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Dernieres Chroniques
Bandes Dessinées


Conte triste
Pour se consoler de la disparition de Vincent, son grand frère plutôt simplet, Antoine va s'inventer un monde imaginaire dans lequel ce dernier, bien que mort, est toujours vivant. Il peut ainsi continuer à jouer avec lui, dans les allées du cimetière où son père travaille comme fossoyeur... Il faut dire qu'avec un père fossoyeur et une mère taxidermiste, la mort est un terrain de connaissance pour cet attachant petit garçon...



Mais un beau jour, Vincent disparaît et Antoine va partir à sa recherche, s'aventurant dans une version à la fois loufoque et morbide de l'au-delà... S'ensuit une galerie de personnages savoureuse, du cowboy aux traits de Lee Van Cleef, condamné, tel un chevalier arthurien, à garder un pont en passant par Satan lui même.

On est bien loin de l'[...]
faux semblants
Jonah Bellato est un prêtre rongé par le doute. Ancien missionnaire ayant perdu la foi, il va enquêter pour le compte de la « Sacra Congregatio » en vérifiant de présumés miracle en vue de la canonisation de leurs auteurs.



C'est dans un petit village du nord de l'Italie que son enquête va le mener. Ravagé par une épidémie de choléra, les habitants de la bourgade ont guéri miraculeusement après l'apparition d'un ange dont on a conservé précieusement les reliques : deux plumes blanches. Une fille aurait reçu de la créature céleste le don de guérison et le fait est que les villageois ont guérit et semblent croire fermement au miracle.



C'est une véritable enquête policière à la quelle se livre Jonah Bellato. Au coeur d'une communauté fermée, repliée sur elle même [...]
une uchronie fort séduisante
C'est après avoir lu les premiers tomes de cette série que je me suis penché sur les critiques rédigées par ses lecteurs... Grand bien m'en fit puisque ces critiques souvent expéditives ne m'auraient sans nul doute pas donné envie de me plonger dans la lecture de ce premier cycle qui je l'espère en annonce bien d'autre.



Empire est une uchronie steampunk qui décrit l'Empire que Napoléon édifia. Imaginez un instant que le général Bonaparte, auréolé de ses victoire égyptienne, n'ai pas regagné la France en catimini après le désastre de la baie d'Aboukir où la flotte française fut décimée. Imaginez qu'il ai, à l'instar d'Alexandre le Grand, tracé sa route vers l'Est et conquis l’Empire Ottoman avant de s'attaquer aux Indes alors sous domination anglaise. C'est le postulat [...]
Hercule Savinien à la Belle Epoque
Si Le Serpent sous la glace avait était d'une lecture agréable, ce diptyque qui s'intègre à la série Secrets n'est pas loin du chef d'oeuvre. Avec cette série, Frank Giroux se propose de nous entraîner à la découverte de quatre histoires de famille qui comporte de nombreuses zones d'ombres qui sont autant de secrets enfouis, parfois pour des motifs peu avouables.



Le dessin et les couleurs de Ruben Pellejero sont absolument superbes. Son encrage épais fait merveille pour dépeindre cette époque passionnante, riche, oscillant entre misère et romantisme. Les teintes utilisées donnent à ses planches une puissance évocatrice indéniable et son trait souligne avec délicatesse les émotions ressenties par ses personnages.



L'histoire concoctée par le duo Florent Germaine[...]
aux sources d'un mythe
L'idée de nous conter l'enfance d'un des plus grand détective de la littérature est pour le moins séduisante, voir même jubilatoire. Conté par un scénariste fort inventif et talentueux (j'ai nommé Didier Convard), il était difficile de passer à côté du premier tome de cette nouvelle série.



Le dessin de Jean-louis Le Hir est étrange mais non dénué de charme. Le bonhomme avait scénarisé et dessiné l'étrange Voix des ténèbres, série intrigante qui mêlait histoire mythe et littérature. Série captivante de la loge noire mais hélas avortée. Ressortie en noir et blanc chez Vents d'ouest (et rebaptisé à l'occasion « Une nuit chez Kipling »), le dessin y prenait toute sa force... J'ai tendance à penser que Sherlock aurait été plus attractif en noir et blanc. Le style de l'auteur s'e[...]
rendez-vous au second tome
Il suffit de feuilleter l'album pour se convaincre qu'Enrico Marini est l'un des dessinateur les plus talentueux de sa génération. Ses planches sont de toutes beauté et ses mises en couleur d'une redoutable efficacité. Son trait réaliste que beaucoup ont pu apprécier dans ses précédentes séries (Rapaces, le Scorpion ou l'Etoile du Desert ou Gipsy pour ne citer que ses séries phares). Associé à des scnéristes de talent (Dufaud et Desberg en tête), les séries qu'il en mise en image font partie des incontournable du neuvième art. Et si on pouvait jusqu'à présent lui reprocher d'étranges similitudes graphiques entre ses différents héros de papier, c'était bien là le seul reproche qu'on pouvait lui faire.... Son sens du mouvement fait qu'il excelle dans la mise en scène de combats épiques et le[...]
sombre et captivant
La couverture attire d'emblée l'oeil. Sombre et évocatrice, fort bien composée, avec un personnage faussement naïf... Difficile en la regardant de ne pas être attiré par l'envie de voir de quoi il en retourne... Elle évoque le mystère et le titre renforce renforce son épaisseur... Puis le nom du dessinateur nous évoque Tirso qui évoque le très élégant album l'Oeil du Diable, une histoire de pirate fort convaincante déjà colorisée par le talentueux Javier Montes... Dès lors, impossible de passer à côté de cet album...



