Magnétophone est le premier album en Solo de Netch, jeune auteur belge qui s’inscrit dans lignée de Trondheim et de la vague de renouveau qu’il a fait soufflé dans la bande-dessinée, telle la nouvelle vague du neuvième art.
Son style caricatural mettant en scène des personnages anthropomorphiques s’avère particulièrement efficace de par l’expressivité de son trait. La couverture de l’album s’avère très bien pensée, reflétant bien le fil rouge qui guide sa plume et ses pinceaux tout au long de l’album. Il observe, scrute, diséque son quotidien et ses contemporains et couche sur le papier ce qui vaut la peine de l’être, avec un sens de l’humour appréciable et une cette pointe de tendresse qui pimente l’ensemble. Ses histoires courtes d’une à trois planches abordent des sujets[...]
Une trilogie puissante et épique
Konungar fait partie de ces histoires d’heroic-fantaisy balayée par un réel souffle épique. La puissance qui se dégage des dessins de Juzhen est tout simplement saisissante et était pour beaucoup dans l’attrait qu’exerçait le premier opus de la série.
L’action prend place dans un temps légendaire sur des terres évoquant celles des vikings, aux confins nordiques de l'Europe, dans le Royaume d'Alstavik. Depuis la mort du Roi, le pays est ravagé par une guerre civile fratricide qui voit s’opposer ses deux fils, Rildrig et Sigvald. Bien qu’étant l’aîné, Sigvald a vu son frère désigné par son père pour lui succéder, bien qu’ayant tenté de faire valoir ses droits a ourt d’un duel remporté par traîtrise par son frère. Mais devant la menace des centaures qui viennent de franchir la [...]
Un final dantesque…
Le Fantôme de l’Opéra est avec Le Mystère de la Chambre Jaune et le Fauteuil hanté l’un des plus célèbres romans de Gaston Leroux. Il fallait toute l’audace et le talent de Christophe Gaultier pour adapter cette ténébreuse histoire d’amour.
L’action prend place dans l’Opéra Garnier que de nombreux et sinistres évènements font passer pour hanté : un machiniste est retrouvé pendu, un lustre s’effondre sur le public durant une représentation alors qu’un mystérieux maître chanteur exige du directeur du théâtre l’exclusivité de la loge numéro 5 et 20 000 francs par mois sans quoi le sans quoi il poursuivrait ses sombres machinations… Etrange requête pour un spectre, surtout qu’il semble désireux de voir décoller la carrière de Ingrid Daaé, jeune cantatrice dont il souhaite voulo[...]
Un polar pulp
Le secret du bonheur… Sous ce titre évoquant une bluette romantique se cache la nouvelle série vitaminée de Stephen Desberg et Dan Panosian…
John Tiffany est chasseur de prime. C’est un métier con et il le sait, mais dans ce métier, il est le meilleur et a au cours de ses dix ans de carrière accumulé la bagatelle de 60 millions de dollars… Mais tout dérape soudain lorsqu’il passe de chasseur à gibier. Un contrat de 800.000 dollars a été lancé sur sa tête… C’est du moins ce que prétend l’homme au look de cowboy qui vient le trouver et qui qui compte bien empocher la prime alors qu’il mange paisiblement dans un restaurant de Mexico. Le hic c’est que seules quatre personnes savaient qu’il se trouverait ici, quatre proches qui partagent sa vie, certaines depuis plusieurs années,[...]
Il était une (nouvelle) fois…
Apprendre à lire est l’un des enjeux de l’école. Savoir lire est la résultante de plusieurs composantes dont l’une au moins se développe dès le plus jeune âge : la compréhension des textes lus. Les albums lus quotidiennement par les parents, en plus d’enrichir la culture de l’écrit de l’enfant, les aident à apprendre à construire le sens des textes. L’idée savoureuse de la collection Pouss’ de Bamboo est de permettre aux enfants d’accéder au sens par le truchement d’une bande dessinée muette mais très expressive… L’album étant complété par des cours de dessins permettant de d’apprendre à dessiner les principaux personnages de l’histoire (ici le Prince, la Princesse, la Reine et le Roi) et le texte permettant aux parents de raconter l’histoire à leurs enfants, avant ou après qu’ils aient te[...]
un univers original plein d'inventivité
Il y a de cela près de huit ans paraissait Les fantômes de la culpabilité, premier tome des aventures de Simon Radius. Malgré l’originalité et l’inventivité graphique et scénaristique dont on fait preuve les deux auteurs, la série avait semble-t-il été sacrifiée sur l’autel de la rentabilité… Fort heureusement, les éditions Physalis se sont lancés dans l’aventure, publiant l’ensemble des aventures, prévue en trilogie, en un seul (et magnifique!) album… Car force est de reconnaître que tant dans sa forme que sur le fond, l’album est en tous points une réussite!
L’objet en lui-même déjà ne peut qu’attirer l’œil. Sa couverture, intrigante, creusée d’une pièce ne forme de puzzle, laisse entrevoir la page de garde qui montre Simon Radius, le psycho-investigateur, en train d’étudier le ca[...]
