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Kodama
Kodama


Fiche descriptive

Jeux familial

Capsicum Games

Daniel Solis

Kwanchai Moriya

Iello

2à 5 joueurs

8 ans et +

10 mn / joueur

septembre 2016


18€
Chronique

Dans Kodama aidez chacun votre arbre à pousser en posant astucieusement les cartes Branche que vous aurez choisies.

Pensez à laisser de la place pour les croissances futures, car chaque carte Branche ne peut superposer qu’une seule autre carte. À la fin de chaque saison, un Kodama s’installe dans votre arbre et vous accorde des points de Bonheur si celui-ci lui convient.

Le vainqueur est le joueur qui marque le plus de points de Bonheur.
un excellent jeu!


Un jeu miyazakiesque
Rare sont les jeux qui exercent un charme irrésistible sur le chaland… Mais force est de reconnaître que Kodama et le formidable travail graphique de Kwanchai Moriya y est pour beaucoup!

Dans ce jeu, les joueurs incarnent le gardien d’un arbre qu’ils vont s’efforcer de faire pousser harmonieusement au fil des saisons pour qu’il devienne un havre de paix pour les Kodama, esprit des arbres…

Règles et matériel

Kodama, un Kodama masqué ©  Capsicum Games / Moriya / SolisOn ne vous étonnera pas si on vous dit qu’on est tombé sous le charme de la boîte et du design zen et poétique de son matériel… C’est beau et ça réveille notre âme d’enfant parfois bien enfouie…

Le livret de règles (8 pages)est bien écrit en plus d’être beau. Bref, parfaitement dans l’esprit du jeu…

Contenu de la boîte : 65 Cartes Branche, 20 Cartes Kodama, 15 cartes Saison, plateau de score, 1 marqueur saison, 1 figurine en carton Premier Joueur 6 cartes Tronc et 6 marqueurs score associé.

Déroulement d’une partie

Mise en place
Kodama, carte Kodama ©  Capsicum Games / Moriya / SolisLa mise en place est simple et fluide : chaque joueur prend un tronc, place son marqueur sur la piste score et reçoit 4 cartes Kodama. 4 cartes Branche sont dévoilées pour constituer l’Etalage. On pioche une carte de chaque saison, chacune modifiant subtilement la saison en cours.
A présent, silence, écoutez les arbres pousser au clair de lune!

Deroulement
A son tour de jeu, le joueur doit prendre une carte de l’Etalage et l’ajouter à son arbre en respectant les règles de poses (ne toucher qu’une seule carte, ne pas recouvrir d’éléments, etc…). Il marquera des points pour chaque symbole formant une ligne ininterrompue en partant de la carte posée (bien évidemment, les lignes ne peuvent qu’aller vers le tronc, pas remonter sur une autre branche!)…

Kodama, mise en place ©  Capsicum Games / Moriya / SolisAprès 4 tours de jeu, la saison s’achève et chaque joueur sélectionnera l’une des cartes Kodama de sa main pour marquer des points en fonction des indications y figurant…

Fin de partie
La partie s’achève lors de la venue de l ‘hiver… Le joueur ayant le plus de points a rendu ses Kodama heureux et fait prospérer cette belle forêt paisible et luxuriante…

l’Avis de la Rédaction

Kodama, un arbre en pleine croissance ©  Capsicum Games / Moriya / Solis Si l’esthétique du jeu attire d’emblée le regard, la mécanique épurée n’est pas en reste…

Les règles s’expliquent rapidement et les joueurs peuvent bien vite commencer à prendre soin de leur arbre… Si le système de score est simple et élégant (on pose une carte et on marque des points en fonction des symboles –au nombre de 6- s’y trouvant et figurant sur les cartes précédemment posées), les cartes Saison et Kodama viennent subtilement corser la mécaniques…

Kodama, carte Saison ©  Capsicum Games / Moriya / SolisLes cartes Saison modifient subtilement la façon de jouer, incitant les joueurs à faire pousser des branches à partir du tronc, à jouer (ou ne pas jouer) une carte comportant tel ou tel symbole… Bref, elles modifient la façon dont les joueurs vont scorer au cour de la saison… Leur présence, aléatoire, assure donc des parties sans cesse différentes… On pourrait d’ailleurs imaginer que les trois cartes saisons soient révélées en début de partie, permettant aux joueurs d’affiner leur stratégie… Mais à l’usage le jeu devient un brin calculatoire…

L’autre excellente idée, c’est les cartes Kodama… Le joueur en possède 4 en début de partie et seule 3 d’entre elles seront jouées, une à la fin de chacune des 3 saisons que dure une partie… Elles poussent le joueur à orienter son jeu, à poursuivre des objectifs subtilement différents de celui de ses adversaires, lui offrant surtout le choix de l’ordre dans lequel les jouer… Cet artifice plein d’élégance apporte au jeu une saveur particulière et ajoute une dimension tactique très appréciable…

Kodama, un Kodama qui se balançait... ©  Capsicum Games / Moriya / Solis Si la mécanique est accessible aux jeunes joueurs, la présence de texte sur les cartes Kodama, censées restées secrètes, le destine à un public de lecteur… Mais la magie qui se dégage du jeu, qui n’est pas sans rappeler les univers des films de Miyazaki , séduira un large public…

Petite note qui peut avoir son intérêt : pensez à jouer sur un espace suffisamment dégagé pour faire pousser vos arbres… Leur ramure peut prendre beaucoup de place au fil des saisons… Cela étant dit, la surface de jeu est un élément à prendre en compte dans sa stratégie!

Porté par les superbes illustrations de Kwanchai Moriya (Catacombs, Rumble in the Dungeon ou in the House), Kodama attire d’emblée le regard…

Mais les illustrations, aussi magnifiques soient-elles, ne font pas un jeu… Heureusement, elles ne sont pas le seul atour de Kodama! La mécanique, fluide (mais subtile!) du jeu confère au jeu un charme indéniable, les combinaisons des cartes saisons offrant une grande rejouabilité au jeu alors que les cartes Kodama lui offre une dimension tactique savoureuse…

Kodama est un jeu zen, aussi beau qu’intéressant qui charmera petits et grands par son atmosphère miyazakiesque et sa mécanique épurée…



On aime...

l’atmosphère miyazakiesque
la beauté des illustrations
les mécanismes simples et épurés

On n'aime pas...

il ne peut pas se jouer sur un coin de table… smiley
Le Korrigan




Inspiration jeux de rôle

Cette fiche n' est référencée comme inspi pour aucun jeux de rôle.