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Dernieres Chroniques
Bandes Dessinées


un atypique récit de piraterie
A bord de l'Etoile Matutine est l'adaptation du roman éponyme Pierre Mac Orlan, Pierre Dumarchey de son vrai nom. S'éloignant des récits traditionnels de pirates, alliant héroïsme, liberté, abordage, duels épiques et trésors fabuleux, le récit s'immisce dans les interstices laissé dans l'ombre par les autres auteurs, entre deux aventures, celle qui font finalement le quotidien du pirate, loin des récits épiques, s'attachant à décrire ces hommes cruels, à la fois répugnants et fascinants. Et la justesse du propos qui montre sous un jour nouveau la figure du pirate laisse envisager que l'auteur a puisé dans son vécu de poilu pour créer ses personnages, lorsque, blessé, il fut sauvé par un « joyeux », un soldat du bataillon disciplinaire qui regroupait souvent des repris de justice...

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après la mort
Benjamin Tartouche a 27 ans il vient de s'installer à  son compte, en illustrateur freelance, et il a hérité de la maison de sa tante, une demeure certes une peu vilaine, mais gigantesque !



Dans la journée il se rend dans les locaux un peu glauques d'un assureur pour y souscrire son contrat d'habitation. Le soir, benjamin bosse jusqua'à pas d'heure et s'endort.



Il est brusquement réveillé par un pompier qui l'embarque sur son épaule. Quand il se reprend ses esprit à l'extérieur, il y a un attroupement et pour cause : sa maison flambe !

Les jours qui suivent ressemblent à  un cauchemar : il n'a plus rien, tous ses papiers sont en cendre, il devient interdit bancaire et l'assureur est un escroc de la pire espèce qui éternise le délai de la procédure de[...]
L'ultime défi de Sherlock Holmes
Grand admirateur de Sherlock Holmes, je me suis toujours méfié des reprises du personnage de Conan Doyle, pourtant le plus repris à la fois en littérature et au cinéma.

Quelques exceptions toutefois me viennent à l’esprit : « La vie privée de Sherlock Holmes » adapté par Billy Wilder au cinéma et « Les exploits de Sherlock Holmes » par Adrian Conan Doyle et John Dickson Carr, recueil de nouvelles qui reprenaient les canons holmésiens.

Cette nouvelle aventure en bande dessinée est l’adaptation du roman de Dibbin, que je n’avais pas vu passer à l’époque.



Même si Sherlock Holmes redevient à la mode avec le film de Guy Ritchie et sa déclinaison en bd « Sherlock Holmes et les vampires de Londres » (que j’ai tous deux soigneusement évités), je suis très rétif à ce re[...]
poésie révolutionnaire
L'Amourir se propose de raconter un rêve d'amour impossible sur fond de tourmente révolutionnaire se situant dans une réalité alternative n'étant pas sans évoquer l'Allemagne des années 30.



Rarement un titre et une couverture n'ont aussi remarquablement suggéré la teneur d'un album. Au premier regard, un couple qu'on devine éperdument amoureux s'enlace s'apprêtant à échanger un baiser passionné. Puis le regard est accroché par ce qui semble être une rayure, révélant de petits soldats qui vont se livrer une guerre inquiétante qui devrait mettre à mal l'histoire d'amour naissante...



Ce récit intimiste signé Antoine Ozanam est magnifiquement mis en image par l'énigmatique Tentacle Eye. Sa façon saisissante de mettre en scène les sentiments et ses choix graphiques[...]
magistrale variation
La collection Rivages/Casterman/Noir confirme une fois encore tout le bien que l'on pense d'elle. Se proposant d'adapter en BD des romans noirs publiés sous la prestigieuse jaquette des éditions Rivages Noir, et confiant les adaptations à des auteurs talentueux, le résultat est toujours à la hauteur des espérances du lecteur amateur de littérature policière.



L’ultime défi de Sherlock Holmes est donc l'adaptation du roman éponyme de Michael Dibdin publiée en 1995. Dans cet ultime opus, le célèbre détective se lance sur la piste de Jack l'éventreur, le sinistre tueur dont l'ombre plane à jamais sur White Chapel. Faire s'affronter deux figures emblématiques de l'Angleterre victorienne décadente est sans nul doute un défi tentant pour un écrivain désireux de mettre en scène le[...]
Folie carcérale
Nombre d'adaptations se sont soldées par des oeuvres insipides ou simplement irrespectueuses de l'esprit de l'auteur.



Force est de constater que celle-ci est plus que réussie ! Le scénario repose sur un huis-clos se déroulant sur une île où est situé l'asile psychiatrique qui a mené deux agents du FBI Ã la recherche d'une patiente ayant mystérieusement disparue.

Ils seront bloqués plusieurs jours sur place, la tempête faisant rage. Difficile d'en dire plus sans risquer de dévoiler une part trop grande de l'intrigue et déflorer ainsi le suspens très bien retranscrit ici de l'oeuvre de Dennis Lehane.



