 Réfugié au château de Tintagel, Tristan se fait reconnaître par son oncle et lui demande de lui permettre d’affronter en duel le terrible Morholt et ainsi libérer la Cornouailles du joug irlandais. Après un combat âpre et violent, il terrasse son adversaire mais a été blessé par la lame empoisonnée de ce dernier.
Croyant sa fin proche, il prend la mer à bord d’un frêle esquif et se laisse porter par les flots qui le conduisent jusqu’en Irlande où il est recueilli et soigné par la Reine, sœur du défunt Morholt, puis par sa fille, la belle Iseult aux cheveux d’or… Lorsque le cadavre du Morholt est ramené au château, Tristan prend la fuite, de peur d’être reconnue et retourne chez son oncle, le Roi Marc, qui l’accueille en héros et qui, faute d’héritier, compte faire de lui son successeur… Ce qui n’est pas du goût des gentilhommes de la cour qui préféreraient une succession directe…
Puisant dans les textes anciens, ce second opus va voir Clotilde Bruneau nous raconter la rencontre entre le jeune Tristan et la belle Iseult. Point d’amour encore entre les deux futurs amants, ni l’un ni l’autre n’ayant encore bu le funeste philtre qui allait les faire entrer dans la légende.
_T2_pl2.jpg) Si cette partie du récit est moins connue que la suite, elle permet néanmoins d’esquisser le portrait saisissant d’un chevalier honorable fidèle à son royal oncle. Pour lui, il renonce à être désigné comme successeur à la couronne et, lorsque le roi annonce qu’il n’épousera que celle dont un oiseau vient de lui emmener un cheveu d’or, Tristan reconnaît d’emblée ceux d’Iseult. Il se propose d’aller la quérir, malgré les risques encourus, et de lui demander sa main, au nom de son oncle, afin que ce mariage scelle l’alliance entre deux pays jusqu’alors ennemis… L’histoire est ainsi en marche et bientôt, sous le charme du philtre concocté par La mère d’Iseult, Reine d’Irlande, l’un et l’autre ne pourront que succomber à l’irrépressible désir de s’unir, faisant fi de la morale et de la bienséance. Car si le récit est souvent classé dans les romans courtois, il s’en écarte par cet aspect : philtre oblige, les amants ne luttent pas contre leur désir inavouable mais s’y abandonnent corps et âme…
Le dessin de Giuseppe Baiguera entraîne le lecteur dans ces temps aventureux à la suite de ce couple mythique dont l’histoire sublime et tragique se mêle à la geste arthurienne. Les habiles crayons de l’artiste italien mettent en scène avec efficacité les acteurs du drame à venir, retranscrivant l’esprit chevaleresque de Tristan, les questionnements de Marc, la jalousie des intrigants de sa cour et la beauté solaire d’Iseult…
_T2_pl3.jpg) Second tome de la tétralogie consacré aux amants maudits, La Blessure du Morholt nous racontent la première rencontre entre le preux Tristan et la belle Iseult…
Mortellement blessé lors de son duel contre le terrible Morholt qu’il a vaincu, délivrant la Cornouailles du joug irlandais, Tristan prend la mer et se laisse porter par les flots qui le dépose sur les côtes irlandaises. Le prenant pour un barde particulièrement talentueux, la Reine d’Irlande va le recueillir et le soigner avant de l’abandonner entre les mains expertes de sa fille, Iseult. Lorsque le corps du Morholt est ramené, craignant d’être reconnu comme son meurtrier, Tristan s’enfui du château pour retrouver son oncle qui, faute de fils pour lui succéder, s’apprête à le désigner comme héritier…
Clotilde Bruneau fait montre de ses talents de conteuses pour nous esquisser le portrait chevaleresque du jeune Tristan qui, servant fidèlement soi roi, renonce à être désigné comme successeur et s’en va retourner en Irlande pour demander la main d’Iseult au nom de son oncle… Sous l’influence du philtre d’amour qu’elle et Tristan boiront par erreur, sa trahison n’en sera que plus cruelle et douloureuse. Le trait élégant de Giuseppe Baiguera nous immerge dans ces temps aventureux et met joliment en scène les personnages de ce drame qui diffère de l’amour courtois en cela que les futurs amants ne peuvent lutter contre l’irrépressible de s’unir charnellement…
- On a retrouvé un fragment d’épée fiché dans le crâne du Morholt. Ma mère conserve ce morceau de métal dans un écrin comme une relique.
- Que compte-t-elle ne faire ?
- Elle veut trouver celui qui a tué son frère grâce à cela. Elle a juré de débusquer le rsponsable et de se venger.
- Ah…dialogue entre Iseult et Tristan
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