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Le Fils de l'Ogre
Le Fils de l'Ogre



Fiche descriptive

Aventure

Eric Stalner

Eric Stalner

Eric Stalner

Bamboo

Grand Angle

2 septembre 2026


19€90

9791041114603

Chronique
Le Fils de l'Ogre
Conte cruel

Cévennes, 1743. Pour arracher son bébé à la cruauté de son père, le baron de Lazes, surnommé l'Ogre, Héloïse se jette d'une falaise avec l'enfant. Elle périt, mais le nourrisson survit par miracle.

Recueilli par Guillaume-Paulin Valdéran de Langre, noble déchu devenu bandit de grand chemin, il grandit sous le nom de Baptiste. Mais au château de Lazes, l'Ogre réclame son héritier et organise une traque impitoyable pour le retrouver.

Face à un tyran prêt à tout pour perpétuer sa lignée, Guillaume-Paulin devra bientôt choisir : protéger l'enfant... ou défier l'Ogre.
un excellent album!


Conte cruel
Le Fils de l'Ogre, planche de l'album © Bamboo / StalnerCévennes, 1743. Pour arracher son enfant à la cruauté de son époux, le baron de Lazes, surnommé l’ogre de par son appétit inlassable, une femme désespérée et traquée par les hommes de main de son mari se jette du haut d’une falaise avec son bébé…

Ayant miraculeusement survécu, il est recueilli par Guillaume-Paulin Valdéran de Langre, noble déchu devenu bandit pour venger la mort de ses parents. Après une vive altercation dans une auberge, il trouve refuge chez Bérangère, une dame avenante qui l’a recueillie et élevé avant de quérir l’aide d’un médecin à qui il reverse une part de ses rapines pour servir la cause protestante…

Il ignore que l’Ogre s’est lancé sur les traces de l’enfant et qu’il ne reculera devant rien pour retrouver son héritier…


Le Fils de l'Ogre, planche de l'album © Bamboo / Stalner
un récit d’aventure dans une époque trouble
Quatre mois à peine après Fils de Bourge, Eric Stalner nous propose un récit de cape et d’épée haut en couleur mettant en scène un ogre, un bandit et un enfant sauvé des eaux…

Composé comme un tableau, la couverture nous montrant un bébé aux joues rebondie et au sourire angélique assis sur ls genoux d’un homme à la mine sombre et au regard déterminé accroche d’emblée le regard… Un prologue savoureux introduit avec un humour grinçant le héros de ce récit le principal alors que la seconde scène nous entraîne dans le drame qui va voir la vie d’un bébé littéralement basculer…

La relation entre le brigand et le bébé s’avère tout particulièrement touchante. On sent qu’il s’attache à ce petit bonhomme bien qu’il fasse mine de tout faire pour s’en débarrasser au plus tôt… Il faut dire que, connaissant la douleur de la perte d’un père et compte tenu de sa vie aventureuse, il ne veuille pas infliger à Baptiste cette peine dont il sait qu’elle ne cicatrise jamais vraiment. Il en va de même pour Justine, fille du médecin qui prendra un temps l’enfant sous son aile et dont on devine qu’elle est amoureuse de Guillaume-Paulin… Si le scénariste ancre son récit dans la Grande Histoire avec la guerre entre catholique et protestant relancée par la révocation de l’Edit de Nantes, c’est le passé douloureux du noble déchu qui confère au récit un dimension fascinante, avec le lien funeste qui unit sa famille à celle de l’abject l’Ogre… Le Fils de l'Ogre, planche de l'album © Bamboo / StalnerLe scénariste n’y a pas été de main morte pour dépeindre la famille du Baron de Lazes avec cette mère insensible et cassante, son étrange secret et le caractère abjecte du Baron, à l’image de la cruauté dont il fait preuve pour sa maisonnée… Et que penser de cette étrange ressemblance ? Se pourrait-il que… qui sait ? Et cette incertitude apporte une note plus sombre encore à un tableau qui l’est déjà beaucoup…

