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Dinocampus coccinellae
Les Métamorphoses 1858


Fiche descriptive

Policier Fantastique

Les Métamorphoses 1858

Tome 2

Alexie Durand

Sylvain Ferret

Sylvain Ferret

Delcourt

Conquistador

03 Avril 2019


15€50

9782413013600

Chronique
Dinocampus coccinellae
L’horreur steamphunk

Stanislas et Joseph, désormais accompagnés d'une équipe prête à en découdre, s'envolent à bord d'un dirigeable. Direction Barcelone, sur la trace du mystérieux Architecte.

Pour l'avoir déjà affronté deux fois, ils savent à présent que leur ennemi n'hésitera pas un seul instant à les éliminer. Mais comment faire front lorsque la révélation d'un ancien secret réveille de vieilles rancunes et met à mal la confiance entre les deux amis d'enfance ?
un excellent album!


L’horreur steamphunk
Les Métamorphoses 1858, planche du tome 2 © Delcourt / Ferret / DurandPremier tome d’une trilogie, Tyria Jacobaeae marquait l’arrivée tonitruante de deux auteurs pour le moins prometteurs dans le neuvième art…

Apprenti chimiste et inventeur de génie, Stanislas se rêve en Vidocq… C’est pourquoi, contre l’avis de Joseph, son frère de lait, il a accepté la requête du jeune Emile lorsque ce dernier est venu le trouver pour lui demander de retrouver sa sœur, mystérieusement disparu du jour au lendemain…

Son enquête lui apprend que deux autres femmes ont disparu dans le même quartier et lorsque l’une d’elle est retrouvée, il s’avère que ses organes ont été méticuleusement prélevés… Après avoir échappé à une créature faite de chair et d’acier et refusant d’alerter les autorités, Stanislas avoue à Joseph son appartenance à une société secrète qui allait les aider à gagner Barcelone à bord de l’aéronef de Schrödinger pour y retrouver la trace du mystérieux Architecte...

Durant le voyage, le passé de Joseph et de Stanislas refait peu à peu surface, faisant ressurgir des souvenirs profondément enfouis, source de rancœurs et de rancunes à même d’ébranler leur amitié… Leur enquête les conduira sur le mont Tibidabo, dans un asile d’aliénés pour y rencontrer un vieux chirurgien qui a perdu la raison. Dans ses délires, ce dernier leur révèle l’existence d’un laboratoire où sont cachés les « larves du Diables »… Bien vite, Joseph et Stanislas devront se séparer, l’un poursuivant son enquête à Barcelone, l’autre se rendant sur une île aussi mystérieuse que dangereuse...


Les Métamorphoses 1858, planche du tome 2 © Delcourt / Ferret / Durand
Un récit steampunk et gothique signé par deux jeunes auteurs au talent tout juste bluffant…
A la lecture du premier tome de la série, difficile de ne pas être impressionné par le talent d’Alexie Durand et Sylvain Ferret qui signaientt pourtant leur tout premier album… Du scénario solidement charpenté, captivant et intrigant à souhait, en passant par une mise en scène époustouflante, c’est peu dire que nous avons été particulièrement enthousiasmés par cette délicieuse mise en bouche…

Avant même d’être happé par le scénario ciselé et inventif d’Alexie Durand, c’est le formidable travail graphique de Sylvain Ferret qui capte notre attention. Ce n’est pas tant son trait élégant ou sa mise en couleur somptueuse qui impressionne que sa formidable capacité à trouver des cadrages et des angles improbables et percutants… La composition de ses planches s’avère elle aussi d’une folle inventivité tout en offrant une grande fluidité à sa narration et en distillant une atmosphère délicieusement horrifique… Difficile de croire qu’il signe là sa première série tant il maîtrise son sujet…

Après un premier tome solidement charpenté qui permettait aux auteurs de poser décors et personnages, le scénario se poursuit sur un rythme haletant tout en étoffant les deux principaux personnages en dévoilant par bribe leur passé au cours de flashback finement orchestrés et de révélations fracassantes… Les Métamorphoses 1858, planche du tome 2 © Delcourt / Ferret / DurandDans une ambiance gothique teintée de steampunk, Alexie Durand mêle avec audace et inventivité des éléments empruntés à l’histoire de Jack l’Eventreur et aux récits de Jules Verne ou de Mary Shelley, esquissant les contours d’un univers morbide et inquiétant et faisant peser sur les acteurs de l’histoire de sombre, lourdes et indicibles menaces.

Difficile de ne pas être subjugué par le talent de ces deux jeunes auteurs qui font montre d’une parfaite maîtrise de la narration et du dessin avec cette série enthousiasmante qui mêle avec intelligence et subtilité différentes influences…

Si le lecteur sera tout d’abord impressionné tant par l’élégant et ténébreux dessin de Sylvain Ferret, sublimé par une mise en couleur particulièrement subtile, que par ses cadrages improbables et virtuoses, il le sera tout autant par le scénario inventif et diaboliquement intrigant d’Alexie Durand…

Croyez-nous sur parole, cette autrice et ce dessinateur feront parler d’eux dans un avenir proche… C’est peu dire que nous attendons avec une impatience fébrile l’ultime tome de cette impressionnante trilogie…


- Jo, j’aurais dû te parler de tout ça, je sais, mais…
- Laisse tomber, c’est bon. On ne se doit rien finalement, tous les deux. Finissons-en avec cette histoire puis chacun a route.
- Oh… Je voisTout va bien alors…dialogue entre Stanislas et Joseph


Les Métamorphoses 1858, planche du tome 2 © Delcourt / Ferret / Durand
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Inspiration jeux de rôle

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Maléfices a pour cadre la France de la Belle Époque (1870-1914), où les superstitions campagnardes et la mode citadine du spiritisme côtoient la pensée scientifique.
Crimes se déroule à la même époque et inscrit dans la tradition des littératures classique, fantastique et horrifique du XIXe siècle.