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Falstaff
Falstaff



Fiche descriptive

Histoire

Pierre Boisserie (d'après l’œuvre de William Shakespeare)

Goho

Jean-Jacques Rouger, Isabelle Merlet

Delcourt

Histoire et histoires

10 septembre 2026


26€90

9782413026372

Chronique

Roi de la vantardise, prince des débauchés, le truculent Falstaff parviendra-t-il à corrompre l'héritier de la Couronne ? Le personnage le plus populaire de Shakespeare dans une tragi-comédie plus irrésistible que jamais.

Hâbleur invétéré, incorrigible vantard aux rondeurs débordantes, le Chevalier John Falstaff brille davantage dans les auberges malfamées de Londres que sur les champs de bataille ! Hal, héritier de la couronne d'Angleterre, n'est pas le dernier à se laisser séduire par ce prince de la débauche qui ne craint jamais le ridicule...

Mais le jeune homme pourra-t-il échapper longtemps à son devoir, alors que la guerre revient et que son père, le roi Henri IV, souffre d'une santé défaillante ?
un chef d'oeuvre!


Le roi des débauchés
Falstaff, planche de l'album © Delcourt / Goho / Boisserie / Rouger / Merlet / ShakespeareDébauché, hâbleur, ivrogne, menteur patenté et vantard, Falstaff s’acoquine dans les bas-fonds de Londres avec l’héritier de la Couronne d’Angleterre. Il brille davantage dans les tavernes interlopes où il traîne ses rondeurs et s’enivre sans vergogne avec des putains du cru que sur les champs de bataille où il s’efforce de se tenir loin des mêlées où il risquerait de prendre un mauvais coup.

Mais la guerre embrase bientôt le royaume et la santé vacillante du roi fait que le Prince, compagnon de débauche de Falstaff pourrait ceindre la couronne plus tôt que prévu… Le chevalier bouffon pourra-t-il encore longtemps échapper à son devoir ?


Compagnon de jeunesse de Hal, futur roi Henri V, Falstaff est un personnage fictif fascinant qui apparait dans plusieurs pièces du Barde d’Avon, d’Henry IV aux Joyeuses Commères de Windsor en passant par Henry V où l’on apprend sa mort…

l’étrange vie d’un chevalier bouffon, amoral, vantard ventru…
Falstaff, planche de l'album © Delcourt / Goho / Boisserie / Rouger / Merlet / ShakespeareLibrement inspiré, dit-on, par des personnages historiques (John Fastolf et Sir John Oldcastle) le truculent Sir John Falstaff fut incarné de main de maître à l’écran par Orson Welles qui en rédigea le scénario et réalisa le film éponyme… Et force est de reconnaître qu’il a su mettre en lumière le formidable potentiel comique de ce bouffon iconoclaste, vantard, vil flatteur, impertinent et irrévérencieux qui est sans doute l’un des rôles les plus drôle né sous la plume de William Shakespeare. La seule présence de ce personnage secondaire qui n’occupait aucun rôle dans l’intrigue principale des pièces où il apparaissait apportait une coloration toute particulière à ces récits sombres et tourmentés. Pierre Boisserie s’empare de ce personnage pour écrire un album passionnant qui retrace la vie de ce parasite notoire, signant un récit enthousiasmant porté par des dialogues délicieusement percutants. Empreinte de gravité, la première séquence ancre le récit dans l’histoire et la seule apparition de Falstaff la fait basculer dans la comédie burlesque irrévérencieuse…

