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Dernieres Chroniques
Bandes Dessinées


pastiche so british
Le duo des auteurs de l’excellent Baker Street revient à la charge pour nous offrir un délicieux pastiche des aventures des célèbres Black et Mortimer.



Détournant sans vergogne les poncifs de la série, ils lâchent la bride à leur humour pour faire vivre aux deux héros de Jacobs une aventure totalement déjantée faisant la part belle à la gente féminine, plutôt discrète dans les albums du maître.



Légèrement moins percutant que Baker Street, cet album devrait néanmoins ravir les fans de ces deux auteurs ainsi que ceux de cette très britannique série… Ses détracteurs aussi d’ailleurs!



Légère, gentiment irrévérencieuse et originale, bourrée de clin d’œil à l’œuvre de Jacobs, cette BD vaut assurément le détour [...]
Cynique à souhait
C’est avec un réel plaisir que l’on retrouve les intrigues ciselées par cet orfèvre du scénario qu’est Fabien Vehlmann et joliment mis en image par son comparse Denis Bodard.



Si le tome est très légèrement en deçà des deux précédents, on se replonge néanmoins avec délectation dans ces histoires hantée par la folie, le cynisme et l’humour noir et grinçant.

Les histoires courtes (7 planches), subtilement élaborée, parfaitement rythmée et ironiques à souhait, font mouche à chaque fois.



Une excellente BD à côté de laquelle il serait dommage de passer…[...]
le souffle épique
Avec les « larmes d'Armon Zurath », premier volet d’une trilogie, Fabrice Meddour, qui signe à la fois le scénario et les dessins, inaugure une nouvelle série d’ Heroic Fantasy. Le moins que l’on puisse dire est qu’il est difficile de faire son trou dans un créneau occupé par de si multiples séries, plus ou moins réussies, qui ont déferlé suite au succès de Lanfeust de Troy…



Arrivé à saturation, ce n’est qu’avec difficulté que je me suis lancé dans ce premier tome, au hasard d’une séance de dédicace. Et le fait est que j’ai été séduit, tant par le dessin sûr et détaillé de Fabrice Meddour que par l’ahurissante mise ne couleur de Jocelyne Charrance qui manie la palette graphique avec une aisance peu commune, tant et [...]
Sirènes et Cannibales!...
Kaarib est une œuvre hors-norme ; déjà parce qu’il n’est pas aisé de proposer une énième histoire de pirates sans se baffrer de poncifs et de resuçés… Et là, déjà, on prend une bonne claque ; parce que vous êtes à mille lieux du traditionnel roman d’aventures : espionnage, anthropophages et mythes atlantes sont au programme de cette folie douce qui se montre résolument adulte en même temps que légère. Ensuite, vous avez aux commandes Krassinsky et Calvo, deux auteurs assez à part de la production habituelle (sans jugement de valeur). Les traits de Krassinsky (rôlistes, ce nom ne vous dit rien ?) sont tirés au couteau, anguleux et acérés, alors que David Calvo nous pond un scénario entre catharsis psychanalytique et mythologie engloutie…



Vraiment, la sensation est étrange. C’[...]
Utopie sociale
Le Cri du Peuple explore une période trouble rarement utilisée comme cadre de bande dessinée, rarement évoquée et finalement, rarement étudiée, juste effleurée du bout des doigts par les programmes de l’éducation nationale. Période oubliée pour peut-être gommer cette révolte humaniste et jeter un voile pudique sur les sanglantes répressions qui y ont mis un terme.



Le 18 mars 1871, les parisiens sauvent les canons de Montmarte que Thiers voulaient remettre aux prussien, vainqueur de l’Empire à Sedan et forment la Commune. Thiers qui la veille avait abandonné Paris à son sort…

La Commune… un mot qui évoque un idéal de liberté, un de ces rares moments de l’histoire où le peuple a pris son destin en main, s’efforçant en l’espace [...]
un thriller incontournable
Dix ans après la sortie du premier tome, sept ans après la parution du tome 3, Servain et Luc Brunschwig nous livrent enfin le dénouement tant attendu de cette série intense et violente… Autan le dire tout de suite, ce quatrième opus clos de façon magistrale cette sérié forte et sans concessions.



