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Le débutant - Quand Steven n'était pas Spielberg
Le débutant - Quand Steven n'était pas Spielberg



Fiche descriptive

Documentaire

Damien Maric

Antoine Schiffers

Antoine Schiffers

Casterman

16 septembre 2026


23€50

9782203303683

Chronique
Le débutant - Quand Steven n'était pas Spielberg
les coulisses d’un tournage

En 1974, Steven Spielberg, 27 ans, entame le tournage de Jaws (Les Dents de la mer). Si au départ il souhaite réaliser un film d'aventures dans la lignée des classiques hollywoodiens, une pression croissante due à des problèmes de production (absence du requin, accidents, hostilité des insulaires, tensions au sein de l'équipe, sabotage, dépassement budgétaire...) le pousse à revoir son approche.

Malgré le soutien psychologique et créatif de la monteuse Verna Fields et de l'actrice Lorraine Gary, le jeune réalisateur craque et cède à la panique. Et pourtant, contre toute attente... ce film inaugure l'ère des blockbusters et fait évoluer durablement l'industrie cinématographique par sa manière de produire, de commercialiser mais aussi de distribuer les films.
un excellent album!


les coulisses d’un tournage
Le débutant - Quand Steven n'était pas Spielberg, planche de l'album © Casterman / Schiffers / Maric1974. Âgé d’à peine 27 ans, Steven Spielberg entame le tournage de Jaws, ignorant qu’il allait donner naissance au premier blockbuster de l’histoire du cinéma…

Lorsqu’il s’empare du roman de Peter Benchley, le cinéaste souhaitait réaliser un film d’aventure mais les aléas du tournage (du requin mécanique inopérant en passant par l’hostilité des insulaires, les sabotages, les vives tensions au sein de l’équipe de tournage et des acteurs, et un dépassement budgétaire pharaonique) allaient lui faire revoir sa copie et son approche…

Même si les studios ont voulu plus d’une fois arrêter les frais, malgré les crises de panique de Spielberg et l’enchaînement des contre-temps, le film allait profondément marquer l’histoire du cinéma de l’empreinte de ses mâchoires acérées…


l’histoire d’un réalisateur inspiré qui, malgré les doutes et l’adversité, allait révolutionner la façon de faire du cinéma
Comme Laurent Hopman et Renaud Roche avant eux qui nous avait entraîné avec brio dans les coulisses de la première trilogie de Star Wars avec les Guerres de Lucas, Damien Maric et Antoine Schiffers nous entraînent dans le sillage du grand requin blanc qui a fait frémir des génération de spectateurs dans Les Dents de la Mer…

Le scénariste va nous faire découvrir les coulisses du tournage de ce petit bijou du septième art, tant sur l’île de Martha's Vineyard, devenu Amity Island dans le film, qu’en pleine mer, en studio, dans les bureaux d’Universal à Los Angeles ou… dans une piscine privée… Le débutant - Quand Steven n'était pas Spielberg, planche de l'album © Casterman / Schiffers / MaricCar le tournage du film fut, comme celui des films de Georges Lucas, une véritable épopée… Certes, Spielberg avait une vision précise de ce qu’il voulait faire, bien qu’il dû modifier son film au fil des nombreuses péripéties du tournage… Entre le studio qui a voulu si souvent jeter l’éponge, les iliens qui lui étaient hostiles et les ennuis techniques et autres incidents qui l’émaillèrent, on peut dire qu’il ne fut pas de tout repos pour les acteurs comme pour le réalisateur, l’équipe technique et les producteurs qui voyaient le coût du projet doubler avant de tripler puis de quadrupler… Le scénario de l’album suit le tournage au jour le jour, montrant la tension qui ne fait qu’aller crescendo au fil du tournage. Solidement documenté et riche d’anecdotes édifiantes, la lecture de l’album s’avère passionnante. Le plus dingue est les raisons qui ont présidé à ce que le requin soit invisible une bonne partie du film. On le sait roder, on le devine attaquer les baigneurs ou marins inconscients du danger… Mais point de visuel, contraignant le spectateur à nourrir l’histoire de son imaginaire, rendant par là-même le récit plus angoissant encore… On y apprend l’apport majeur de Verna Fields, monteuse virtuose au film, Le débutant - Quand Steven n'était pas Spielberg, planche de l'album © Casterman / Schiffers / Maricque la température glacée de l’eau à cause de la période choisie pour le tournage était un réel écueil, que la rivalité bien réelle qui opposait Robert Shaw et Richard Dreyfuss ne relevait pas que de leur formidable jeu d’acteur ou que lorsque John Williams fit entendre à Spielberg la musique du film basée sur deux notes à peine, le cinéaste cru d’abord à une blague… Et pourtant, plusieurs fois récompensée, elle est l’une des clefs de voute du film, accentuant l’atmosphère oppressante de l’histoire… C’est peu dire que l’album donne envie de se replonger dans les eaux troubles d’Amity Island à la lumière de tout ce qu’on a appris en lisant l’album !

