Fiche descriptive
22€90
Chronique | ![]() ![]() |





rêverie poétique et mélancolique
![]() ![]() ![]() ![]() Issu d’une famille pauvre, Giovanni prend soin de sa mère, malade et travaille durement pour subvenir à leurs besoins. Alors que lui et ses camarades amorçaient une leçon sur l’espace, le garçon peine à répondre à son enseignante qui lui demande ce qu’est la Voie Lactée… Son ami, Campanella, feint de l’ignorer lui aussi pour lui sauver la mise…La nuit de la Fête de la Voie Lactée, alors que toutes les lumières de la ville s’allument, Giovanni s’isole sur une colline pour échapper aux moqueries de ses camarades… La fatigue aidant, il s’assoupit… Il est réveillé par un train venu de l’espace qui fait halte à ses côtés… Il s’embarque à son bord et y retrouve son ami Campanella… Tous deux allaient vivre un inoubliable voyage dans le Cosmos… un album poétique et envoûtant Difficile de ne pas tomber d’emblée sous le charme poétique de cet album dès la somptueuse couverture. Avec une maquette qui rehausse la somptueuse illustration d’Adrien Demont, ce premier album des éditions Morgen est une véritable invitation au voyage qu’on devine onirique et métaphorique… Une fois l’album ouvert, comment ne pas être subjugué par les planches de l’album et leur style singulier distillé par une technique fascinante et assez peu usitée : celle de la craie frottée… Nous invitons tous les lecteurs à visiter le site de l’éditeur qui nous offre une vidéo magnifique nous faisant entrer dans le processus créatif de l’auteur en nous montrant comment il a composé ses dessins… Après avoir rôdé sa technique au cours de concerts dessinés de son ami et musicien tAk, il se lance dans l’adaptation du chef posthume d’œuvre de Kenji Miyazawa qui a infusé tant de dessinateurs de de réalisateurs japonais mais qui reste aujourd’hui encore assez méconnu en France… Plonger ainsi dans l’univers d’Adrien Demont et voir l’artiste travailler est clairement un enchantement pour les mirettes tant l’auteurs nous met des étoiles plein les yeux…L’artiste revisite la nouvelle de l’auteur japonais avec brio, tissant les contours d’une aventure poétique poignante et mystérieuse qui aborde avec douceur et une infinie délicatesse les regrets, les non-dits, la disparition d’un être proche, esquissant les contours d’une réflexion poétique sur la mort et le deuil. Ses compositions s’avèrent fascinantes et l’artiste revisitent la nouvelle originelle grâce à une technique audacieuse qui lui permet de sculpter de concert l’ombre et la lumière et de distiller cette atmosphère troublante et délicieusement poétique dans laquelle baigne le récit envoûtant de Miyazawa. Evoquent les poupée Kokeshi japonaises, ses personnages semblent parfois irréels, comme s’ils évoluaient à la lisière séparant le réel du royaume des songes… Son cosmos, source d’émerveillement mélancolique, à la fois sublime et vertigineux, nous fait prendre conscience que nous ne sommes qu’une poussière perdue sur une petite boule bleue tournant autour d’un soleil minuscule face à l’immensité de l’espace… Il se dégage de sa vision de l’histoire un étrange sentiment d’apaisement malgré la gravité du propos, une forme d’acceptation de l’éphémérité de la vie qui laisse parfois un goût d’inachevé lors de la disparition d’un proche…Pour prolonger l’immersion dans l’univers si troublant et envoûtant d’Adrien Demont qui se renouvelle à chaque nouvel album, je ne peux que vous conseiller de visiter le site de Tak & Demont et de visionner les captations des concerts dessinés où l’on peut voir ses dessins somptueux et oniriques accompagner les compositions apaisante et mélancolique de tAk, musique qui pourrait par ailleurs servir de bande-son pour accompagner la lecture de l’album… ![]() Dans ce premier album édité par les toutes jeunes éditions Morgen, Adrien Demont nous propose une somptueuse et fascinante adaptation du chef d’œuvre posthume de Kenji Miyazawa, étrangement méconnu en France alors qu’il a profondément et durablement influencé les créateurs japonais…Issu d’un milieu modeste, le jeune Giovanni travaille dur pour subvenir aux besoins de sa mère malade et est souvent l’objet de moquerie de la part de ses camarades de classe… Heureusement, il peut compter sur l’amitié de Campanella qui peut aller jusqu’à feindre ne pas connaître la réponse à un question de leur enseignante pour ne pas qu’il soit mal à l’aise de n’avoir su y répondre… La nuit de la Fête de la Voie Lactée, alors que toutes les lumières de la ville sont allumées pour célébrer l’instant, Giovanni s’isole sur une colline, pour fuir les moqueries de ses pairs et s’y s’endort… Il est réveillé par l’arrivée d’un train en provenance du Cosmos… Il monte à bord et y retrouve Campanella pour entamer un sublime et mystérieux voyage à travers l’espace… Il se dégage une étrange et pénétrante magie de cet album au style singulier où l’auteur utilise des techniques de dessin développé lors de concert dessinés réalisé avec tAk, son musicien et ami pour composer ses planches, somptueuses… Sculptant de concert l’ombre et la lumière, l’artiste fait apparaître décors et personnages, distillant une atmosphère délicieusement poétique empreinte d’une profonde et douce mélancolie… Se laissant porter par l’histoire de Miyazawa, presque un siècle après son écriture, Adrien Demont signe un album qui aborde les regrets et le deuil de façon poignante mais, étrangement, particulièrement apaisante… Prenant le risque de se renouveler à chaque nouvel album, l’auteur signe avec ce Train de Nuit dans la Voie Lactée une petite pépite vibrante d’émotions qui rend hommage au Japon et à sa culture fascinante en nous émerveillant, à chaque planche… Soudain, la ligne d’étoile apparut, mince et incandescente. Comme un serpent d’étoiles.le narrateur
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