les Grands Peintres, planche du tome 15 © Glénat / Mezzomo / GiroudPeinte entre 1818 et 1819 par Théodore Géricault, le Radeau de La Méduse fait partie des toiles les plus impressionnantes exposées dans les galeries du Musée du Louvre. Impressionnante par ses dimensions tout d’abord : plus de 7 mètres sur près de 5! Par le tragique de son sujet ensuite qui donne à voir les corps meurtris des naufragés qui agonisent sur un radeau en passe de couler… Ce quinzième tome de la série des Grands Peintres nous propose de suivre Géricault alors qu’il travaille à cette toile monumentale…

Juillet 1816. Après s’être échouée sur le banc d'Arguin au large de la côte mauritanienne, la Méduse menace de sombrer… L’incompétent commandant de Chaumareys abandonnent ses hommes sur un radeau de fortune avec de maigres provisions… Ce tragique fait divers défrayera la chronique alors que le rapport fuite dans la presse pour mettre un terme à la carrière de François-Joseph de Gratet, membre des ultras et ministre de la marine. Mais le naufrage fait tant de remous qu’il pourrait bien entâcher la monarchie et il serait préférable que le souvenirs de la Méduse s’estompe au plus vite…

Las! Théodore Géricault se lance corps et âme dans la réalisation d’une toile gigantesque représentant ce sinistre épisode pour le prochain salon... Si sa toile emporte un succès critique, l’intérêt pour le naufrage de la Méduse n’en sera que ravivé… La Préfecture engage alors Eléonore Barlow, fille bâtarde d’un aristocrate libertin et d’une servante anglaise… Sa mission : jeter le discrédit sur Géricault en révélant quelques scandales auxquels ce jeune peintre impétueux doit être mêlé…


Les Grands Peintres, planche du tome 15 © Glénat / Mezzomo / GiroudLe talentueux et prolifique Frank Giroud nous entraîne avec fougue dans les coulisses de la réalisation de cette toile pré-romantique. En utilisant comme fil rouge le personnage imaginaire d’Eléonore Barlow fascinée par ce peintre, il tisse un récit envoûtant qui resitue Géricault et son chef d’œuvre dans son époque : peu après la restauration d’une monarchie fragilisée par une lutte interne opposant ultras et le roi, plus modéré, cherchant à concilier idées royalistes et révolutionnaires.

C’est dans ce contexte troublé que Géricault décide de mettre en image ce naufrage. Ce peintre, préfigurateur du romantisme, incarne ce mouvement balbutiant par sa vie tumultueuse, ses colères homériques, sa témérité suicidaire et ses amours impossibles. Pour peindre son radeau de la Méduse dans lequel certains verront un pamphlet contre la monarchie (ce qu’il n’est pas), le peintre rencontrera des survivants du drame, reconstituera le radeau dans son atelier, se procurera des cadavres pour peindre les chaires putréfiées et donner corps à ces hommes perdus entre la vie et la mort…

Les Grands Peintres, planche du tome 15 © Glénat / Mezzomo / GiroudDans un style classique parfaitement maîtrisé, Gilles Mezzomo (Ethan Ringler, Agent fédéral, Nouveau Monde, Le décalogue - Les Fleury-Nadal…) signe un album envoûtant qui redonne vie avec force détails au Paris de ce début du XIXème siècle. Les premières scènes qui reviennent sur le naufrage de la Méduse due à l’incurie de son commandant imerge d’emblée le lecteur au cœur de la tragédie que Géricault s’efforcera de mettre en scène.

Avec un art consommé de la narration, Frank Giroud nous entraîne dans les coulisses de la création du chef d’œuvre de Géricault. Mêlant habilement histoire et fiction, le prolifique scénariste tisse un récit captivant qui dépeint ce peintre comme un personnage éminemment romantique.

Avec une saisissante efficacité, Gilles Mezzomo, dont le trait classique est rehaussé par le remarquable travail de colorisation de Céline Labriet, me en scène ce récit passionnant qui nous permet de mieux comprendre le rapport qu’entretenait Géricault avec le radeau de la Méduse…

Le Korrigan




Inspiration jeux de rôle

Cette fiche n' est référencée comme inspi pour aucun jeux de rôle.