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Concordia Venus
Concordia Venus


Fiche descriptive

Grand Jeux

Matagot

Mac Gerdts

Marina Fahrenbach, Dominik Mayer

Surfin' Meeple

2 à 6 joueurs

14 ans et +

80 mn

janvier 2019


64€90
Chronique
Concordia Venus
veni vidi ludi

Avec l'aide de Vénus, la déesse de l'amour et de l'intimité, deux partenaires travaillent ensemble lors d'une partie de Concordia tout en rivalisant contre une ou deux autres équipes. Une compréhension mutuelle et une planification coordonnée sont essentielles à la réussite d'un couple harmonieux.

Venus propose également une nouvelle variante de jeu stimulante pour 2 à 5 joueurs. Avec du matériel de jeu supplémentaire pour un sixième joueur et de nouveaux plateaux de jeu, Concordia Venus peut être intégré au jeu de base et à toutes les extensions Concordia précédentes, y compris Salsa.

un chef d'oeuvre!


veni vidi ludi
Dans Concordia Venus, les joueurs incarnent une dynastie romaine désireuse de profiter de la Pax Roman pour étendre son influence et prospérer.

Règles et matériel

Concordia Venus, le dos des cartes © MatagotLe poids et le format atypiques de la boîte laissaient augurer un matériel foisonnant et le fait est que nous ne sommes pas déçus ! La boîte regorge de matériel : meeples figurant des ressources, des villas, des colons maritimes ou terrestres, des cartes magnifiquement illustrées par Marina Fahrenbach et Dominik Mayer, des jetons Cité, des marqueurs et des monnaies, des pistes de cartes et des plateaux individuels figurant des entrepôts… Sans oublier les deux superbes et magnifiques plateaux réversibles couvrant l’ensemble de l’Empire…

Seul ombre au tableau : l’absence de thermoformage permettant de ranger ce somptueux matériel, remplacé par de multiples sachets… Ce qui ne facilite pas l’installation du matériel…

Concordia Venus, le deck personnage de départ © MatagotLe livret de règles (6 pages en accordéon auquel il fait ajouter la feuille de résumé où figure notamment la mise en place) s’avère de prime abord quelque peu déroutant… Après une explication assez sommaire du jeu, suit (sur 3 pages) un descriptif détaillé des différentes cartes du jeu. Enfin, le livret se referme sur la description de la fin de partie et du décompte (après une rubrique portant sur les règles additionnelles et des règles spéciales pour le mode par équipe)… Déroutant donc… Mais il suffit de garder un œil sur le matériel en lisant les règles et tout s’éclaire aussitôt…

Une petite erreur semble s’être glissée dans la règle : le premier joueur se voit attribuer plus d’argent que les suivants alors qu’il est clairement avantagé, contredisant le dos des plateaux entrepôts, plus cohérents…

Concordia Venus, tuiles aide de jeu © Matagot
Contenu de la boîte: 100 meeples marchandises (brique, blé, outil, vin et tissu), 2 plateaux réversibles, 1 Piste de cartes (à assembler), 1 tuile Praefectus Magnus, 30 jetons Cité, 24 marqueurs Bonus, Pièces de monnaie (de valeur 1,2,5 et 10 sesterces), 1 marqueur joueur actif, 1 feuille de résumé, 42 cartes Personnage à acheter, 1 carte Praefectus Magnus, 6 aides de jeu, 1 carte Concordia et, et, pour chacun des 6 joueurs : 1 entrepôt, 15 villas, 3 colons maritimes, 3 colons terrestres, 1 marqueur de score et 10 cartes Personnage de départ.


Déroulement d’une partie

Concordia Venus, Plateau individuel, verso : aide à la mise en place © Matagot Mise en place
La mise en place du jeu n’est pas des plus rapides… Ou tout au moins elle s’avère un brin laborieuse pour la première partie, le temps de trier les cartes en fonction de la configuration choisie (individuelle ou par équipe) et de bien comprendre où on doit poser tout ce foisonnant matériel… Mais, passée la partie de découverte, elle s’avère plutôt fluide pour un jeu de cet acabit… A noter que le verso des Entrepôts explique clairement le matériel dont dispose chaque joueur en début de tour, ce qui est une aide précieuse !

Déroulement
La mécanique du jeu est quasi minimaliste : à son tour de jeu, le joueur pose une des cartes de sa main et en applique les effets… Ni plus, ni moins…

Fin de partie
Concordia Venus, carte Bonus Concordia © Matagot La partie prend fin si un joueur pose sa dernière villa ou achète la dernière carte Personnage de la Piste des cartes. Il s’empare alors de la carte Concordia (qui lui rapportera 7 points) et ses concurrents jouent une dernière fois…

On procède alors à un décompte : chaque carte est associée à un dieu qui récompense son propriétaire en points de victoire selon des modalités différentes (nombres de colons, de province occupée, de type de marchandises différentes, etc…).

Le joueur totalisant le plus de points rempote la partie, assurant l’avenir de sa dynastie…

l’Avis de la Rédaction

Concordia Venus, visuel © Matagot Mac Gerdts a créé avec Concordia un petit bijou ludique dont les mécanismes s’avèrent délicieusement fluides…

Passé l’écueil de la mise en place (par ailleurs plutôt fluide après la partie de découverte), les règles s’expliquent en une poignée de minutes, même s’il faudra prendre le temps de bien expliquer chacune des cartes pour lever d’éventuelles ambiguïtés...

