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Quelque part entre les ombres
Blacksad


Fiche descriptive

Policier

Blacksad

Tome 1

Canales Juan Diaz

Guarnido Juanjo

Guarnido Juanjo

Dargaud

2000

Chroniques
Critique de la Série
Pour ronronner de plaisir...
Quelque part entre les ombres
C'est bô !

un must!
Arctic-Nation
C'est bô (bis) !
Ame Rouge
Rouge Passion
Amarillo
Route 66

Un chat détective, la cigarette au museau, enquête sur le meurtre de son ex entre serpents tueurs à gage, cochon barman, rhinocéros gardes du corps et chien policier.

Disney ? Oui un Disney buvant du bourbon, fumant des sans filtre, jouant du blues et préférant Marilyn à Minnie.
un chef d'oeuvre!


Pour ronronner de plaisir...
Blacksad est un polar noir, un vrai, et son héros homonyme au pelage sombre y est un détective privé se débattant entre les emmerdes et les horreurs du monde moderne, quelque part dans des années 50 alternatives.
La série rend hommage à ce genre littéraire et cinématographique, et en est au demeurant l’un des plus beaux flambeaux récents.

Les personnages zoomorphes, comme il a déjà été dit justement, permettent au lecteur de les situer directement sans avoir à les décrire trop poussivement, ce qui permet de faire la part belle à l’intrigue proprement dite et aux pensées du héros (cet aspect me rappelle la série TV « Mike Hammer », bien que je n’en fusse pas un inconditionel). Le tout est bien ficelé, efficace et aussi ordinairement glauque que ne peut l’être la réalité.

Dans le monde de Blacksad, les privés sont des chats, bien sûr, mais les boxers sont des gorilles, les journalistes des fouines et les financiers des lézards au sang froid. Par des analogies du même acabit (cf. « Artic-Nation », ou John Blacksad se retrouve opposé à une société de zoomorphes blancs et xénophobes), les auteurs nous entraînent quelque part entre les ombres de notre propre monde. C’est peut-être là la grande force de la série, qui ne présente qu’un reflet à peine déformé de ce que nous sommes.

Les dessins y sont bien sûr pour quelque chose. Nerveux et sombres, ils rendent l’action inhérente au genre plus percutante que celle d’un film. Les décors typiques des Etats-Unis des fifties oscillent entre l’hollywoodien et l’industriel, à la fois sombres et écrasants, de la ruelle crasse au building de verre et d’acier. Les personnages, tous plus caricaturaux les uns que les autres, témoignent d’une solide base zoologique, car Juanjo sait en faire ressortir les traits saillants avec maestria, pour mieux nous marquer.

Au final, Blacksad est une claque bédéistique comme on en compte peu. En à peine deux tomes (et ce n’est pas fini), notre chat noir s’est d’ores et déjà imposé comme un classique non seulement de la BD, mais peut-être aussi du genre…

Après ça, vous redemanderez de la pâtée pour chat smiley.
Keenethic

un chef d'oeuvre!


un must!
Il est des séries qui vous séduisent dès le premier coup d'oeil... Blacksad est de celle là...

Le trait et les couleurs de Guarnido y sont sans doute pour quelque chose... Le dessin, éblouissant et envoûtant, est réelement à part. Les couleurs magnifiques. Et la mise en scène, empreintée au cinéma hollywodien est d'un dynamisme rare...

Les héros animaliers apportent une touche particulière à l'ensemble. Le caractère des personnages est ainsi présenté dès leur première apparition, sans avoir à les développer. On comprend aisement que Blacksaad, le chat detective est un solitaire entier et impitoyable, le serpent un être froid et perfide... Tous les personnages sont soignés et font d'excellents seconds rôles qui renforcent l'ambiance général de l'album...

Une des BD les plus marquantes de ces 5 dernieres années...
Le Korrigan


un excellent album!


C'est bô !
Si le fond reste classique (récit Noir avec burberrys, privés alcooliques, années 50 et strip teaseuse) la forme - elle - est carrément déroutante.

L'utilisation de personnages zoomorphes (le héros est un chat, le gros bras un gorille, etc.) ancre cette étrange bédé autant du côté de Walt Disney que de celui de Chandler. Les dessins splendides semblent d'ailleurs se placer exactement au point de rencontre inattendu de ces deux influences.

Notons également les tours de forces graphiques de certaines planches - en particulier les bastons viriles à coups de poings dans la gueule - où les mouvements sont rendus comme dans peu de bédés. Je crois me souvenir que le dessinateur a fait ses classes dans le dessin animé. En tout cas j'ai rarement vue des cases aussi mouvementées !

Jetez un oeil dessus si vous en avez l'occasion, ça vaut le déplacement.
Léo



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Inspiration jeux de rôle

Cette fiche est référencée comme inspi pour 1 jeux de rôle.

L’Amérique des années 1950, sombre et sordide, où le crime paie… Plongez dans l’atmosphère des romans policiers de série noire, incarnez des personnages anthropomorphes de [B]Blacksad[/B] et résolvez des affaires complexes… Serez-vous intègres, saurez-vous distinguer le bien du mal? Détectives, il est temps de mener l’enquête !