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Monolith, première partie
Monolith


Fiche descriptive

Anticipation

Monolith

Tome 1

Mauro Uzzeo, Roberto Recchioni

LRNZ

LRNZ

Editions Du Long Bec

18 Septembre 2019


18€

9782379380433

Chronique
Monolith, première partie
Christine 2.0

Monolith est une voiture révolutionnaire toute nouvelle sur le marché, conçue pour être une des plus sûres au monde.

Alors que Sandra et son fils David âgé de deux ans sont à bord de ce véhicule, celui-ci s'arrête en plein désert. Sous une chaleur de plus en plus insupportable, David et sa mère s'apprêtent à vivre les moments le plus difficiles de leurs vies...
un excellent album!


Christine 2.0
Monolith, planche du tome 1 © Le Long Bec / LRNZ / Uzzeo / RecchioniAprès nous avoir fait découvrir des pépites de la BD espagnole, les Editions du Long Bec nous entraîne de l’autre côté des alpes pour nous faire découvrir la BD italienne avec un récit d’anticipation audacieux et surprenant…

Sandra étouffe avec un mari surprotecteur qui ne lui a toujours pas pardonné son incartade d’il y a un an. C’est pourtant pour les protéger elle et son fils que Carl a acheté la Monolith, un véhicule haute gamme ultra sécurisé pilotée par un I.A. des plus perfectionnée…

Mais Sandra a besoin d’air et lorsqu’elle quitte le domicile conjugal avec sa voiture, son époux, après avoir cherché en vain à la retenir, insiste pour qu’elle parte avec la Monolith… Commence alors un road-movie où la liberté des débuts va laisser place à un thriller glaçant…


Monolith, planche du tome 1 © Le Long Bec / LRNZ / Uzzeo / RecchioniDifficile de ne pas songer à Christine, roman fantastique de Stephen King publié en 1983 et qui mettait en scène une inquiétante voiture « hantée »… Ici, point de fantastique (encore que le doute reste éminemment possible) mais des nouvelles technologies et une I.A. ultrasécurisée qui aurait dû être ultra-sécurisante.

Un thriller d’anticipation particulièrement intrigant…
Construit à quatre mains par Mauro Uzzeo et Roberto Recchioni, le récit de ce premier tome s’avère parfaitement orchestré même s’il reste surprenant dans sa structure narrative… Première scène, une publicité pour la Monolith, ventant ses qualités et la présentant comme LA voiture incontournable pour assurer la sécurité de ses proches… S’en suit alors une scène de ménage entre Carl et sa compagne qui esquisse en quelques pages le portrait d’un couple à la dérive… Puis, par petites touches, les auteurs font glisser cette chronique ordinaire du quotidien vers le thriller d’anticipation étrangement teinté de fantastique. L’album abandonne Sandra en bien fâcheuse posture et le climax patiemment distillé au fil des pages fait qu’on brûle de connaître les suites de ce road-movie aussi étrange qu’inquiétant…

Monolith, planche du tome 1 © Le Long Bec / LRNZ / Uzzeo / RecchioniLe dessin numérique de LRNZ s’avère particulièrement bluffant dans sa capacité à poser des atmosphères grâce à des éclairages soignés et à faire naître des émotions dans la lueur d’un regard qui, comme les silences, en dit souvent long. Par petites touche, il teinte le récit d’une pointe de fantastique, réel ou fantasmé, et fait preuve d’inventivité graphique lorsqu’il s’agit de mettre en scène le bruit assourdissant de l’alarme du Monolith qui s’est déclenchée… Son découpage percutant reprend quant à lui les codes du septième art pour dynamiser ce récit étrangement dérangeant…

Ce premier tome de Monolith est l’une des étranges surprises de cet automne…

Un pitch intrigant, des dessins numériques particulièrement bluffant sublimés par un travail sur la lumière saisissant et le récit d’une séparation qui va glisser peu à peu vers le thriller teinté de fantastique fantasmé ou bien réel…

Laissant Sandra en bien fâcheuse posture, le cliffhanger qui referme l’album donne furieusement l’envie de connaître ce récit étrange et dérangeant signé par Mauro Uzzeo, Roberto Recchioni et LRNZ…


- Chérie… Arrête un instant… Qu’est-ce que tu veux à la fin ?
- Respirer Carl. Les êtres humains ont besoin de respirer pour survivre. Et toi tu m’étouffes. T’es toujours sur mon dos ! Tu contrôle tout ce que je dis, tout ce que je fais… Si tu le pouvais, t’entrerais dans ma tête. Mais pour l’instant tu te contentes de fouiner dans mon PC.dialogue houleux entre Carl et Sandra

Le Korrigan




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