Fiche descriptive
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Chroniques L'Epée perdue ![]() ![]() ![]() ![]() Prémisses d’un règne annoncéLe conseil des Rois ![]() ![]() ![]() ![]() L’épée des Haut-Roisle Roi-Griffe ![]() ![]() ![]() ![]() La graine de la discorde | ![]() ![]() |





La graine de la discorde
Alors que des temps sombres s’annonçaient pour les royaumes des Basses-Terres, sept rois gravissent les pentes mortelles et glacées du Croc de Lug pour s’emparer de Calibùr, l’épée mythique qui confère à son porteur la légitimité d’être le Haut-Roi et de présider à la destinée d’Alba.Qui du vieux Cadwell des Pierres d’Ere, du jeune et inexpérimenté Ealon de la Terre des Loups, du fourbe Vortiporius des Landes Noires, du redoutable Fergus des Bois de Dun, du loyal Thordric de de la Terre des Lacs, de Camul le sage roi des Marches Perdues ou d’Arthur de la Terre des Cerfs, formidable meneur d’hommes mais dénué de lignée, parviendra à prendre l’épée ? La légende est en marche. Sans désirer le pouvoir mais conscient du travail à accomplir pour sauver les Basses-Terres et malgré la perfidie de Vortiporius, Arthur, fils bâtard de Brude le Fort, s’empare de Calibùr et s’apprête à devenir le nouveau Haut-Roi d’Alba… Mais dans le camp de Drugen, sur les rivages du Mont Creux, Kael se prépare à mettre Mordred à mort pour avoir refusé de suivre et de servir son mari, le Roi-Griffe… Son sort semble scellé lorsque la sorcière qu’il avait déjà rencontrée vient lui proposer son aide en échange de son serment d’allégeance… L’histoire est en marche mais Vortiporius a semé la graine du doute et de la discorde dans le cœur d’Arthur tandis que les guerriers pictes se rassemblent sous la bannière du Roi-Griffe… ![]() derrière une unité de façade se profilent déjà les germe de la division Parmi les grands mythes européens, la légende d’Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde occupe une place de choix et n’a cessé d’inspirer romanciers, cinéastes et scénaristes. Jérôme Le Gris s’empare avec brio de la matière de Bretagne pour en proposer une relecture fascinante, épique et puissante qui fera date…Son Arthur s’inscrit tout à la fois dans le mythe et dans l’Histoire tant sa figure du meneur d’homme hors pair pourrait être celle de la figure du Haut-Roi telle qu’il aurait pu être s’il avait existé et n’était pas un agglomérat de plusieurs personnages comme bon nombre d’historien semblent le penser. Exit ce moyen-âge fantasmé qui a vu la légende réécrite pour servir les ambitions et assoir le pouvoir d’Henri II Plantagenêt… Pendragon revient aux sources du mythe, à l’époque des tribus celtes et de leurs ennemis, les pictes… Ouvrant l’album, la quête de l’épée sur les versants mortels du Croc de Lug s’avèrent puissante et somptueuse, avec ce sept rois, sages ou perfides, qui espèrent s’en emparer, se pensant dignes d’être le nouveau Haut-Roi. La tension entre les différents chefs de clans est formidablement retranscrite de même que la solitude de celui qui s’apprête à devenir le Haut-Roi des Basses-Terres lorsqu’il brandit la mythique Calibùr au sommet du pic acéré surplombant les montagnes environnantes… Le destin d’Arthur est désormais scellé : malgré ses réticences, lui qui n’aspirait qu’à une vie paisible loin de la fureur des combats allait unir sous sa bannière les rois d’Alba pour combattre les armées pictes unies sous celle du Roi-Griffe… Se déroulant dans le Cercle des pierres dressées d’Erenn le sacre s’avère tout aussi grandiose dans sa portée symbolique… On sent qu’une nouvelle ère s’ouvre, alors que les rois ploient le genou devant Arthur et que tous le reconnaissent comme leur roi, légitimé par l’épée qu’il porte. Mais le perfide Vortiporius a semé le trouble dans son esprit, plantant la graine de la discorde entre lui et Elwen, avec les conséquences funestes que l’on peut deviner… D’autant que la politique s’invite dans l’histoire, lui conférant une dimension fascinante… Mais Arthur n’est pas le seul personnage intéressant du récit : le scénariste de Lord Gravestone ou d’Hawkmoon, saisissante