Haut de page.

La tête en feu
Le fils de l'officier



Fiche descriptive

Histoire

Le fils de l'officier

Tome 3

Patrick Cothias, Patrice Ordas

Christelle Galland

Sébastien Bouët

Bamboo

Grand Angle

29 janvier 2014


13€90
Chronique
La tête en feu
Fatalitas!

Le parcours bouleversant d’un jeune homme ayant osé se rebeller contre le destin...

Échaudé par les mensonges et les manipulations de l’avocat Maître Merzin, et persuadé que son idylle avec Aurélie est vouée à l’échec, Sidoine reprend la route une fois encore.

Sur son chemin, il se retrouvera plongé malgré lui au coeur des premières batailles de la Grande Guerre. Cet événement fera la lumière sur son passé et révèlera sa véritable personnalité...
un bon album !


Fatalitas!
Le fils de l'Officier nous narre l’histoire de Sidoine, un homme né sous une mauvaise étoile et dont la vie ne semble être qu’une succession de malheurs sans fins. A sa naissance, son père, officier, ne l’a pas reconnu et la camarde ne lui a pas donné le temps de connaître sa mère. Elevé par un facteur alcoolique, il n’a pas non plus eu la chance de faire des études. Autour de lui les suicides s’accumulent et l’horizon de Sidoine s’obscurcit alors qu’il s’accuse du meurtre pour que son père adoptif puisse reposer en terre consacrée. Il est envoyé au bagne pour enfant d’où il est libéré après avoir laissé une main dans une machine-outil. De retour chez lui, il se rencontre que non contant de lui avoir volé sa liberté, on lui a aussi volé les vestiges de son enfance, la maison où il a grandi étant occupée par Aurélie, la fille de son Le fils de l'officier, planche du tome 3 © Bamboo / Galland / Cothias /Ordasancien patron, une femme libre et indépendante qui exerce le métier d’institutrice. Assistée par Maître Merzin, un avocat mondain désireux de faire une carrière politique, Aurélie décide de dénoncer publiquement la violence dont peut faire preuve la société envers ceux qui sont trop faibles ou trop pauvres pour se défendre… Mais peu à peu, le doute s’immisce dans les esprits : et si Sidoine avait vraiment commis les meurtres dont il fut accusé… Se sentant une fois de plus rejeté, mue par une légitime colère, Sidoine va reprendre la route et tenter de rejoindre le front dans l’espoir d’y rencontrer son officier de père. Ce faisant, il va rencontrer son destin…

A travers ce destin foudroyé Patrick Cothias et Patrice Ordas exhume une page sombre de l’histoire de France, des parodies de justice qui sévirent dans les tranchées, de la condition des soldats bretons, des mutilés de guerre, des fusillés pour l’exemple et d’une génération sacrifiée sur l’autel de la gloire. Le propos est incisif, percutant, surtout lorsque les cloches ont sonné la fin de la guerre et que Merzin cherche à réhabiliter un fusillé pour l’exemple, affrontant par la même la Grande Muette, non sans arrières pensées politiques.
Le fils de l'officier, planche du tome 3 © Bamboo / Galland / Cothias /OrdasMais le récit de ce troisième opus semble être trop à l’étroit, comme si les auteurs manquaient de page pour dérouler leur intrigue et qu’il en avait accéléré la fin. Le doute plane toujours sur l’histoire de Sidoine, personnage torturé et ambigu qui a cette fois bien du mal à attirer la sympathie du lecteur, tout comme celle des différents protagonistes de l’histoire. Mais, aussi peu sympathique soit-il, en est-il pour autant coupable? Poursuivit par son destin, la fin de cet écorché vif cabossé par la vie ne pouvait être que tragique…

En abordant un chapitre sombre de l’histoire de France, Le fils de l'officier fait œuvre de mémoire en cette année où on s’apprête à célébrer le début de ce premier conflit mondial, sanglante boucherie où l’humanité a perdu une partie de son âme. Doté d’un fond historique solide, l’histoire de Sidoine est mise en scène avec efficacité par la jeune Christelle Galland dont le trait s’est affiné au fil des tomes.

La tête en feu clos un triptyque convaincant peut-être trop dense pour apprécier l’histoire à sa juste valeur… Mais la série n’en reste pas moins édifiante et captivante pour tout amateur d’histoire…
Le Korrigan




Inspiration jeux de rôle

Cette fiche est référencée comme inspi pour 1 jeux de rôle.

Maléfices a pour cadre la France de la Belle Époque (1870-1914), où les superstitions campagnardes et la mode citadine du spiritisme côtoient la pensée scientifique.
Crimes se déroule à la même époque et inscrit dans la tradition des littératures classique, fantastique et horrifique du XIXe siècle.