Le plaisir que le scénariste a pris en écrivant les aventures de Falstaff s’avère on ne peut plus communicatif et c’est en gourmet que l’on apprécie les bons mots de cet homme couard mais à l’esprit affuté qui s’avère tour à tour pathétique et flamboyant… et, étrangement, attachant… Falstaff, planche de l'album © Delcourt / Goho / Boisserie / Rouger / Merlet / ShakespeareSa relation avec le futur Henry V s’avère joliment retranscrite, de même que celle entre l’austère Henry IV avec son fils, alors qu’aux coup pendable de la jeunesse allait succéder la rigueur qu’imposera sa royale fonction…

un premier album hallucinant de maîtrise…
Difficile de croire que Goho, à l’initiative de l’album, signe avec Falstaff son tout premier album tant il maîtrise son sujet… Joufflu, ventru et plein d’assurance, son Falstaff n’est pas sans évoquer Oron Welles lorsqu’il incarnait cet irrésistible personnage. Le découpage de cet artiste qui a étudié aux gobelins et affuté son talent dans les studios d’animation de Disney s’avère fascinant. Particulièrement fluide sa narration graphique sert remarquablement le scénario enlevé de Pierre Boisserie, en faisant ressortir les aspects graves et tragique mais aussi et surtout le mordant du personnage principal et son indéniable potentiel comique… Ses compositions sont joliment mises en valeur par les couleurs délicates d’Isabelle Merlet et Jean-Jacques Rouger qui mettent eux aussi leurs pinceaux au service de l’histoire en soignant l’ambiance de chaque scène… Mais c’est surtout la formidable capacité du dessinateur à donner vie à ces personnage historiques et fictifs, à les animer de façon saisissante qui forcent l’admiration et font éclater au grand jour le talent d’un artiste qui fait déjà montre d’une grande maîtrise graphique qui laisse augurer le meilleur pour ses albums à venir…

Falstaff, planche de l'album © Delcourt / Goho / Boisserie / Rouger / Merlet / ShakespearePierre Boisserie associe sa plume alerte aux crayons déjà virtuoses de Goho pour signer une biographie d’un des rôles les plus irrésistiblement comiques du théâtre Shakespearien : Sir John Falstaff…

Vantard, irrévérencieux, amateur de bonne chair et de bon vins, membre d’une joyeuse troupe de coupe jarrets et de voleurs, Falstaff s’est lié d’amitié avec Hal, prince héritier de la couronne d’Angleterre, dans les tavernes interlopes des bas-fonds de Londres… Mais la guerre s’apprête à déchirer à nouveau le royaume et la santé vacillante d’Henry IV allait bouleverser l’étrange relation liant le futur Henry V à ce chevalier bouffon…

Personnage récurent de plusieurs pièces du Barde d’Avon, d’Henry IV à Henry V en passant par les Joyeuses Commères de Windsor, Falstaff est un personnage tout à la fois pathétique et haut en couleur qui fut brillamment incarné à l’écran par Orson Welles dans son film éponyme. Le Falstaff de Pierre Boisserie et Goho lui emprunte d’ailleurs ses traits grassouillets, son œil pétillant et ses postures délicieusement théâtrales. Les dialogues ciselé et irrésistible du scénariste se dégustent en gourmet tandis que l’action virevoltante nous entraîne dans les coulisses de l’Histoire, Falstaff étant plus un spectateur qu’un acteur du drame qui se joue en arrière-plan… Enlevé et entraînant, le scénario est superbement mis en image par Goho qui signe un premier album en tous points admirable… Il faut dire que, formé aux Gobelins, il a fait ses armes dans les studios d’animation avant de venir à la bande-dessinée et qu’il met en scène des personnages délicieusement théâtraux qu’il fait évoluer dans des décors somptueux… Tout droit sorti de l’œuvre de William Shakespeare, ce Falstaff est une petite merveille de dessin et d’écriture qui marque de son empreinte cette rentrée littéraire…


- Ainsi donc, vous allez au palais retrouver le roi ? Votre père… Si vous saviez à quel point je l’admire…
- Mon Père… Il me voit pourtant plus comme son successeur que comme son fils.
- Oh, je suppose que le métier de père et celui de roi doivent être bien différents t certainement peu conciliables. Nous voici arrivés, votre seigneurie. Sachez en tous cas que vous serez toujours l bienvenue à la Hure de Sanglier, lorsque vous voudrez échapper à votre vie princière..dialogue entre John Falstaff et le Prince Hal

Le Korrigan




Inspiration jeux de rôle

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