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Dernieres Chroniques
Bandes Dessinées


La raison des plus faibles
Thomas Revanche et de retour et il n’est pas content… Après Société Anonyme, premier tome plein de mordant, Nicolas Pothier et Jean-Christophe Chauzy remettent donc le couvert. Le jour, lunettes et cheveux gominés à la Clarck Kent, il travaille en costume cravate comme assistant de la présidente du MODEF, la plus grosse organisation syndicale de patron du pays. La nuit (mais aussi pendant ses vacances ou ses RTT), il s’emploie secrètement à redresser les torts, à poursuivre les patrons voyous faisant peu cas du droit du travail et de leurs employés. Il retourne la violence du système contre le système lui-même, rendant coup pour coup ce que la société fait subir aux petits et au sans grade… Le cynisme de la série, sa férocité et sa façon de mettre le doigt là où la société va mal fait imma[...]
Il était une fée…
Merveilleux est un ouvrage sublime et atypique concocté par un collectif d’illustrateurs particulièrement inspirés et mis en texte par Amélie Sarn, romancière, illustratrice et traductrice.

L’album propose d’effleurer l’esprit de près de cinquante contes en s’amusant à les détricoter pour en tisser une trame originale et les présenter sous un angle original et truculent. Certaines de ces histoires sont connues de tous (Ali Baba, Blanche Neige, le Petit Chaperon Rouge…) alors que d’autres sont méconnues du grand public (Sadako et les milles grues, Jorinde et Joringel, Jean de Fer…), mais toute sont (ré)écrite avec un évident talent. Amélie Sarn s’amuse à prendre le lecteur à contre-pied, changeant à loisir l’angle avec moults artifices narratifs aussi ingénieux qu’efficace. Difficile[...]
Carnet de voyage initiatique
Tsunami fait partie de ces albums rares qui vous remue à l’intérieur, de ces histoires sans fard et sans esbroufes inutiles qui mettent en scène des personnages d’un grande humanité, avec leur parts lumineuses et leurs parts d’ombre.



Neuf années se sont écoulées depuis que le passage du tsunami qui a ravagé l’île de Sumatra. Romain Mataresse, jeune électricien de 24 ans débarque sur avec son seul sac à dos sur cette terre qui n’a pas encore pansé toutes ses blessures. Il a l’espoir de retrouver la trace de sa sœur, de 16 ans son aînée, qui a disparu au cours de l’année 2005 alors qu’elle y œuvrait en tant que médecin en mission humanitaire. Dans son dernier mail envoyé à sa famille, elle parlait de son désir de voyager un peu en Asie pour se remettre de ce qu’elle venait d[...]
Touchant et poétique
Les premiers Carnets de Cerise n’ont pas dû laisser beaucoup de lecteur indifférent. L’objet-livre tout d’abord attirait d’emblée le regard, avec sa maquette soignée et sa couverture envoûtante. Le feuilleter, c’est comme retomber en enfance, entraîné par des dessins pleins de charmes et de poésie aux couleurs chaleureuses et aux lignes élégantes. Puis venait l’histoire, simple et poétique, à laquelle il était difficile de rester insensible.

Ce deuxième volume des Carnets de Cerise ne dépareille pas avec sa couverture soignée qui est une renouvelle l’invitation au voyage et à la rêverie…



Les Carnets de Cerise, planche de l'AlbumDu haut de ses onze années, Cerise a [...]
l’ombre de la trahison
Voilà près de quinze ans, Ange et Varanda ouvraientt la Geste des Chevaliers Dragons qui mettait en scène des femmes chevaliers appartenant à un ordre mystérieux plusieurs fois séculaire luttant contre les dragons dont l’apparition entraîne un chaos sans nom alors que se répand le veill. Pour les rôlistes Ange, aussi connu sous le pseudo de G.E. Ranne, est un auteur talentueux qui a grandement contribué à l’iconoclaste In Nomine Satanis / Magna Veritas et qui a signé la mythique campagne de Bloodlust. Derrière ce(s) Pseudo(s) se cachent Anne et Gérard Guéro, deux auteurs talentueux qui ont signé de nombreuses séries BD et de romans. Avec Jaïna s’inaugurait une grande fresque médiévale-fantastique qui perdure depuis plus de deux lustres, alternant le bon et l’excellent mais tissant un fil r[...]
Paris Empire... mais en mieux…
Avec New-York, Christophe Arleston et Alessandro Barbucci nous ouvraient les portes d’Ekhö, le monde miroir, un univers qu’on pourrait qualifier de fantasy-punk, sorte de mélange contre nature mais jubilatoire entre l’héroïc-fantasy et le Steam-Punk…



