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Je vais rester
Je vais rester


Fiche descriptive

Roman Graphique

Lewis Trondheim

Hubert Chevillard

Hubert Chevillard

Rue de Sèvres

2 mai 2018


18€

9782369812289

Chronique
Je vais rester
La vie après

On se construit avec tout ce qu'on rencontre ... Et je vous ai construit un peu ? C’est l’été, Fabienne et Roland arrivent à Palavas pour une semaine de vacances. Il a tout organisé, réservé, payé et noté dans un carnet les moments importants du séjour.

Un accident tragique survient alors qu’ils n’ont pas encore déposé leurs bagages à l’appartement... et elle se retrouve seule. Contre toute attente, elle décide de rester sur place et faire ce qui était prévu. Son hébétude et son déni laisseront-t-ils de la place à l’imprévu ?...
un chef d'oeuvre!


La vie après
Je vais rester, planche de l'album © Rue de Sèvres / Chevillard / TrondheimLewis Trondheim est décidemment un auteur inclassable qui explore de nombreux genres avec le même talent. Pour mettre en scène son récit intimiste aussi touchant que troublant, Hubert Chevillard, dessinateur du Pont dans la vase (sur un scénario de Sylvain Chomet) reprend (enfin!) ses crayons…

C’est l’été. Fabienne et Roland arrivent à Palavas pour une petite semaine de vacances. Alors qu’ils doivent attendre que leur appartement se libère, ils vont faire quelques pas en bord de mer… Le vent du large souffle, fortement, emportant une plaque de métal qui vient décapiter Roland, laissant Fabienne seule…

Sans qu’on sache pourquoi, elle va décider de rester et de suivre scrupuleusement le programme qu’avait élaboré Robert dans son carnet…


Un récit touchant, troublant, drôle et poétique…
Je vais rester, planche de l'album © Rue de Sèvres / Chevillard / TrondheimCe nouvel album de Lewis Trondheim n’est pas sans évoquer l’œuvre de Pascal Rabaté ou d’Étienne Davodeau par la façon dont il nous donne à ressentir les émotions de ses personnages avec une économie de moyens et une facilité désarmante.

Plein de charmes et de poésie, son récit évoque de façon étrangement décalée le deuil et la vie qui continue, malgré tout… La fin brutale et pour le moins impromptue de Robert la laisse seule et désemparée… Indéniablement, il y a une part de déni dans sa réaction incongrue de s’accrocher à ces vacances qui furent, on s’en doute, très attendues… Mais il faut du temps à chacun pour accepter l’impensable… Malgré le drame, le monde continue de tourner, les gens de rire et de s’aimer, comme en témoigne ces bribes de vie qu’elle observe, impassible, comme étrangère au monde qui l’entoure…

Une rencontre va peut-être la ramener dans le monde des vivants, ce monde dans lequel elle va rester de longues années encore, malgré la douleur et le deuil…
Je vais rester, planche de l'album © Rue de Sèvres / Chevillard / Trondheim
Le dessin d’Hubert Chevillard est empli de tendresse et d’une douce poésie. Avec une facilité qui n’est sans doute qu’apparente, il parvient à saisir l’émotion de chaque instant, soulignant l’humour qui émaille les situations et les dialogues très cinématographiques de l’album avec une tendresse et une sensibilité saisissante.

Avec Je vais rester, Lewis Trondheim aborde le deuil de façon touchante, troublante, drôle et poétique et le dessin du trop rare Hubert Chevillard est en parfaite osmose avec son récit intimiste…

Après le choc et le déni, Fabienne va peu à peu retourner dans ce monde dans lequel elle devra rester, alors que son Robert s’en est allé… « On se construit avec tout ce qu'on rencontre »... On se reconstruit, aussi, au fil des rencontres…

Un album sensible qui ne laissera personne indifférent…


On se construit avec tout ce qu'on rencontre . Paco
Le Korrigan




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Inspiration jeux de rôle

Cette fiche n' est référencée comme inspi pour aucun jeux de rôle.