Dès les premiers tomes, Seuls s’est imposé comme l’une des séries majeures destinées à la jeunesse par son intelligence et sa qualité de dessin et d’écriture. Malgré la fracassante révélation qui clôturait le premier cycle, les auteurs ont su maintenir l’attrait de la série avec des scénarios brillants, plein de tension, d’humour et de rebondissements… Preuve que la BD est excellente, elle fait partie de ces rares albums jeunesse que les parents emprunte volontiers à leurs enfants, quand ils ne la lisent pas tout simplement avant eux…
Lorsque s’ouvre ce huitième tome, on retrouve nos jeunes héros dans une bien fâcheuse posture. Souvenez-vous… A peine Dodji, Leïla, Yvan, Camille et Terry avaient-ils réussi à fuir la sinistre zone rouge qu’ils étaient fait prisonniers par des [...]
Et Alice invente le Péplum ésotérique
Pour les amateurs du neuvième art, le Troisième Testament révéla deux jeunes et talentueux auteurs, Xavier Dorison et Alex Alice. Cet univers de médieval-fantasy mêlant habilement action, enquête et ésotérisme fut en quelque sorte le précurseur de la vague de séries occultes qui déferla sur les étals et ce bien avant le succès planétaire du Da Vinci code. L'intrigue épique et haletante concoctée par Xavier Dorison était sublimée par les formidables dessins d'Alex Alice dont le sens du cadrage et de la mise en scène forçait déjà l'admiration.
Chez les inconditionnels de la série, l'annonce d'une suite ne pouvait qu'être une excellente nouvelle, même si Alice cédait les crayons à Robin Recht pour prendre la plume sous la houlette de Xavier Dorison, alors qu’il continuait à as[...]
Multiversellement paradoxal
Franck Viale et Sylvain Dorange continuent de tricoter leur paradoxe, multipliant à l’infini le paradoxe de Barjavel dans une mise en abîme qui donne le vertige en explorant une autre dimension, celle de l’espace, à travers le concept du Multivers cher à Michael Moorcock.
Comme le veut la désormais tradition, l’action s’amorce (se réamorce ?) au premier jour du XXe siècle, alors que le très cartésien Commissaire Clé fait sa promenade sur les quais enneigés, ressassant l’idée de se trouver à l’intersection du passé et de l’avenir, d’être à une époque charnière, à l’aube d’un nouveau temps… Le lecteur sait bien que ces étranges interrogations font montre de l’esprit aiguisé du commissaire tant ils trouvent chez le lecteur un savoureux écho . C’est alors qu’un jeune bambin sûr[...]
Du roman graphique au thriller survivaliste
Darwin s’amorce comme un roman graphique avant de prendre un tournant road-movie dans un univers où la nature semble devenue folle…
L’action s’amorce en mars 2067 lorsque des pêcheurs russes sortent de leur filet un poisson dont les étranges tentacules électrocutent le capitaine. Sept années ont passé. Stéphane et Lucie se retrouvent dans la maison de leur père qu’ils se sont résignés à placer en maison de retraite. Ils commencent à la vider et à entamer de menus travaux en évoquant leurs souvenirs. Isolés du monde, ils ne se rendent pas vraiment compte que le monde se délite et sombre peu à peu dans la violence… On évoque même la mise en place probable du plan Castel au cours duquel tout un chacun est tenu de rejoindre la ville la plus proche sous peine d’être considéré com[...]
Un thriller apocalyptique
Le Fils de la Perdition est un album inquiétant signé par le sombre et prolifique Christophe Bec et mis en image par le talentueux Andrea Mutti…
La vie de Perkis Sambatan bascule le jour où une jeune femme enceinte se jette sous la rame du métro qu’il conduit. Traumatisé par ce suicide, psychologue et cachets n’y font rien, il est hanté par le souvenir de cette femme. Rongé par la culpabilité, il va mener son enquête et tenter de comprendre ce qui l’a poussé à en venir à accomplir ce geste de désespoir sous la rame qu’il conduisait… Il va vite découvrir qu’elle était persuadée que la créature qui grandissait dans son ventre était l’Antéchrist et que son geste allait sauver l’Humanité…
Avec ce récit sombre et tourmenté, Christophe Bec immerge son lecteur un peu[...]
à mourir de rire ?
Certes, jusqu’à preuve du contraire, nous sommes immortel… Mais on se doute bien que tôt ou tard (plutôt tard espérons-le), tout cela aura-t-il, hélas, une fin… Et tant qu’à faire, autant qu’il y ait quelque chose après la mort, histoire que la tombe ne soit pas la dernière demeure… C’est en se basant sur cette espérance folle que Gilles le Coz a concocté le scénario de Yo-Yo Post Mortel qu’il met aussi en image, signant son premier album…
Tout commence avec la mort du héros malgré lui, Jean-Paul Gratin. C’est six pieds sous terre qu’un squelette nommé Mister Bône vient troubler le repos qu’il pensait éternel pour lui servir de guide dans un ultime voyage ou se mêlent et s’entremêlent des éléments issus de nombreuses croyances ou mythes… Alors que Jean-Paul arpente le monde[...]
