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La guerre des boutons, l'intégrale
La guerre des boutons


Fiche descriptive

Album pour Enfant

La guerre des boutons

Olivier Berlion (d'après le roman de Louis Pergaud)

Olivier Berlion

Olivier Berlion

Dargaud

14 Juin 2019


14€99

9782205079647

Chronique
La guerre des boutons, l'intégrale
Guerres enfantines

Sur le chemin de l'école, Tigibus et Grandgibus du village de Longeverne se font attaquer par la bande des Velrans au cri de « tous les Longevernes sont des couilles molles ». Quand les enfants de Longeverne comprennent qu'il s'agit là d'un grave affront, leur chef, Lebrac, lance une expédition punitive de nuit.

« Tou lé Velran son dé paignes cu ! » est inscrit à la craie blanche sur le mur de l'église de Velrans. Préparez vos frondes, c'est la guerre des boutons qui vient de commencer !
un excellent album!


Guerres enfantines
La Guerre des Boutons, planche de l'album © Dargaud / Berlion / PergaudAdapter le roman de Louis Pergaud faisait partie des rêves d’auteurs d’Olivier Berlion… Cela aurait du se faire avec son complice Éric Corbeyran mais tel ne fut pas le cas pour d’obscures raison de droits… Et, comme nous l’explique le scénariste dans la poste face, c’est de cette envie commune que sont nés Le cadet des Soupetard et Sales mioches ! deux séries jubilatoires et rafraîchissantes… Alors que l’œuvre originelle tombait dans le domaine public et que deux cinéastes s’en emparaient coup sur coup, plusieurs auteurs s’en sont emparés pour en signer une adaptation… Éric Corbeyran étant occupé sur d’autres projets, Olivier Berlion s’est attelé seul à la tâche pour signer deux albums réunis dans cette sympathique intégrale…

C’est l’automne. Sur le chemin de l’école, les Gibus, petit et grand, se font traiter de « couilles molles » par la bande de l'Aztec, des gamins des Velrans… Même s’ils ne comprennent pas vraiment l’insulte, Lebrac et sa bande de gosses de Longevernes décide d’organiser une expédition punitive nocturne et et inscrivent à la craie un « Tou lé Velran son dé paignes cu ! » vengeur sur la porte de l’église des Velrans…

Dès lors, c’est l’escalade et la guerre est inévitable… La guerre des boutons peut commencer !


Une formidable adaptation d’un récit intemporel…
La Guerre des Boutons, planche de l'album © Dargaud / Berlion / PergaudPour les cinéphiles et les moins jeunes d’entre nous, la Guerre des Boutons, c’est le délicieux et impertinent film d’Yves Robert qui transposait avec audace le récit du début du XXe siècle à celui des années 60… Son long métrage devait faire passer Lebrac, Camus, Tigibus ou L'Aztec des Gués à la postérité…

Pour cette adaptation, Olivier Berlion renoue avec le style délicieusement enfantin du Le cadet des Soupetard avec un trait tirant plus vers l’épure. Pour la colorisation, le dessinateur a abandonné ses aquarelles et proposent des aplats qui confèrent à ses planches un charme désuet particulièrement touchant.

Côté scénario et malgré les inévitables coupes, l’auteur reste très fidèle au roman, nous entraînant avec une déconcertante facilité aux rivages de l’enfance… Cette étrange époque où l’on se sentait libre de s’inventer des guerres ; de se battre pour des causes futiles mais qui nous semblaient vitales ; où, après l’école, on faisait la guerre à du village d’à côté, où l’on se constituait des trésor fait de bric et de broc ; et où on a connu ses premiers émois amoureux… Et dans ces combats âpres où l’on risque de perdre son froc, ses boutons ou son amour propre, on trouve en filigrane les antagonismes imbéciles entre deux pays voisins qui sont prêt à faire couler le sang de leur adversaire pour des raisons guères plus sérieuses qu’une poignée de bouton de culotte… Parallèle qui ne manque pas de mordant lorsqu’on sait que Louis Pergaud compte au nombre des victimes de la Der de Ders.





La Guerre des Boutons, planche de l'album © Dargaud / Berlion / PergaudPorté par la langue fleurie et imagée de Louis Pergaud, talentueux écrivain fauché par la Grande Guerre, la Guerre des Boutons est un récit intemporel qui, malgré son siècle bien tassé, n’a pas pris l’ombre d’une ride…

Le talentueux Olivier Berlion en signe une adaptation jubilatoire qui lui conserve toute sa saveur et sa fraîcheur revigorante… Délicieusement enfantin, son trait épuré campe des Lebrac, Camus et autre Gambette plus vrais que nature et un Tigibus qui n’est pas sans évoquer son cadet des Soupetard… Quoi de plus normal puisque ce dernier est né d’une envie contrariée d’adapater le roman de Pergaud ! Il nous offre des scènes de vie et de batailles champêtres mémorables, pleines de demi-victoires et de demi-défaites qui parleront assurément à tous les enfants… comme à tous ceux qui ont su conserver une part d’enfance…

Cette sympathique intégrale est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir un récit truculent plein de charmes et de malice à mettre entre toutes les mains !


Le nerf de la guerre, c’est les boutons ! Les fermetures éclair, les lacets… Fini les humiliations. On va se constituer un trésor ! Un stock de tout des bretelles, du fil, des aiguilles, du tissu, de l’élastique… Tout ! Ce sera notre trésor de guerre. Çui qui nous rendra invincibles.Lebrac
Le Korrigan




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