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Queendomino
Queendomino


Fiche descriptive

Jeux familial

Blue Orange

Bruno Cathala

Cyril Bouquet

Blue Orange

2 à 4 joueurs

8 ans et +

25 mn

octobre 2017


26€90
Chronique

Dans Queendomino, vous incarnez un Seigneur en quête de terres pour étendre son Royaume.

Récupérez les meilleures terres et construisez judicieusement les bâtiments les plus prestigieux et qui sait, vous vous attirerez peut-être les faveurs de la reine. Mais méfiez vous du dragon et de vos fourbes adversaires !

Un 7eme paysage fait son apparition : les villes, dans lesquelles vous allez pouvoir construire des
bâtiments.

Ces bâtiments vont vous rapporter des bonus en cours de partie, comme des chevaliers, que vous enverrez collecter l'impôt, ou des tours, qui vous permettront d'accueillir la Reine !

Ils vous permettront également de marquer des points de victoire de multiples façons différentes et vous offriront donc plusieurs stratégies possibles.
un excellent jeu!


Scoop : la Reine ne s’épile pas!
Après l’excellent Kingdomino fort justement récompensé par le prestigieux Spiele des Jahres 2017, Bruno Cathala revisite et enrichit les mécanismes du jeu pour nous proposer un jeu plus velu qui ravira les amateurs du premier opus tout en faisant un appel du pied aux joueurs confirmés…

Règles et matériel

Queendomino, the Queen herself! © Blue Orange / Bouquet / CathalaPorté par les dessins acidulés de Cyril Bouquet, le jeu est on ne peut plus attirant… La boîte, légèrement plus grande pour y caser le matériel du jeu s’avère tout aussi jolie que celle de Kingdomino. L’illustrateur s’en est encore donné à cœur joie, truffant ses tuiles de personnages et animaux particulièrement sympathiques qui apportent une dose de fraîcheur au jeu… Les tuiles bâtiments s’avèrent elles aussi très réussies, avec une iconographie suffisamment claire pour ne pas avoir à se référer à la règle en cours de partie… Bien qu’assez petits, les meeples chevaliers sont vraiment très chouettes , de même que les tours… Un carnet de feuilles de score très bien pensé permet de rendre très fluide le décompte final…

Pour une meilleure lisibilité de chaque royaume, peut-être aurait-il mieux fallu que les chantiers figurent en gris sur les tuiles Paysage pour voir immédiatement ses chantiers libres… mais l’ensemble s’avère néanmoins élégant et ergonomique…

Queendomino, quelques tuiles Paysage... © Blue Orange / Bouquet / CathalaLa lecture des règles (8 pages à peine) est particulièrement fluide… Les joueurs de Kingdomino seront en terrain connu bien que les tuiles bâtiments viennent ajouter de nouveaux mécanismes. Des variantes permettent de combiner les tuiles du jeu avec celles de Kingdomino

Contenu de la boîte: 48 tuiles Paysage, 32 tuiles Bâtiment, 22 meeples Chevalier, 15 figurines Tour, 42 pièces (de valeur de 1 à 9), un plateau Bâtisseur, 1 figurine Reine, 1 figurine Dragon, 1 carnet de score et, pour chacun des 4 joueurs, 2 meeples Roi, une tuile de départ et 1 château en 3D


Déroulement d’une partie

Queendomino, pour une poignée de sous... © Blue Orange / Bouquet / CathalaMise en place
Bien qu’un chouillat plus longue que celle de Kingdomino, la mise en place n’en reste pas moins extrêmement rapide… Chaque joueur reçoit tuile de départ, château, 7 pièces et 1 chevalier.
On dévoile autant de tuiles Paysage que de joueurs et on place aléatoirement les meeples Roi de chaque joueur dessus. On crée de la même façon une seconde colonne de tuiles Paysage. On dévoile 6 tuiles Bâtiments qui sont placées sur le plateau Bâtisseur… L’édification des royaumes peut commencer…

Queendomino, quelques tuiles Paysage... © Blue Orange / Bouquet / CathalaDéroulement
A son tour de jeu, le joueur doit ajouter le domino à son Royaume (une case au moins doit être contiguë à une autre de même type et le Royaume doit s’inscrire dans un carré de 5x5).
Il peut ensuite, facultativement envoyer un ou deux Chevalier Prélever l’impôt sur ce domino (et gagner autant de pièces que le nombre de cases du domaine), Construire un Bâtiment (sur un chantier libre et éventuellement récolter Tour ou Chevalier) et/ou Payer le Dragon pour détruire un Bâtiment du plateau Bâtiment…
Enfin, il doit placer son roi sur un domino libre de la colonne suivante…

Queendomino, le carnet de score, une aide précieuse © Blue Orange / Bouquet / CathalaLe joueur possédant le plus de tours s’empare du pion Reine qui équivaudra à une couronne supplémentaire dans le domaine où elle sera posée…

Fin de partie
La partie s’achève lorsque la dernière colonne de dominos est utilisée… Le joueur possédant la Reine la rajoute dans le domaine de son choix…