Quel est ce mal inquiétant dont souffre les pensionnaire du Manoir des Murmures? Un virus propagé nazis et qui transforme les personnes infectées en monstres sanguinaire? Où est-ce un mal plus ancien qui prend racine dans l'histoire comme semble nous le suggérer[...]
secrets de famille
Le « Droit de naufrage » que quiconque trouvait sur la grève des objets dans les jours suivant une tempête en devenait le possesseur si légitime propriétaire ne venait pas le réclamer. Il n’en fallait pas plus pour que germe dans des esprits peu scrupuleux qu’il suffisait d’aider les bateaux à s’échouer et d’empêcher les propriétaires de pouvoirs réclamer quoique ce soit en les aidant à passer de vie à trépas pour devenir riche…



Les Porphyres sont de ceux là qui bâtirent leur fortune en officiant le peu honorable métier de naufrageurs. Mais les villageois prirent les armes contre eux, pendirent le père, firent emprisonner l’aîné de ses deux fils, laissant le cadet et sa mère pour morts. C’est le destin tragique et tourmenté de [...]
nostalgie quand tu nous tiens
Les rôlistes ont découvert Krok dans les pages du vénérable Casus, magazine aujourd'hui disparu mais qui a grandement participé à l'essor du JdR en France.



Sa sortie fut un petit événement dans le microcosme du JdR et j'en garde encore un souvenir ému...



Bien avant Donjon (même éditeur), deux jeunes et talentueux auteurs ont exploré l'univers impitoyable de Donjon & Dragon en prenant comme angle la vision d'un monstre peu chanceux mais qui bénéficie, excusez du peu, d'un point de vie indestructible... Et il en aura besoin pour survivre à ses éprouvantes aventures!



Certes, les gags paraîtront hermétiques aux non rôlistes mais ces derniers prendront sans nuls doute un réel plaisir à les savourer... Quand aux auteurs, ils ont plus tard signé les su[...]
l'ombre de Leone
Western atypique, 500 fusils est le digne héritier des western de Leone, avec ses personnages hauts en couleur, ses scénarios décalés et ses duels magistralement mis en scènes. Il ne manque que la musique de Moricone mais l'ambiance es telle qu'on l'entend en lisant la BD...



Le dessin du trop rare Fabrice Lamy possède une réelle personnalité et son trait aérien est pour beaucoup dans la réussite de la BD... Le scénario concocté par Thierry Cailleteau (qui signera plus tard Aquablue, rien que ça!) est à la fois prenant et original.



Difficile de rester insensible à ce one shot qui reste et restera sans doute encore longtemps l'un des western les plus réussis du neuvième art...



Dans le même esprit, ne pas louper Trio Grande des même dessinateur et[...]
Soleil m'a tuer
Totalement déjanté, Alban est un ovni dans l'univers de la BD. Le héros? Un moine naïf et son cochon de compagnie...



Le dessin débridé de Fourquemin est d'une expressivité peu commune. On peut ne pas aimer, mais franchement, il donne à la série une note particulière et accentue l'humour omniprésent et le décalage de la série.

Le scénario de Dieter est... atypique? A l'image de son anti héros, on ne peut qu'être surpris par le déroulement des aventures de cet étrange moine...



Hélas, une fois encore, les éditions Soleil ont décidé de saborder une série pour manque de rentabilité et ce malgré ses qualité indéniables, tant graphiques que scénaristiques... Et si les premiers lésés sont les auteurs de la série, contraints d'abandonner leurs création, les lect[...]
Erreur 404
Urban Games explore un genre rarement exploré : le cyberpunk... plus rare encore, sont les séries BD réussies dans ces univers ultra technologique ou l'homme s'efface derrière la machine... Urban Games était de cette veine là...



Un univers captivant, une poignée de personnages intrigants, des médias omniprésents déversant leurs flots d'émissions abrutissantes, Luc Brunschwig et Jean-Christophe Raufflet avaient posé les bases d'une série qui s'annonçait prometteuse!



Hélas, ce premier tome plus que prometteur devait rester sans suite, inaugurant la longue litanie des séries avortées après un premier tome enthousiasmant dont certains éditeurs sont coutumiers... Et c'est bien dommage!!![...]