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Sous un ciel moins gris
Air



Fiche descriptive

Science-Fiction

Air

Tome 1

Philippe Pelaez

Francis Porcel

Francis Porcel

Bamboo

Grand Angle

30 août 2023


16€90

9782818993439

Chronique
Sous un ciel moins gris
C’était demain…

Qui contrôle l'air, contrôle l'humanité... Depuis que des météorites se sont écrasées sur le permafrost, libérant des bactéries rendant l'air irrespirable, la population est obligée de s'équiper de masques pour survivre.

L'État, qui gère la distribution d'air, s'est lancé dans la construction d'aéronefs censés aspirer les particules nocives et rendre l'atmosphère à nouveau respirable.

Mais un mystérieux groupe terroriste sabote systématiquement les vaisseaux. Troy Denen, un membre du Comité central, est chargé d'infiltrer le réseau rebelle pour découvrir qui se cache derrière le complot.
un excellent album!


C’était demain…
Air, planche du tome 1 © Bamboo / Porcel / PelaezUne pluie de météorites s’est abattue sur la Terre, détruisant le permafrost et libérant des bactéries qui y étaient enfermées et qui ont rendu l’atmosphère de notre planète irrespirable. Depuis, les survivants sont obligés de s’équiper de masques pour survivre alors que l’oxygène raréfié est distribué avec parcimonie par un gouvernement autoritaire…

L’Etat a lancé un ambitieux programme de construction d’aéronef destinés à filtrer l’air vicié pour le rendre respirable mais un mystérieux groupe terroriste sabote systématiquement ces vaisseaux, condamnant la population à se contenter de leur ration d’air pur quotidienne… Le Comité Central charge Troy Denen d’infiltrer le réseau rebelle pour découvrir la localisation en se faisant passer pour le poseur de bombe, profitant de ce que ce dernier soit inconnu de tous…


un récit rétrofuturiste d’actualité…
L’eau sera dans l’avenir l’objet de guerres et de migrations. Mais qu’en est-il de l’air ? Le prolifique et talentueux Philippe Pelaez base son récit sur la fonte plausible du permafrost qui contient on le sait de nombreuses bactéries dont certains pourraient s’avérer mortelles pour l’homme. Mais dans Air, ce n’est pas tant l’activité humaine, cause du dérèglement qui en est la cause, mais une pluie de météorites.

Air, planche du tome 1 © Bamboo / Porcel / PelaezUne fois de plus, je suis impressionné par la capacité du scénariste à se renouveler, explorant à chaque nouvel série un genre nouveau qu’il aborde avec un angle aussi original qu’efficace… Nous nous trouvons ici dans un univers rétrofuturiste qui permet à Francis Porcel, avec qui le scénariste avait déjà signé dans mon village on mangeait des chats ou Pinard de Guerre, de donner la pleine mesure de son talent et de sa créativité…

Malgré l’originalité de l’univers, le scénariste parvient à en esquisser les contours avec une apparente facilité qui force l’admiration. Tout un déroulant un récit rythmé et passionnant, il parvient grâce à des récits croisés à donner vie à cet état totalitaire dirigé par un régent fantoche et noyauté par le machiavélique monsieur Yeiger qui entretien une faible lueur d’espoir pour mieux asservir le peuple. Son plan pour trouver le repère du réseau est tortueux à souhait et l’homme ténébreux sur lequel il repose suffisamment intrigant pour qu’on soit entraîné par cette histoire dont la fin laisse ce goût amer et cette frustration qui est le propre des excellents diptyques ! Car, contrairement à ce que j’ai cru en me lançant dans la lecture de Sous un ciel moins gris, l’album n’est pas un one-shot !

… porté par un dessin fascinant
Francis Porcel nous livre une nouvelle fois un album somptueux. Découpées avec soin, ses planches ses planches fourmillant de détails nous immergent dans cet univers rétrofuturiste somptueux et inquiétant évoquant nos années 30 teintée de steampunk et dans lequel le dessinateur fait évoluer les personnages complexes auquel la plume de Philippe Pelaez a donné naissance. Une fois encore, l’artiste espagnol sort de sa zone de confort en changeant de style et en adoptant un trait particulièrement élégant. Son travail sur la couleur est tout aussi remarquable, tant elle pose avec virtuosité les ambiances de chaque scène : des fonds océaniques où l’éclairage artificiel perce difficilement en passant par ces extérieurs oppressants baigné d’une lumière ocre-rouge presque irréelle ou ces intérieurs calfeutrés pour ne pas que l’air vicié de l’extérieur ne pénètre…

Air, planche du tome 1 © Bamboo / Porcel / PelaezAprès Bagnard de Guerre et dans mon village on mangeait des chats, Philippe Pelaez et Francis Porcel conjuguent une nouvelle fois leur talent pour nous entraîner dans un récit de science-fiction captivant…

Une pluie de météorite s’est abattue sur le permafrost, libérant dans l’air des bactéries mortelles pour l’être humain. Un régime totalitaire s’est mis en place, assurant son pouvoir par sa main mise sur l’oxygène qu’il distribue avec parcimonie à ses administrés… La résistance s’organise mais ne peut lutter efficacement contre la machine étatique et le gouvernement s’apprête à frapper un coup pour mettre un terme à ce groupe de rebelles…

Le trait élégant et les couleurs fascinantes du dessinateur espagnol esquisse avec virtuosité les contours d’un univers original et cohérent alors que l’album se referme sur un cliffhanger particulièrement frustrant… Ce premier tome d’Air est des plus prometteur et l’idée qu’un second diptyque semble d’ores et déjà prévu ne peut que nous réjouir…


Pour les anciens, respirer est le seul moyen d'empêcher l'âme d'être explusée du corps. L'homme a oublié quelle était la plus précieuse des libertés. Humer l'air. Gonfler ses poumons en fermant les yeux. Être imprégné par le parfum de l'autre. Alors nous sommes tombés bien bas. Car nous avons oublié de respirer.le narrateur

Le Korrigan




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