 Le Solitaire est le prédateur le plus redouté du Monde Cannibale. Il a tué pour se défendre, pour se nourrir et… pour le plaisir de tuer.
Ses seuls souvenirs sont ceux des actes violents et cruels qui ont forgé sa légende. Mais, arrivé au crépuscule de sa vie, une question le hante : pourquoi est-il venu au monde ? Il a vécu seul et mourra, seul… Alors à quoi bon avoir vécu ?
Las, il songe à en finir… Mais au moment de presser sur la détente, il entend le rire d’enfants qui jouent, insouciant, dans ce monde en ruine. Son instinct les désigne comme ses proies… Mais quelque chose le retient, une sensation nouvelle… qui ne lui fait pas mal… Sans le savoir, alors qu’il n’avait que la mort pour horizon, sa vie allait changer…
Avec Solo, Oscar Martin a esquissé les contours d’un monde postapocalyptique cruel, violent, cynique et désespéré. Les humains ont perdu leur humanité, des radiations ont transformé la faune en créatures anthropomorphes intelligentes et dangereuses et la Terre est devenu un immense désert hostile et mortel. Pour développer ct univers sombre et sauvage, l’auteur a donnée vie à plusieurs spin-off. Solo, A la recherche du Paron en est le dernier en date.

Dans ce récit âpre, nous allons suivre le destin d’un tueur impitoyable et cruel dont la vie a été marquée par la violence et la mort. Combattant hors pair, il a tué à peu près tout ce qui marchait ou rampait à un moment ou à un autre. Et, arrivé au seuil de son existence, il est rongé par le remord et la certitude que sa vie n’a eu aucun sens… Mais sa rencontre avec deux enfants pleins de vie, un frère et une sœur vivant avec leur père dans une casse, allait chambouler son existence… Il y a tout d’abord cette gamine qui, l’apercevant, lui offre sa poupée… un cadeau désintéressé qui laisse le Solitaire totalement désarmé… Et, lorsqu’il apprend qu’elle a été enlevée par une bande de chats nomades, il est fermement décidé à le retrouver et la ramener au siens vivante, sinon intacte…  Commence alors une quête mortellement dangereuse qui allait donner un sens à son existence, comme si ces années de combats, de violence et de sang n’avaient eu pour d’autre but que de sauver cette fragile existence… Les dialogues sont rares et les monologues nous dépeignent ce sombre guerrier tourmenté par ses actes passé de façon fascinante… Sa rencontre incongrue avec ces deux gamins insouciants et innocents est retranscrite avec subtilité, de même que le trouble qu’il ressent et ce besoin presque viscéral de les regarder vivre alors qu’il leur apporte secrètement chaque jour de la nourriture. Si ce récit s’ancre dans le Monde Cannibale dépeint dans les précédents albums, il porte en lui une lueur d’espoir, presque incongrue dans ce monde violent et impitoyable, rendant l’histoire plus prenante encore…
Le scénario d’Oscar Martin s’avère des plus poignants et il est mis en image par les crayons virtuoses de Pedro Perez. On retrouve dans l’album la force qui se dégage des planches de la trilogie originale et un sens du mouvement confondant, hérité d’un passé d’animateur studio. Il reprend les codes graphiques posés par Oscar Martin, excelle lui aussi dans la chorégraphie des séquences de combat ou dans l’expressivité des personnages humains ou anthropomorphes qui peuplent le récit. Son découpage cinématographique s’avère tout aussi saisissant que celui du créateur de la série. On retrouve à la couleur le talentueux Manuel J. Rodríguez dont on avait pu apprécier le travail sur Solo – Alphas, un autre spin-off de la série…
 Oscar Martin continue d’étoffer son fascinant univers postapocalyptique du Monde Cannibale avec la figure du Solitaire, un tueur impitoyable et cruel arrivé au crépuscule de sa vie…
Le Solitaire est le prédateur le plus redouté. Sa vie durant, il a tué. Pour se défendre. Pour se nourrir. Pour le plaisir. Mais alors qu’il n’a plus que la mort pour horizon, il est hanté par une question lancinante : à quoi bon avoir vécu seul pour finir, seul ? Au moment d’appuyer sur la détente pour mettre un terme à sa triste et inutile existence, il entend le rire insouciant de deux enfants jouant non loin de la casse de leur père… Avant, il n’aurait été que des proies pour lui… Mais quelque chose le retient de les tuer… Quelque chose qu’il n’avait jusque-là jamais ressenti…
Ce nouveau récit d’Oscar Martin est une quête de rédemption qui fait luire une fragile lueur d’humanité dans ce monde sanglant et violent… Car, rongé par les remords, le Solitaire va donner un sens à sa triste existence de prédateur en s’efforçant de sauver une gamine enlevée par une bande de chats nomades… Alors que les premiers signes de vieillesse se font ressentir, il va se lancer sur leurs traces, tenu par la promesse faite au père de la gamine de la lui ramener et par l’envie de donner un sens à sa vie. Porté par des récitatifs qui dépeignent une bête de guerre dénuée de sentiment, le récit est superbement mis en image par le talentueux Pedro Perez qui reprend et s’approprie les codes graphiques de la série. Animateur comme le fut Oscar Martin, le dessinateur espagnol excelle dans les scènes d’action et de combats acharnés ou désespérés alors que son travail sur les cadrages s’avère en tout point excellent…
Excellent album qui peut se lire indépendamment des autres, Solo - À la recherche du pardon n’en ravira pas moins les nombreux amateurs de cette série captivante et fascinante qui dépeint un monde sombre et désespéré à travers le destin d’une poignée de personnages anthropomorphes hauts en couleur…
- Je ne suis pas venu chercher un gadget. Je veux t’aider à retrouver ta fille.
- Comment. Qu’est-ce que tu sais à son sujet ? Tu as quelque chose à voir avec ça ? Tu as vu quelque chose ?
- Je comprends ta colère t ton désespoir… Mais ne commets pas l’erreur de continuer à me menacer avec cette arme.dialogue entre un père et le Solitaire
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