[EncartD]Les colons de Catane pour joueurs exigeants…[/EncartD]Mais, dès les premiers tours, on perçoit la profondeur vertigineuse du jeu et l’élégance des mécanismes de ce jeu de développement d’où le hasard est (presque) banni. A son tour, le joueur devra jouer une carte de sa main qui pourra lui permettre de déplacer des colons et construire des villas, d’acheter ou de vendre des marchandises, de recruter de nouveaux personnages, de tirer profit des provinces et de gagner de l’argent ou des marchandises, d’activer l’effet de la dernière carte jouée (par soi ou par un adversaire), de produire un type de marchandise donnée ou de récupérer les cartes précédemment jouées et de poser un nouveau colon sur la carte… Un éventail de choix conséquent d’autant qu’ils se combinent de façon savoureuse…

Concordia Venus, jetons Cité © Matagot Chacun des mécanismes s’inscrit dans un tout cohérent et parfaitement raccord avec la thématique: de l’entrepôt aux emplacement limités qui s’agrandit alors que de nouveaux colons arpentent l’Empire ; du coût des villas qui augmente lorsque la cité s’agrandit en passant par le commerce lucratif mais exigeant ou le recrutement de nouveaux personnages dont le coût est un subtil mélange entre la puissance de la carte et son emplacement sur la Rivière ; sans oublier les Préfets qui permettent de faire produire une région ou d’engranger des monnaies sonnantes et trébuchantes ou le précieux Tribun permettant de refaire sa main et, d’éventuellement, placer un nouveau colon…

Concordia Venus, Plateau individuel, un magnifique entrepot © Matagot Dans Concordia : Vénus, les joueurs ont, au sens propre comme au figuré, toutes les cartes en main… A eux d’en user avec sagesse pour optimiser au mieux chacun de leurs coups en les inscrivant dans un timing précis qui est la clef de la victoire… Et cette subtile gestion de main est le centre névralgique de Concordia : Venus
Dans bon nombre de jeux, on peste lorsqu’un joueur nous souffle sous le nez la carte qu’on convoitait d’acquérir à son tour de jeu à l’aide de son Sénateur ou de son Consul… Mais cet effet est ici grandement atténué par le fait qu’on pourra toujours en profiter par le truchement du Diplomate une fois que l’adversaire l’aura joué… Mais on ne sera plus dès lors maître des horloges, ce qui ne sera pas sans poser de problèmes ! Mais cet artifice mécanique s’avère ludiquement génial

Concordia Venus, Monnaies sonnantes et trébuchantes © Matagot Le jeu n’est clairement pas fait pour les opportunistes… Chacun devra imaginer et mettre en œuvre une stratégie à long terme pour espérer pouvoir gagner… Religion polythéiste oblige, il y a bien des manières de scorer et l’achat des nouvelles cartes Personnage devra être pensé tant pour leur effet immédiatement activable en cours de partie que pour les points de victoire qu’elle permettra d’engranger en fin de partie, dépendant de la divinité à laquelle elle est liée… Car plus on aura de cartes d’un dieu donné en fin de partie et plus on engrangera de points de victoire selon les modalités de ce dieu ! Il faudra bien sûr infléchir ponctuellement sa stratégie… mais n’imaginez pas pouvoir en changer alors que se profile la fin de partie !

Si le jeu est captivant en mode individuel, il s’avère absolument passionnant en jeu par équipe, modifiant subtilement le déroulé des parties : lorsqu’un joueur active un Personnage et effectue son action, c’est au tour de son partenaire d’effectuer cette même action avant de passer au joueur suivant… Et si les ressources sont individuelles, on peut puiser dans le pécule de son équipier ! Dans cette configuration, le jeu offre une expérience ludique unique et savoureuse

Ajoutons à cela des plateaux aux physionomies très différentes qui sont autant de scénarios offrant une grande rejouabilité et des cartes Personnage dépendantes du nombre de joueurs et vous obtenez l’un des petits chefs d’œuvre ludique incontournable de l’année 2020

Concordia Venus, visuel © Matagot En mode individuel, Concordia Vénus est un jeu de développement et de gestion de main exigeant mais absolument captivant dont les règles minimalistes masquent un jeu d’une grande richesse et d’une grande profondeur stratégique…

Mais le formidable potentiel du jeu se révèle plus encore dans le mode Equipe qui offre une expérience de jeu grisante et particulièrement enthousiasmante…

Ajoutons à cela un matériel superbe et immersif et des mécanismes cohérents et parfaitement raccords avec la thématique, une grande rejouabilité et des parties nerveuses et disputées quelle que soit la configuration et vous obtenez… l’un des chefs d’œuvre ludique de l’année 2020…



On aime...

le matériel superbe et bien pensé
les règles élégantes et épurées
la richesse et la profondeur du jeu
la finesse des interactions
le mode par équipe qui est juste une tuerie


On n'aime pas...

un seul regret : ne pas avoir découvert Concordia plus tôt !
Le Korrigan




Inspiration jeux de rôle

Cette fiche n' est référencée comme inspi pour aucun jeux de rôle.