 Allergique aux piqûres d’insecte, Elise, 11 ans, ne semble pas follement enthousiaste à l’idée de venir habiter à la campagne. Mais son père a décidé d’acheter une ferme à un apiculteur ruiné afin de s’y établir avec sa petite famille…
Hautain et sûr de lui, il accepte difficilement le refus de vendre du paysan, d’autant que son offre est bien au-dessus du prix du marché. Mais les menaces à peine voilée du père n’y font rien. Aussi lui donne-t-il rendez-vous au tribunal…
Mais, alors que la voiture d’Elise et ses parents s’éloigne de la ferme, une nuée d’abeilles cause un accident et leur voiture effectue une sortie de route violente… Alors qu’elle ‘apprête à joindre les secours avec le smartphone de sa mère, un message lui somme de ne rien en faire sans quoi ses parents seront perdus… Semblant dénués de conscience, son père et sa mère font route vers la ferme… Seule Elise pourra les sauver… Mais elle pourra compter sur Super Fanny, son amie imaginaire, tout droit sorti des livres, jeux vidéo et fims qu’affectionne la collégienne…
Retour à Trouillensac, ville imaginaire qui sert de cadre à des histoires terrifiante destinée à la jeunesse. Après deux premiers tomes plutôt réussis, les auteurs mettent cette fois-ci en scène un apiculteur dément ayant une parenté avec certains personnages des nouvelles de H.P. Lovecraft…
 On retrouve ici tout ce qui fait le charme de la série : un prologue délicieusement horrifique qui évoque ceux des épisodes d’ Alfred Hitchcock Presents, une situation en apparence ancrée dans la réalité, un père hautin convaincu que l’argent peut faire ployer tout un chacun à sa volonté… Tout dérape bien vite et une gamine de onze ans, d’abord timide et réservée, va faire montre d’un courage peu commun pour sauver ses parents… Elise est une gamine particulièrement attachante… Tout d’abord un peu perdue, elle va se montrer inventive et ingénieuse, soutenue par Super Fanny, une héroïne fictive avec qui elle va dialoguer pour se donner du courage mais qui a la fâcheuse habitude disparaître aux moments les plus critiques… Après une première séquence particulièrement angoissante, le récit de Lylian et Ingrid Chabbert va aller crescendo en intensité, avec la découverte d’une ruche gigantesque et du plan machiavélique de cet apiculteur dément désireux d’assurer la pérennité de sa ruche…
Joliment mis en valeur par le travail de colorisation et les teintes « mellifiques » de Cyril Vincent et ses effets pyrotechniques impressionnants, le trait dynamique et expressif de Paul Drouin met en scène des créatures particulièrement flippante qu’Elise va être contrainte d’affronter pour tenter de sauver ses parents… Les scènes d’actions s’avèrent particulièrement dynamique, les jeux sur les contrastes et les ombres venant renforcer l’angoisse distillée par un scénario inventif et oppressant… On retrouve comme il se doit dans les pages de garde le plan de la ville permettant de situer la Ferme aux Abeilles où se déroule l’action…
 Après le une escapade au camping et à la fête foraine de Trouillensac, Ingrid Chabbert, Lylian et Paul Drouin nous entraîne à la campagne dans la ferme d’un apiculteur dément que n’aurait pas renié HPL…
Élise, 11 ans et allergique aux piqûres d’insectes, accompagne ses parents pour acheter la ferme d’un apiculteur en passe de déposer le bilan. Devant son refus de vendre à un prix pourtant au bien dessus du marché, le père va jusqu’à menacer le paysan avant de partir, promettant que tout se réglera devant les tribunaux. En chemin, leur voiture est attaquée par une nuée d’abeilles… Si elle veut sauver ses parents transformés en zombis dénués de volonté par les abeilles, Elise devra suivre à la lettre les directives de l’apiculteur dans savoir qu’il la conduit dans un piège machiavélique…
Reprenant la structure qui a fait le succès des deux premiers opus (une intro angoissante façon Alfred Hitchcock Presents, une scène d’ouverture en apparence banale et l’intrusion d’un fantastique délicieusement horrifique dans le réel), ce troisième tom d’à faire peur met en scène une gamine en apparence timide et réservée dont le potentiel va se révéler au fil des épreuves terrifiantes auxquelles elle va être confrontée. Pour la soutenir dans cette terrifiante aventure, elle pourra compter sur une amie imaginaire tout droit sorti d’une anim et leurs dialogues en pleine action sont l’un des charmes de l’album… La monté en puissance, en intensité et en angoisse est savamment orchestrée et joliment mis en scène par le trait généreux et dynamique d’un Paul Drouin comme de coutume très inspiré. L’Apiculteur plaira n’en doutons pas aux ados qui aime à se faire peur l’espace d’un récit… Le quatrième opus s’intéressera à l’I.A. qui va envahir Trouillensac comme il envahit notre quotidien… Tout un programme !
- Et maintenant ?
- Si je veux sauver papa et maman, je n’ai pas le choix. Je dois rentrer dan cette grange et descendre dans cette cave.
- Si on veut sauver papa et maman. Je te rappelle que je suis là aussi !
- Tu es imaginaire, Fanny. Tu ne risques pas grand-chose dans cette histoire.
- Tu plaisantes ? Tu sais ce que je vais devenir si tu meurs ?
- Laisse-moi deviner. Tu vas continuer à vivre tes folles aventures dans tes livres tes jeux vidéos et tes films ? dialogue entre lise et Super Fanny
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