L'ambiance est à la fois pesante, inquiétante et saisissante (aux tripes). La qualité du dessin, le découpage des séquences et le choix des couleurs donn[...]
post-apocalyptique onirique
Ce premier tome met en place les éléments de l’histoire tout en décrivant un monde totalitaire et liberticide.



Le décor évoque un univers post apocalyptique. Mais, l’homme semble bien avoir accélérer sa perte, ce n’est pas tant ses inventions qui ont causé la fin des civilisations, mais la nature qui s’est soulevé contre cette créature si peu respectueuse de son environnement, obligeant les habitants de la Ville Lumière à ériger un immense mur pour s’en protéger…

Dans cette cité état, un régime totalitaire règne d’une poigne de fer mais les insurgés luttent pas à pas pour conserver un semblant de liberté et donner corps à une prophétie qui cristallise tous les d’espoir, celle d’un élu qui conduira hommes et femmes à la lumière.



De cette trame assez cla[...]
un régal!
Le talent de Jacques Lamontagne avait éclaté dès le premier tome de la série Druides. La précision de son trait, son sens du cadrage et de la mise en scène et surtout ses couleurs magistrales et sa gestion éblouissante de la lumière avait d'emblée fait sensation...



C'est donc avec un plaisir jubilatoire que nous avons entamé la lecture de la Naine aux Ectoplasmes, premier opus d'une nouvelle série baptisée Aspic, Détectives de l'étrange, et ce d'autant plus qu'elle était scénarisée par le remarquable Thierry Gloris qui, à travers des séries telles que La Licorne, Le Codex Angélique ou Saint Germain, avait su séduire un large public par ses histoires aussi originales qu'inventives...



Aspic entraînent les lecteur dans les ruelles du Paris de la Belle Epoque, où [...]
autopsie du plus célèbre des tueurs en série de l'histoire
From Hell est certainement l'un des plus grands chefs d'oeuvre de la bande dessinée. Le génie d'Alan Moore, scénariste également de Watchmen et de V pour vendetta, associé à la noirceur du graphisme de Campbell nous offre une parfaite description de l'horreur qu'ont été les crimes du plus célèbre serial killer surnommé Jack l'Eventreur.



Si on ne connait pas la vérité sur ces meurtres qui ont eu lieu à Londre à la fin du XIXe siècle, Alan Moore en s'appuyant sur de nombreuses ressources documentaires sur le sujet nous livrent une version tout à fait plausible historiquement de ces évènements.



Le résultat de ce travail prouve que la bande dessinée est un média parfaitement capable de nous raconter une histoire complexe tout en traduisant parfaitemnt l'atmosphè[...]
Ouroboros narratif
Premier album d'un duo d'auteurs talentueux, « Un jour Sans » raconte l'histoire de Roland, un seigneur des plus antipathique. Son départ imminent pour la Terre Sainte laisse augurer de funestes évènements tant le sort semble s'acharner sur lui... Il faut dire que le bonhomme semble se lever chaque jour du pied gauche : sa femme le repousse, ses hommes se moquent de lui, ses pairs le méprisent, même les oiseaux s'acharnent à lâcher leurs fientes sur lui!



Difficile de parler de la trame de cette histoire sans l'affadir mais sachez que l'histoire recèle une chute impromptue qui remet en perspective l'ensemble de l'album, lui conférant une tout autre coloration, incitant le lecteur peut oser un lien avec un film de Harold Ramis au titre similaire...



Le travail g[...]
D'un classicisme épuré
Christian De Metter est un incroyable conteur qui impose, album après album, un style et un univers sombre et inquiétant, peuplé de personnages torturés.



L'Oeil était dans la tombe, dont le titre est tiré d'un poème de Victor Hugo (La conscience) évoquant le remord et la culpabilité, met en scène un personnage tourmenté qui va perdre pied et glisser vers l'abîme de la folie et du crime, avant de lui redonner cette parcelle d'humanité qui fait qu'on ne peut sombrer dans la facilité et se contenter de qualifier de monstre sadique... La touche finale déconstruit l'intrigue en la replaçant dans une nouvelle perspective, celle d'une ancienne blessure qui n'a jamais cicatrisée...



Classique mais remarquablement construit, le scénario glaçant d'efficacité est servi pa[...]
mythes revisités
La collection 1800 est décidément particulièrement envoûtante. Hommage à la littérature du XIXième, r nouant avec le roman feuilleton, les auteurs semblent prendre un réel plaisir à donner une seconde vie à des personnages emblématiques de la littérature policière et fantastique des romans du XIXième siècle. Le premier album de la série mettait en scène le grand Sherlock Holmes en l'opposant à des Vampires.

Dans cette nouvelle série, Dobbs et Antonio Marinetti mettent en scène Mister Hyde qui va retrouver les travaux d'un autre sulfureux savant, le Docteur Frankenstein qui donna naissance à une terrifiante créature. Qu'est ce qui sortira de la confrontation de ces inquiétantes recherches qui toutes deux dérapèrent avec les funestes conséquence que l'on sait?



La façon[...]