Bien sûr, Spielberg n’était pas vraiment un débutant. Il avait tourné un premier long métrage, Firelight, à à peine 17 ans, le premier épisode de Columbo, l’impressionnant et oppressant Duel et le captivant Sugarland Express… Mais c’était la première fois qu’il se retrouvait à la tête d’un tel budget et les tracas rencontré lors du tournage et son jeune âge lui ont attiré l’inimitié d’une partie de l’équipe… Rehaussé de lavis et évoquant les storyboards réalisé pour le cinéma, le dessin lâché d’Antoine Schiffers donne la furieuse impression d’avoir été pris sur le vif, comme si le dessinateur réalisait un reportage sur le tournage de cette œuvre qui allait devenir culte…

Le débutant - Quand Steven n'était pas Spielberg, planche de l'album © Casterman / Schiffers / MaricCinéphile, Damien Maric associe sa plume aux pinceaux d’Antoine Schiffers qui réalise un album évoquant un reportage dessiné sur le tournage du film, pour nous entraîner dans les coulisses d’un monument du septième art qui allait durablement bouscule la façon de réaliser un film.

Steven Spielberg n’avait que vingt-sept ans et une poignée de film à son actif lorsque les Studios Universal lui confièrent l’adaptation du roman de Peter Benchley, ignorant qu’il allait signer son premier chef d’œuvre et le premier blockbuster de l’histoire du cinéma. Mais rien ne se déroula comme prévu et le tournage fut une véritable aventure, pleine de rebondissements, d’engueulades, d’incidents, de pannes et d’impondérables qui faillirent hypothéquer le tournage…

Truffé d’anecdotes authentique et souvent méconnues du profane, porté par une narration alternée bougrement efficace et un dessin au lavis évoquant les storyboard d’un film, l’album nous montre les coulisses d’un film qui aurait pu ne jamais voir le jour, révélant notamment les raisons qui ont poussé le réalisateur à ne pas montrer le fameux requin durant une bonne partie du film… Les doutes qui ont présidé aux débuts du tournage s’efface lorsque l’on voit le film prendre peu à peu corps, reconnaissant le tournage de l’une ou l’autre séquence culte qui ont durablement hanté les spectateurs… L’album refermé, on a furieusement envie de se replonger dans les eaux troubles d’Amity Island, pour tenter de percevoir la tension, bien réelle, entre Robert Shaw, alias le capitaine Quint, et Richard Dreyfuss, le biologiste, à cause de leurs façons radicalement différente d’aborder le métier d’acteur… Le débutant - Quand Steven n'était pas Spielberg est un album incontournable pour les admirateur du cinéaste et pour qui les Dents de la Mer est l’un des films cultes ayant marqué leur enfance, comme il l’a donné à des générations de réalisateurs et de spectateurs…


- Pourquoi ne pas tourer en bassin, Steven ?
- Hors de question ! C’st non négociable !
- Mais pourquoi ?
- Je ne veux pas que le film ressemble au Vieil homme et la mer. Pas question qu les acteurs soient placés devant un décor peint avec quelques nuages pour faire illusion. Je veux que tout soit aussi réel que posible ! Les scènes d’action… L’océan… Et le requin !dialogue dans les bureaux d’Universal

Le Korrigan




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