Oscillant entre ombres et lumière, le scénario d’Eric Stalner est comme de coutume somptueusement mis en images par ses pinceaux virtuoses et ses couleurs fascinantes. Les scènes champêtres sont de toute beauté, nous offrant de saisissants visuels mis en valeur par des cadrages vertigineux… La méchanceté comme la beauté apparait sur le visage même des acteurs de l’histoire, accentuant l’aspect conte suggéré par le titre de l’album… Par son apparence, sa cruauté, sa brutalité et la peur qu’il inspire et fait régner sur ses terres, l’Ogre semble tout droit sorti d’un conte de fée sombre et tourmenté… Le talentueux dessinateur suggère avec finesse les liens entre les différents personnages, ceux entre l’Ogre comme ceux, malgré son apparence chétive, de sa terrible mère, ou ceux existant entre Guillaume-Paulin Valdéran de Langre et sa nourrice, son fils adoptif ou la femme qui l’aime. Alternant les scènes contemplatives et les scènes d’action dignes des meilleurs films ou romans de cape et d’épée, avec son lot de poursuites haletantes et de duels ébouriffants, l’artiste signe un récit d’aventure enlevé et entraînant qui ravira les amateurs de son travail comme ceux de récit sombres et tourmentés où pointe néanmoins une faible lueur d’espoir et d’humanité dans un monde en proie au chaos et à la violence…

Le Fils de l'Ogre, planche de l'album © Bamboo / StalnerQuelques mois à peine après Fils de bourge, Eric Stalner est de retour avec un récit de cape et d’épée sombre et tourmenté qui flirte avec les contes…

Cévennes, 1743. Pour que son enfant échappe à la cruauté de son père, une mère saute avec lui du haut d’une falaise pour échapper à ses poursuivants… Le bébé est recueilli par Guillaume-Paulin Valdéran de Langre, un noble déchu devenu brigand pour venger la mort de ses parents… Sans savoir que l’enfant était le fils de l’Ogre, comme était surnommé le terrifiant baron de Lazes, le bandit va tout d’abord le confier à sa nourrice pour réfléchir à une solution pérenne… Mais il ignore que le baron et ses hommes sont d’ores et déjà lancés sur les traces de l’enfant et que l’Ogre est prêt à tout pour retrouver son héritier…

Porté par des personnages sombres et tourmentés, le scénario d’Eric Stalner n’en reste pas moins porteur d’un espoir revigorant car si le mal semble couler dans les veines de la famille du sinistre et cruel Baron de Lazes, d’autres personnages sont eux bien plus solaires… Empruntant des motifs aux contes traditionnels qui ont pu bercé notre enfance ou causé de sérieux traumatisme, le scénariste nous entraîne dans les Cévennes dont il restitue avec art la beauté grâce à ses compositions fascinantes, sublimées par une mise en couleur somptueuse et lumineuse. Avec ce style qui lui est propre, il donne vie à des personnages au passé souvent trouble, attachants ou délicieusement révulsant, soulignant d’un regard leurs états d’âmes ou les liens qui les relie aux autres acteurs de ce drame aventureux et historique. Il se dégage de chaque séquence une atmosphère des plus fascinante qui rend la lecture de ce Fils de l’Ogre aussi entraînante que captivante…


- Tu me sembles bien vivant et en bonne santé. Comment t’s-tu retrouvé là ? Mais d’où que tu viennes et qui que tu sois, tu es bien mal tombé avec moi. Je n’aime pas les cadeaux. Tout ce que je possède, je l’ai pris. Je n’ai pas attendu qu’on me le donne. J4aime la solitude. Alors je ne vais pas m’encombrer d’un petit crapaud sorti de l’onde, survivant par on ne sait quel jeu du destin. Je ne suis pas bougre, je te laisse cette couverture pour tenir chaud. Je te souhaite une belle vie, marmot. Tu as eu de la chance de survivre à cette rivière. Prends patience, les tiens viendront te chercher.dialogue entre

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