Difficile de rester insensible à l’horreur qu’est la vie de Warren, meurtrier sanguinaire qu’on ne peut s’empêcher par moment de prendre en pitié. Peu à peu, au fil des tomes s’esquisse le portrait d’un tueur implacable mais déjà rongé par le doute. En voyageant entre passé et présent, le tableau s’affine et se précise et le lecteur est entraîné dans la complexité de l’esprit tortueux et pervers de cet enfant façonné par la hain[...]
Le jeu du Chat…du lièvre, et de la pie…
Les aventures d’Algernon Woodcock, c’est celles d’un p’tit bonhomme qui a l’honneur mais aussi la malchance de se trouver quelque part entre notre monde cartésien et médical et celui des croyances et des possibles…



Suivre Woodcock, c’est prendre le chemin de l’exploration de la mythologie celtique féerique. Rarement une BD, un cycle, n’a été aussi dense, aussi riche, aussi beau… Un album du nain médecin ne se lit pas en 5 minutes comme d’autres, car vous achetez ici votre marchandise au poids…des imaginaires colossaux de Sorel et Gallié, dont on ne peut que saluer le travail et –plus encore !- la performance. Car le cycle de Woodcock se pose tout simplement en monument bédéphile.



Le dessin et la couleur sont -en un mot plutôt qu’en cent, question de place- SUB[...]
Polar noir
Au fil des tomes, la personnalité et l’histoire du lieutenant David Salomon, Soda pour ses collègues, se révèlent et s’affinent. Ce policier inclassable et désabusé hors norme à su conquérir un public, par son humour sombre, son cynisme et l’affection touchante qu’il porte à sa mère. Imaginez que pour la préserver (son mari, lui même policier est mort en action et son cœur est des plus fragiles), Soda lui a toujours caché qu’il était flic. Pour elle, il est le révérend Salomon… Tout était si facile lorsqu’il habitait New-York et elle Providence, en Arizona … Mais un beau jour, elle a décidé de venir emménager chez son fils et depuis, la vie de ce dernier s’en est trouvé quelque peu bousculée…



Au fil des tomes,[...]
Entre vie et trépas...
La Chronique des Immortels, une fois n’est pas coutume, est importée directement d’Allemagne et issue de la collaboration d’artistes graphiques et d’un écrivain : Wolfgang Hohlbein. Ce dernier est assez connu outre-Rhin (et il est même l’un des plus lus en matière de fantastique), et peut-être même avez-vous déjà eu l’occasion de parcourir une traduction de son travail (Le cycle du Mage de Salem) dans nos librairies hexagonales.



Si l’histoire qui inspire la Chronique est alléchante -bien que ce premier tome ne délivre pas assez d’informations à mon goût- c’est aussi et peut-être surtout son dessin qui la font sortir du lot (enfin, hum…du rayon). Le traitement paraît en effet assez inhabituel du fait que le fond soit dissocié de la forme. Les décors sont obscurs et somptueux [...]
Au rythme des éclats de rires
Entendons nous bien : si vous aimez les BD déjantées bourrée d’humour servies par un graphisme magnifique et une mise en couleur impeccable, Ratafia est fait pour vous… Et si en plus vous aimez les histoires de pirates, alors là, c’est l’extase assurée!



Nicolas Pothier, le scénariste déjanté, assisté par Frédéric et Greg Salsedo aux pinceaux, signent ici leur première et sans doute pas dernière bande dessinée… Le résultat est graphiquement superbe, drôle à souhait, truffé de perles d’humour drôle qui vous éclatent au visage au fil des cases… Les trognes de crétins finis de ces pauvres pirates que le nouveau capitaine a gagné aux cartes sont superbes et suffisent en elle même à vous faire hurler de rire… Si on ajoute à cela un s[...]
ramage et plumage
Ce qui attire d’emblée dans cette nouvelle série, c’est la qualité du dessin de Grun et de sa mise en couleur superbe et impeccable. Les quelques extraits que l’on pouvait découvrir sur le site de Dargaud étaient pour le moins alléchantes et c’est avec une impatience fébrile que cette BD était attendue. Et le fait est que ce dessinateur a un talent certain et qu’il faudra suivre de prêt ses futures productions qui devrait se bonifier, comme un bon vin! Il maîtrise les éclairages avec maestria et impose d’emblée un style réaliste des plus efficaces. On pourrait regretter qu’il ne décrive pas la noirceur de ce siècle, trop de lumière hantant ses cases, où noter quelques imperfections dans les postures ou les visages. Mais ce serait faire la fine bou[...]
une comédie douce-amère
Monsieur Jean fait partie de ces personnages qu’on retrouve avec plaisir, le temps d’un album. Un peu comme on retrouve un ami qu’on a perdu de vue et qu’on retrouve au coin d’une rue, autour d’un vers, au coin d’un bar…

Il est de ce personnage simple de qui on se sent proche, pour peu qu’on ai vécu certains événements qui émaillent son quotidien et que vous naviguez autour de la trentaine.



Au fil des 8 albums, les auteurs ont sut créer avec le lecteur une étrange complicité par la justesse de leurs propos, la simplicité de l’intrigue et la finesse des dialogues. Le tout avec pudeur, émotion et humour…



Ce septième volume est à rapprocher de « La théorie des gens seuls » puisqu’en li[...]