 Sophie devant donner une conférence sur les surréalistes à Bruxelles, elle et Quentin s’y rendent en amoureux après avoir confié les enfants à leur grand-mère…
Paralysé par les travaux interminables, noyée dans une brume persistante, Bruxelles n’est plus la ville chaleureuse et accueillante qu’ils connaissaient. Quentin ayant déniché une boutique de BD d’occasion interlope ne prenant pas la carte bleue, il doit aller retirer du liquide à la banque situé de l’autre côté de la rue… Il s’y trouve pile au moment où une bande de braqueurs décide d’y faire un hold-up… Dans la fusillade qui s’en suit, Quentin s’empare d’une arme et descend Kurt Yonk, le chef de la bande qui se disperse juste avant l’arrivée de la police…
Mais Sophie et Quentin sont encore loin d’être au bout de leur surprise…
Après deux premiers tomes joyeusement déjantés mais parfaitement maîtrisés, Bastien Vivès remet en scène nos deux amoureux, aventuriers malgré-eux, désireux de faire une petite escapade dans une ville bien connue des bédéphiles et des collectionneurs…
 Oui mais voilà, Bruxelles a bien changé et part totalement en sucette… Si le port d’arme est toujours interdit, tout le monde en possède une et s’en sert plus souvent que de raison. Alors que la misère se répand dans les rues, qu’un brouillard aussi épais que suffoquant s’insinue partout, que les travaux n’en finissent pas de ne pas s’achever, tout est prétexte à faire parler la poudre… Un vendeur de bd d’occasion qui sort sa carabine pour faire déguerpir deux types désireux de lui refourguer des BD sans doute volées, un jeune homme, presqu’un gamin, s’apprête à sortir son gun pour tirer sur les braqueurs de la banque… Même Quentin se trouve être changé depuis qu’il a récupéré le revolver du gamin et celui de Kurt Yonk qu’on lui a donné après qu’il l’ait abattu, comme le veut l’étrange tradition locale… Il ne fait pas le chercher Quentin, sinon il dégaine et semble prêt à défourailler joyeusement ceux qui menacent sa tranquillité… Ce qui ne manque pas d’inquiéter Sophie, plus sage… pour un temps tout au moins… Car l’atmosphère ambiante semble sacrément déteindre sur le couple… Chaque séquence frôle le surréalisme et celle se déroulant dans la librairie Pêle-Mêle, bien connue des amateurs de bouquins d’occasion de la capitale belge, étant particulièrement barrée… tout en étant assez réaliste par certains aspects !
Bastien Vivès joue avec les codes du western, truffant son récit de clichés archétypaux propre à ce genre… Et ce qui devrait être incongru dans ce Bruxelles moderne semble étrangement à sa place, possédant une cohérence propre dans une ville retournée à l’état sauvage… Vengeance, trahisons, fusillades, règlements de comptes étant au programme, ce séjour bruxellois ne sera pas de tout repos pour nos deux tourtereaux…
Côté dessin, on retrouve le style inimitable de l’artiste : un dessin tirant parfois vers l’épure mais dont se dégage une énergie folle grâce à un sens du mouvement et du cadrage confondant. Le soin apporté aux postures et aux expressions des personnages rend la lecture de l’album plus jubilatoire encore alors que le découpage énergique et très cinématographique de l’album s’avère être d’une redoutable efficacité. L’auteur a su composer un assemblage parfait, dosant parfaitement l’action et l’humour pour donner naissance à une série singulière de pur divertissement…
 Sophie et Quentin sont de retours pour une nouvelle aventure moins exotique mais, étrangement, tout aussi dépaysantes que les deux premiers opus de la série…
Sophie devant donner une conférence sur les surréalistes à Bruxelles, Quentin l’accompagne après avoir laissé leurs enfants chez sa belle-mère… Mais la Bruxelles qu’ils vont découvrir ne ressemble pas vraiment à celle de leurs souvenirs… Des travaux interminables, la misère et un brouillard épais et suffocant envahissent les rues… Pour payer la pile de BD qu’il a trouvé dans une boutique d’occasion qui ne prend pas la carte bleue, Quentin traverse la rue pour retirer du liquide à la banque et arrive pile au moment où Kurt Yonk et ses hommes y font un braquage… Après avoir empêché un gamin de sortir son flingue, Quentin abat le chef de la bande dans la fusillade qui s’en suivit, devenant un héros, presque malgré lui…
Dans ce Bruxelles retourné à l’état sauvage où les querelles se règlent désormais à coup de flingue, le séjour bruxellois de Quentin et Sophie va une fois encore partir en sucette… Jouant avec les codes du western qu’il mixe avec une ville bien connu des bédéphiles, Bastien Vivès donne naissance à une Bruxelles improbable et totalement barrée. Mêlant action, non-sens et humour dans un cocktail savamment dosé ajouté au dessin épuré de l’auteur, à un sens du cadrage et du mouvement confondant, auxquels s’ajoutent des personnages délicieusement expressifs aux attitudes savamment étudiées, Midi entre quatre planches est un album follement récréatif, totalement barré mais parfaitement maîtrisé.
- Mes amis ! L’homme qui a tué Kurt Yonk !
- Bravo !!! Bravo !!!
- Et d’une seule Balle !
- Quel sang froid !
Alors qu’il avait le soleil dans les yeux !
- Je vous avais mal jugé, M. Quentin. Vous avez accompli un acte d’une grande bravoure. Je me présente : Hubert Reynold, Shérif d’Ixelles. Et comme le veut la tradition… Je vous remets l’arm de Kurt Yonk !dialogues page 21
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