On procède alors à un décompte : chaque domaine (cases contigus de même type) rapporte un nombre de points égal au (nombre de couronne x nombre de cases). Chacun gagne en outre 1 point par tranche de 3 pièces… A cela s’ajoute les bonus dépendant des bâtiments construits… Le joueur totalisant le plus de points remporte bien évidemment la partie…

l’Avis de la Rédaction

Queendomino, aperç du matériel © Blue Orange / Bouquet / CathalaDe par chez nous, Queendomino comptait parmi les jeux les plus attendus de cette fin d’année… Nous étions comme bien d’autres tombés sous les charmes de Kingdomino qui alliait simplicité et profondeur, en faisant un jeu résolument grand public qui méritait amplement les honneurs reçus…

Queendomino reprend les mécanismes du jeu originel mais vient ajouter un élément qui va venir un brin complexifier le jeu, multipliant les façons de scorer: les bâtiments… Chacun des bâtiments a un coût qui n’est pas intrinsèque à l’édifice mais dépend que de sa place sur le plateau des Bâtisseurs. Les bâtiments n’étant décalés, et le plateau complété, qu’à la fin de la manche…

Queendomino, sur cette dalle, je bâtirais mon royaume... © Blue Orange / Bouquet / CathalaLes Bâtiments ont plusieurs rôles, le principal étant d’apporter des bonus substantiels lors du décompte final… Ces points peuvent être fixes ou dépendre du nombre de domaines d’un type donné, du nombre de Tours ou Chevaliers présents dans le Royaume…
Mais à cela s’ajoutent d’autres effets tout aussi intéressants, à commencer par les Chevaliers que l’on peut recruter et ajouter à sa réserve et les Tours qui confère au joueur possédant la majorité le contrôle du pion Reine… Un pion extrêmement puissant qui permet d’ajouter une couronne dans le domaine de son choix… Les joueurs de Kingdomino comprendront rapidement que le contrôle de la Reine peut infléchir la victoire!
Des Couronnes figurent sur certaines tuiles, permettant de comptabiliser une ville comme un domaine…
Enfin deux autres tuiles permettent d’obtenir des bonus en fonction du nombre de Chevalier ou de Tour présents dans le Royaume lors de la levée d’impôts

Complétant à merveille les options offertes par l’achat de Bâtiments, le pion Dragon est une excellente trouvaille, permettant aux joueurs les plus pauvres d’empêcher un Crésus de s’emparer d’un Bâtiment trop lucratif…

Queendomino, un inquiétant dragon... © Blue Orange / Bouquet / CathalaTout cela ajoute accentue la dimension stratégique de l’ensemble tout en ajoutant une composante de gestion non négligeable : il faudra gérer sa réserve de Chevalier, source de revenus non négligeable, de son argent, car sans argent le choix de bâtiments se retrouve réduit à sa portion congrue (un seul bâtiment par manche est gratuit)… mais aussi gestion de ses chantiers, indispensables à la construction de Bâtiments… Et il n’y a que 20 cases Chantier répartis sur les tuiles du jeu… La lutte pour s’en emparer sera certes âpre mais il faudra surtout bien réfléchir avant d’y construire un Bâtiment, pour être bien sûr que ce soit LE bâtiment qu’il vous faut, et ne pas gâcher bêtement un chantier…
Queendomino, quelques tuiles Paysage... © Blue Orange / Bouquet / Cathala
Kingdomino est et demeure un jeu formidable susceptible de plaire à un très large public grâce à des règles simplissimes et une profondeur de jeu savamment étudiée… Cela en fait un formidable outil pour initier de nouveaux joueurs au jeu de société « moderne »…

Reprenant son ossature, Queendomino vient l’enrichir en ajoutant un élément ludique supplémentaire : les bâtiments… Ce faisant, Bruno Cathala permet à ces joueurs de franchir une nouvelle étape en s’appuyant sur l’expérience ludique vécue avec Kingdomino pour les entraîner en douceur vers un jeu à peine plus complexe mais indéniablement plus riche…

N’allez pas croire qu’il faut être passé par Kingdomino pour vous essayer et apprécier sa Reine! Elle a bien des atours pour charmer les joueurs plus confirmés… Mais une chose est sûre, la reine ne s’épile pas et est bien plus velue que son mari! Mais j’y songe…

Le ventre de la Reine ne s’arrondit-il pas? Peut-on légitimement espérer un Princedomino? Avec de tels parents, il serait promis à un bien bel avenir ludique!



On aime...

le matériel coloré et attractif
les règles toujours simples et fluides
les nouvelles stratégies offertes par les Bâtiments
la savoureuse impression du pareil mais différent
la possibilité de combiner Queendomino et Kingdomino pour jouer à 5 ou 6 joueurs

On n'aime pas...

pour les joueurs débutants, lui préférer Kingdomino… encore que…
Le Korrigan




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Inspiration jeux de rôle

Cette fiche n' est référencée comme inspi pour aucun jeux de rôle.