adaptation des romans de Michael Moorcock, met en scène un Mordred qui n’est que haine et cruauté et qui va devoir se mettre au service d’une sorcière prête à tout pour se venger et reprendre la couronne qu’elle pense lui être due de par sa naissance… Le rôle trouble de Merlin dans les drames passés et à venir s’avère lui aussi captivant, écornant quelque peu son image… Ajoutons à cela une bien étrange découverture faite dans les ruines encore fumantes du Temple du Dieu Blanc de Caer Maloth et vous obtenez un récit mystérieux et passionnant qui revisite avec audace et virtuosité la geste arthurienne. S’appuyant sur un découpage résolument cinématographique réalisé à quatre mains avec Benoît Dellac, Paolo Martinello signe un album de toute beauté. La composition soignée de ses planches confère à l’ensemble une dimension épique envoûtante qui accentue avec art la dramaturgie de l’intrigue avec de scènes grandiose, telle celle, iconique, ou Arthur retire l’épée du rocher. Rehaussés par des cadrages aussi vertigineux que virtuoses, ses décors grandioses entre en osmose avec le scénario de Jérôme Le Gris alors que les personnages, puissants et charismatiques, sont habités et portés par leurs passions et leurs ambitions. La façon dont le dessinateur les met en scène est puissante et magistrale, son trait flamboyant évoquant par moment le saisissant travail d’Alice sur le Troisième Testament ou de Matthieu Lauffray sur son Long John Silver, le dessinateur italien parvenant à poser des ambiances avec une intensité rarement égalée. Et, si le dessin est somptueux, la mise en couleur subtile réalisée à quatre mains avec Martina Pignedoli le met remarquablement bien en valeur… Les couleurs envoûtantes restituent avec force l’atmosphère de ces terres sauvages pour lesquels des hommes vont bientôt s’entretuer. Ajoutons à cela une couverture somptueuse à la hauteur de celle des deux premiers opus de la série et vous obtenez un album graphiquement de très haute tenue…![]() C’est peu dire que nous attendions la suite de cette fascinante relecture du mythe arthurien proposée par l’impressionnant Jérôme Le Gris, par ailleurs scénariste d’Hawkmoon remarquable adaptation des romans de Michael Moorcock…Sept rois gravissent les pentes enneigées du Croc de Lug pour s’emparer de Calibùr et devenir Haut-Roi d’Alba… Un seul parmi eux ne désire pas le pouvoir mais ce sera lui qui brandira l’épée et sera sacré roi dans le sanctuaire du cercle des pierres dressées d’Erenn… Alors que Mordred s’apprête à prêter, bien malgré lui, serment à une sorcière mue par la vengeance, que le Roi-Griffe unit les clans pictes sous sa bannière pour lancer une attaque sans précédent sur les Basses-Terres, la graine de la discorde plantée par le fourbe et perfide Vortiporius commence à germer, fragilisant et ternissant le lien unissant Elwen à Artur Pendragon… La puissance et beauté du dessin, les cadrages vertigineux, le découpage cinématographique et virtuose, le soin apporté à l’écriture de chacun des protagonistes de l’intrigue, d’Arthur à Elwen en passant par Mordred, Morgane et Merlin, sans oublier le sinistre Roi-Griffe qui s’incarne enfin, la dimension politique de l’histoire, la mystérieuse découverte de Caer Maloth… tout contribue à faire ce cette série épique et fascinante l’une des plus passionnantes librement inspirée par ce grand mythe européen qu’est la saga du roi Arthur… Replacé dans son contexte celte, dépouillé de ses oripeaux médiévaux, sous la plume de Jérôme le gris, les crayons virtuoses de Paolo Martinello et les pinceaux envoûtants de Martina Pignedoli, Pendragon est une série épique et magistrale qui fera date… Et c’est peut dire qu’il nous tarde de lire la suite et fin de ce premier cycle où se mêlent ambitions, destinées, religions, sorcellerie, cruauté, amour, haines et vengeance… Elwen… Est-ce que les choses auraient été différentes si j’avais échoué sur le Croc de Lug ? Si l’épée était revenue à un autre ? Est-ce que tes sentiments auraient pu changer ?Arthur Pendragon
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