Blue Die Hard
Pour ceux qui suivent la série depuis ses débuts, Aquablue était l’une des plus formidable série SF dont le neuvième art aie jamais accouché. Mais suite, à la brouille entre le scénariste Thierry Cailleteau et le formidable dessinateur Olivier Vatine et ses multiples reprises, la série sombrait peu à peu, devenant une série de SF parmi d’autres… Pourtant, cinq années après la publication de La Forteresse de sable, onzième tome de la série, un nouveau duo s’est emparé de l’univers de la saga pour tenter de lui donner un nouveau souffle. Ce fut le bien justement nommé Retour aux sources que Régis Hautière et Reno faisaient le pari risqué de relancer la série en revenant à ce qui faisait tout son sel… Et le fait est que la magie semblait opérer à nouveau, pour notre plus grand plaisir…
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Un excellent polar
Sara Lone vient enrichir le catalogue des éditions Sandawe dont les projets sont financés par es édinautes, passionnés de neuvième art qui ont ainsi l’opportunité de suivre et de soutenir un projet qui leur tient à cœur… Et le fait qu’ils ont été particulièrement bien inspirés en soutenant ce projet, associant le scénariste chevronné qu’est Erik Arnoux (La Dernière fée du pays d'Arvor, Sophaletta, Aigles décapitées…) et le jeune auteur espagnol David Morancho qui signe son premier album francophone…
L’album s’ouvre sur une plage déserte où batifolent de nuit deux jeunes personnes. Soudain, à la lueur de la lune, ils s’aperçoivent qu’ils sont observés par le vieux Ron « Santa » Carruthers. L’homme est mort, décapité, et ses deux yeux vides de vie donneront sans doute des cau[...]
une formidable saga fantastique
Locke & Key fait partie de ces séries qui happent le lecteur et l’entraîne avec une facilité déconcertante dans un univers décalé tout à la fois envoûtant et inquiétant… Avec cet avant-dernier opus, Joe Hill et Gabriel Rodriguez vont entraîner le lecteur dans le passé du manoir de Keyhouse grâce à la clef du Temps au pouvoir redoutable…
Le tome 4 avait laissé les enfants Locke aux portes des ténèbres. Tyler et Kinsey sont loin de se douter que Lucas « Dodge » Caravaggio est revenu d’entre les morts pour s’emparer du corps de leur petit frère. Bientôt, il sera à même d’ouvrir la Porte Noire et de libérer les démons qui attendent patiemment leur heure. Mais pour se faire, il lui faut trouver la clef Oméga… L’étrange malédiction qui semble peser sur Keyhouse va-t-elle se referm[...]
A lire sans modération
C’est avec un plaisir jubilatoire que nous retrouvons Jules Verne, Arthur Conan Doyle et Amélia Earhardt dans leur version steampunk pour un nouveau cycle plein d’humour et d’action.
Le premier cycle s’était bouclé sur la mise en cage de Black Fowl, criminel énigmatique qui a semé le chaos au cœur de Londres. Pour nous ouvrir l’appétit, les auteurs nous avaient livré les premières pages de ce quatrième opus et c’est peu dire qu’elles nous mettaient l’eau à la bouche !
On y voyait le sinistre Black Fowl mettre en marche un plan machiavélique savamment préparé avec la complicité de Marie Shelley et de Joseph Bell. Prétextant être prêt à révéler la localisation de sa cache de papier et le nom de ses complices au seul Verne père, il prit l’apparence de ce dernier [...]
Conte poétique et onirique
En attendant l’aube est une série étrange et envoûtante, baignée d’onirisme et de poésie.
Servie par un dessin rappelant celui tout en hachures d’Hyppolite, les auteurs entraînent le lecteur dans un conte poétique et onirique pour une histoire d’amour initiatique hors du temps…
Tom est un étudiant rêveur qui passe ses soirées à observer le monde de sa fenêtre, esquissant un univers imaginaire à partir de ce qu’il voit. Mais un soir, il aperçoit une fille qui marche sur les toits. Hanté par cette improbable vision et oubliant son vertige, il n’hésite pas à la suivre lorsqu’il la revoit le lendemain. Sur les hauteurs de la ville, il découvre alors un monde grouillant de vie, habité par des personnages improbables touchants d’humanité… Au fil des rencontres, Tom et Marin[...]
Dans les profondeurs abyssales
Stefan Wul est auteur que les moins de vingt ans ne connaissent sans doute pas… et pourtant, certains le considèrent comme le père de la SF française dont les œuvres ont irrigués celles de Moebus, Mézières ou Druillet. Avec cette ambitieuse collection qu’est Les Univers de StefaWul, les éditions Ankama redonnent un second souffle aux univers du romancier, remettant son œuvre sur le devant de la scène en le confiant à des auteurs et dessinateurs chevronnés, admirateur de l’œuvre de Wul…
Denis Lapière (au scnéario) et Mathieu Reynès au dessin s’empare de La Peur Géante pour un récit de science-fiction inquiétant où les prévisions les plus pessimistes deviennent réalité. Pour une raison inconnue, l’eau ne gèle plus sur terre, entraînant la fonte des glaces et des neiges qu’on c[...]