Sur un air de flamendo
Avec Clémentine, sixième tome de Freaks' Squeele, Florent Maudoux nous invite à visiter les Enfers en compagnie de Chance, d’Ange, son pire ennemi, Funérailles et Cernunnos… On retrouve toujours avec un plaisir renouvelé les nouvelles aventures de ces trois héros qui ont entamé leurs études à la Faculté des Études Académiques des Héros (F.E.A.H.) il y a six tomes déjà… Six tomes au cours desquels l’auteur parvient de façon surprenante à se renouveler, à maintenir un rythme échevelé à chacun de ses nouvel opus, et à conserver cet humour et cette fraîcheur qui sont, en plus du dessin formidablement dynamique, les gros points forts de cette série.
Alors que Xiong Mao et Ombre ont fort à faire en surface pour se démêler de leurs problèmes claniques ou familiaux, Chance s’enfonce[...]
Un album trop mortel
Avec Zombie Walk, Giuseppe Manunta et Fabrice Linck ont concocté une histoire de zombies à la sauce strasbourgeoise assez jubilatoire qui évoque une manifestation zombinesque qui prend de plus en plus d’ampleur et qui, dans l’album, devient tragiquement réel.
L’action prend place un beau (?) jour de septembre alors que Rachel organise une marche de protestation pour dénoncer la mise en vente imminente du Sarnex, coagulant révolutionnaire produit par les laboratoires Lenz, son ancien employeur. Ayant travaillé avec son compagnon pour cette firme pharmaceutique, elle sait que si le Sarnex est mis sur le marché alors que les recherches ne sont pas encore arrivés à leur terme, c’est uniquement pour rassurer le gros investisseurs… Frank, son petit-ami, lui aussi licencié des labo[...]
L’Ange de la Mort
Avec Killing Time Kid Toussaint et Chris Evenhuis nous entraînent dans les tréfonds de l’âme d’un serial killer à travers un scénario particulièrement bien écrit, riche en surprise délicieusement cynique.
Isabelle Bauffays est une jeune journaliste qui a obtenu les accréditations nécessaires pour interviewer Gyorgi Owens, un serial-killer reconnu coupable de 34 homicides incarcérés dans le pénitencier Saint-James. Elle a dans l’idée de recueillir sa confession pour que le public puisse mieux le connaître et le comprendre. Il a commis son premier meurtre dans les ruines fumantes des World Trade Center en écoutant les supplications d’un policier mortellement blessé et souffrant le martyre… Au fil de l’entretien qui se poursuit sur plusieurs jours, on comprend que cet infirmier[...]
stress post-traumatique
Harden est un dytique sombre et violent signé par Joaquim Diaz dont on a pu admirer le talent de dessinateur dans Jerry Mail dont le scénario d’action débridé laissait quelque peu sur sa fin…
Démobilisé après avoir combattu en Irak, Izmaël revient dans son quartier d’origine à Los Angeles. Engagé pour fuir la violence des gangs qui gangrènent la cité des anges, son passé de gangsta va refaire surface, pour le pire… Sa sœur et son adorable neveu qui l’héberge et le soutient dans son difficile retour à la vie civile va faire les frais des anciens « amis » d’Izmaël, réveillant la bête qui sommeille en lui… Que s’est-il donc passé en Irak ? De quelles expérimentations indicibles Izmaël a-t-il été le cobaye? Quelles drogues de combat lui a-t-on administré, faisant de lui un mons[...]
Il était une fois... un concept formidable
Hélène Beynet et Richard Di Martino continuent de revisiter les contes traditionnels, nous proposant cette fois si le Loup & les 7 chevreaux des frères Grimm. Le format des albums de la collection suivent la règle immuable : une bande dessinée muette (mais expressives!), quelques pages destinées à apprendre à dessiner les héros de l’histoire (ici un chevreau, le loup et la maman chèvre) et le texte de l’histoire.
Ces différentes entrées rendent l’album accessible par différents chemins. Les parents pourront lire le texte aux enfants qui se feront un plaisir de raconter l’histoire à l’aide de la bande-dessinée… Les apprentis-lecteurs pourront découvrir seul ou à l’aide de leurs parents avant ou après avoir exploré la BD en quête de sens. Pour les enseignants, comme tous les t[...]
un récit bouleversant d’authenticité
Lupano fait partie de ces auteurs dont on achète les albums les yeux fermés, avant de les ouvrir en grand tant il a pour habitude de travailler avec de jeunes dessinateurs aux talents saisissant. Il parvient avec maestria à développer des intrigues passionnantes en prenant le temps qu’il faut pour développer des personnages crédibles et attachants, parvenant à leur conférer une part d’humanité saisissante.
Ma révérence ne déroge pas à la règle : c’est un album fort, denses, engagé et formidablement mis en scène par un dessinateur dont le trait est d’une redoutable efficacité.
Vincent, trentenaire un brin dépressif esquisse les contours d’un nouveau genre de braquage, un braquage social, un braquage à but non lucratif. Associé à Gaby Rocket, rockeur alcoolique raciste[...]