Dans ce premier tome, nous découvrions la jeune (et sexy!) Fourmille Gratule à bord d’un 747 en partance pour New-York… Alors qu’il y avait tout lieu de penser que l’avion allait se crasher dans l’eau claire azurée, une étrange créature ressemblant à un drôle d’écureuil aux costumes médiévaux lui demandait si elle acceptait l’héritage de sa tante disparue il y a quelques décennies… Commençait alors pour elle et Yuri Podrov, son voisin de cabine, une étrange aventure qui allait la mener dans le monde étrange d’Ekhö, univers prése[...]
Une série au long cours intelligente
Dès les premiers tomes, Seuls s’est imposé comme l’une des séries majeures destinées à la jeunesse par son intelligence et sa qualité de dessin et d’écriture. Malgré la fracassante révélation qui clôturait le premier cycle, les auteurs ont su maintenir l’attrait de la série avec des scénarios brillants, plein de tension, d’humour et de rebondissements… Preuve que la BD est excellente, elle fait partie de ces rares albums jeunesse que les parents emprunte volontiers à leurs enfants, quand ils ne la lisent pas tout simplement avant eux…



Lorsque s’ouvre ce huitième tome, on retrouve nos jeunes héros dans une bien fâcheuse posture. Souvenez-vous… A peine Dodji, Leïla, Yvan, Camille et Terry avaient-ils réussi à fuir la sinistre zone rouge qu’ils étaient fait prisonniers par des [...]
Et Alice invente le Péplum ésotérique
Pour les amateurs du neuvième art, le Troisième Testament révéla deux jeunes et talentueux auteurs, Xavier Dorison et Alex Alice. Cet univers de médieval-fantasy mêlant habilement action, enquête et ésotérisme fut en quelque sorte le précurseur de la vague de séries occultes qui déferla sur les étals et ce bien avant le succès planétaire du Da Vinci code. L'intrigue épique et haletante concoctée par Xavier Dorison était sublimée par les formidables dessins d'Alex Alice dont le sens du cadrage et de la mise en scène forçait déjà l'admiration.



Chez les inconditionnels de la série, l'annonce d'une suite ne pouvait qu'être une excellente nouvelle, même si Alice cédait les crayons à Robin Recht pour prendre la plume sous la houlette de Xavier Dorison, alors qu’il continuait à as[...]
Multiversellement paradoxal
Franck Viale et Sylvain Dorange continuent de tricoter leur paradoxe, multipliant à l’infini le paradoxe de Barjavel dans une mise en abîme qui donne le vertige en explorant une autre dimension, celle de l’espace, à travers le concept du Multivers cher à Michael Moorcock.



Comme le veut la désormais tradition, l’action s’amorce (se réamorce ?) au premier jour du XXe siècle, alors que le très cartésien Commissaire Clé fait sa promenade sur les quais enneigés, ressassant l’idée de se trouver à l’intersection du passé et de l’avenir, d’être à une époque charnière, à l’aube d’un nouveau temps… Le lecteur sait bien que ces étranges interrogations font montre de l’esprit aiguisé du commissaire tant ils trouvent chez le lecteur un savoureux écho . C’est alors qu’un jeune bambin sûr[...]
Du roman graphique au thriller survivaliste
Darwin s’amorce comme un roman graphique avant de prendre un tournant road-movie dans un univers où la nature semble devenue folle…



L’action s’amorce en mars 2067 lorsque des pêcheurs russes sortent de leur filet un poisson dont les étranges tentacules électrocutent le capitaine. Sept années ont passé. Stéphane et Lucie se retrouvent dans la maison de leur père qu’ils se sont résignés à placer en maison de retraite. Ils commencent à la vider et à entamer de menus travaux en évoquant leurs souvenirs. Isolés du monde, ils ne se rendent pas vraiment compte que le monde se délite et sombre peu à peu dans la violence… On évoque même la mise en place probable du plan Castel au cours duquel tout un chacun est tenu de rejoindre la ville la plus proche sous peine d’être considéré com[...]
Un thriller apocalyptique
Le Fils de la Perdition est un album inquiétant signé par le sombre et prolifique Christophe Bec et mis en image par le talentueux Andrea Mutti…



La vie de Perkis Sambatan bascule le jour où une jeune femme enceinte se jette sous la rame du métro qu’il conduit. Traumatisé par ce suicide, psychologue et cachets n’y font rien, il est hanté par le souvenir de cette femme. Rongé par la culpabilité, il va mener son enquête et tenter de comprendre ce qui l’a poussé à en venir à accomplir ce geste de désespoir sous la rame qu’il conduisait… Il va vite découvrir qu’elle était persuadée que la créature qui grandissait dans son ventre était l’Antéchrist et que son geste allait sauver l’Humanité…



Avec ce récit sombre et tourmenté, Christophe Bec immerge son lecteur un peu[...]
à mourir de rire ?
Certes, jusqu’à preuve du contraire, nous sommes immortel… Mais on se doute bien que tôt ou tard (plutôt tard espérons-le), tout cela aura-t-il, hélas, une fin… Et tant qu’à faire, autant qu’il y ait quelque chose après la mort, histoire que la tombe ne soit pas la dernière demeure… C’est en se basant sur cette espérance folle que Gilles le Coz a concocté le scénario de Yo-Yo Post Mortel qu’il met aussi en image, signant son premier album…



Tout commence avec la mort du héros malgré lui, Jean-Paul Gratin. C’est six pieds sous terre qu’un squelette nommé Mister Bône vient troubler le repos qu’il pensait éternel pour lui servir de guide dans un ultime voyage ou se mêlent et s’entremêlent des éléments issus de nombreuses croyances ou mythes… Alors que Jean-Paul arpente le monde[...]