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Libertalia
Sang & Encre


Fiche descriptive

Histoire

Sang & Encre

Tome 3

Eric Omond

Olivier Martin

Olivier Martin

Delcourt

Conquistador

Août 2002

Chronique
Critique de la Série
poétique et violent

Sneak, La Plume, le charpentier et un marin, Joan la France échouent sur une île où ils sont accueillis par un vieux fou et sa fille. Le vieux fou leur parle d'un pirate qui a décidé d'installer avec son équipage une démocratie sur une île: Libertalia. Tous finissent par prendre la mer pour atteindre ce mythe. Mais, loin de leurs visions idéalistes, c'est une île fantôme qu'ils trouvent.

Ils laissent pourtant imaginer à Sneak mourant et aveugle que cette terre est idyllique. Cependant, Joan s'enfuit seul avec le bateau. C'est un "La Plume" devenu le journaliste bourgeois James Whooker que nous retrouvons quelques années plus tard à New York se remémorant ces aventures et rêvant à une presse et pourquoi pas à un pays démocratique.
un excellent album!


poétique et violent
Sang et encre se propose de nous raconter l’histoires d’une poignée d’hommes rêvant d’un idéal de liberté.
L’histoire nous est narrée par la Plume… Il se souvient qu’adolescent, il troquait l’ivresse contre du rêve dans des tavernes où, contre une choppe bien remplie, les marins lui narraient leurs aventures que le jeune homme s’empressait d’écrire. Il aurait pu tranquillement vivre ces aventures par procuration et poursuivre sa carrière d’écriveur public. Mais le destin est farceur et les aventures, il allait, bien malgré lui, les vivres.

Mais en ce temps troublés où l’Europe se déchirait pour le contrôle des mers, on a vite fait de soupçonner un jeune homme trop curieux de traîtrise. Ainsi, le Capitaine Sneak, corsaire du Roi, le fait il enlever pour lui faire passer l’arme à gauche. Mais, bien vite, cet homme dur et craint entrevoit que l’écriture est bien plus que des signes obscurs : un morceau de vie sur du papier, un fragment d’éternité… Aussi décide-t-il de conserver près de lui ce jeune homme lettré pour ne pas sombrer dans l’oubli. D’abord révulsé par la violence et le sang, la Plume fini par réaliser qu’il est devenu lui même l’un de ces marins qui le faisait tant rêver…
De corsaire, les hommes du capitaine Sneak vont devenir pirates, seul planche de salut pour avoir massacré des noblions qui les avaient humilié et trompés.
Après moult batailles furieuses et sanglantes, le Mermaid’s Blood fait escale dans l’un des nombreuses îles de boucaniers. La Plume fait la connaissance de Jean-le-Glabre, une femme déguisée en homme qui lui fera part de son douloureux passé. Elle parviendra à prendre le contrôle du navire du capitaine Sneak en faisant miroiter un fabuleux trésor à ses hommes. Mais la belle ne poursuit qu’un seul but : trouver la mort en se vengeant des ses bourreaux. Elle entraînera dans son sillage les valeureux hommes du capitaine Sneak, les vouant à une mort quasi certaine.
Seuls survivants, Sneak, La Plume, le charpentier et un marin, Joan la France, échouent sur une île où ils sont accueillis par un vieux fou et sa fille. Leur vieux fou leur parle de Libertalia, une île où une poignée de pirates avaient fondé une société idéale où « liberté » était le maître mot.
Mais du rêve à la réalité, il y a parfois un gouffre dans lequel sombrent les rêves.

Sang et Encre est avant tout un conte de flibuste, une histoire pleine de sang et de poésie. Si l’aventure est passionnante, c’est surtout le destin de ces hommes épris de liberté que l’on retiendra. Comme le capitaine Achab, il poursuivrons leur chimère jusqu’à la mort et l’oubli. La Plume, devenu journaliste, ouvre et clôt ce récit. Entre ces deux parenthèses, une vie s’écoule, une vie faite de violence, de fureur et de sang, mais une vie durant laquelle il a poursuivit le plus beau des rêves. Si l’intrigue concoctée par Eric Omond est digne d’intérêt, c’est son style, très littéraire, qui captive d’emblée. Le rapport du capitaine Sneak à l’écrit et ses rêves utopiques de liberté en font une série des plus originale.
Le trait de d’Olivier Martin évolue au fil des tomes mais reste sobre et épuré. Certaines cases, par leur construction et leur mise en couleur font penser à certains travaux de Moebius. Son style et ses mises en couleurs peuvent surprendre mais servent bougrement bien cette histoire pleine de sensibilité. Les couvertures des deux premier tomes sont magnifiques et fort bien construites.

Je suis personnellement tombé sous le charme de cette bande-dessiné pour sa tonalité si particulière et pour la façon fort séduisante d’aborder ce récit et de le conclure…
Le Korrigan




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Inspiration jeux de rôle

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Pavillon Noir est un jeu de rôle basé sur l'histoire de la piraterie, qui couvre près de trois siècles depuis les Caraïbes jusqu'aux Indes Orientales, en passant par l'Afrique ou même l'Europe. Les joueurs sont appelés à interpréter flibustiers, gueux des mers, corsaires ou boucaniers et à se tailler une place dans la légende de la piraterie, aux côtés de l'Olonnais, Barbe Noire et autres Rackham le Rouge.