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Dernieres Chroniques
Bandes Dessinées


descente aux enfers
Benjamin est un jeune homme qui commence à devenir autonome dans la vie : illustrateur en free-lance, il vient d'hériter de la vieille demeure de sa défunte tante. Une bâtisse immense et un peu vétuste qu'il s'empresse d'aller assurer chez le courtier du coin : Trusquin. Dans la nuit qui suit Benjamin est réveillé par les pompiers, sa maison est en train de partir en fumée... Quand il se rend chez Trusquin, pour signifier le sinistre et demander accessoirement à se faire dédommager, il s'aperçoit que l'assureur est une crapule qui a détourné l'argent de sa cotisation et qu'il se retrouve sur la paille. Un malheur n'arrivant jamais seul, Benjamin en errant à bicyclette dans les rues de son village, se fait renverser par Trusquin : cet accident lui sera fatal et l'expédiera directement au pu[...]
La grande Evasion
C’est en pleine Louisiane du début des années 1800 que nous entraîne Patrick Prugne avec son nouvel album. Le jeune français Alban Labiche y est envoyé pour rejoindre l’armée française, mais à peine arrivé sur le nouveau monde, notre soldat va se mettre dans une bien mauvaise situation qui le contraindra à déserter. Un trappeur va alors lui venir en aide pour fuir à travers une région inconnue, magnifique et hostile.



Le dessin tout en aquarelles et gouaches est absolument merveilleux. Les paysages, la faune, la flore, sont superbement reproduits grâce aux couleurs rayonnantes et jeux de lumières employés. On se délecte devant chaque planche, on est littéralement emportés dans ces contrées lointaines, happés par cette nature sauvage qui nous rappellera que l’Homme n’en est p[...]
Noir c'est noir...
Canardo poursuit son petit bonhomme de chemin dans le monde de la BD qu'il a commencé en 1979 au long de 21 aventures policières. Dans "Une bavure bien baveuse", le cocktail est très classique, une enquête dans les milieux corrompus de la police, une victime, des ripoux, un bouc-émissaire, des mafieux russes et un Canardo toujours alcoolique et libidineux. Ce scénario très série noire fonctionne pourtant à fond et le dessin est toujours aussi efficace. On ne sait toujours pas la place que prend le collaborateur de Sokal, Pascal Regnault, dans ce travail, mais ce nouvel opus est un bon cru après quelques albums de moins bonne facture. N'hésitez pas à passer un bon moment en compagnie de ce Canard très flegmatique.



par Philippe Descroix[...]
Un rencontre
N'ayant jamais lu Davodeau mais ayant eu de bons retour j'ai feuilleté son nouvel album "Les ignorants". Son trait m'a tout de suite attiré. L'encrage également m'a beaucoup plu. Que ire du livre ? Un beau petit pavé et un thème plutôt sympathique que cette rencontre/découverte croisée du métier de vigneron et celui de dessinateur (scénariste). Le découpage du livre permet aussi de mieux définir les périodes. Les rencontres des autres auteurs (Gibrart/ Marc Antoine Mathieu, Nicoby et le clin d'oeil de Trondheim) sont des petits moments savoureux qui nous plongent au milieu des rapports entre auteurs. S'ils travaillent souvent seuls on voient qu'ils aiment se retrouver et confronter leur vision de la Bd et ce sans aucune sorte de concurrence, juste une façon différente de peindre leur resse[...]
une quête inquiétante
Dans ce second tome, les garçons se réveillent prisonnier d’un savant fou. Il vient de donner vie à une créature. Cette dernière, une petite fille, est persuadée que les garçons sont ses frères. Dracula refait son apparition et réclame les garçons qui lui avaient échappés.



Le voyage des garçons continue et, loin de répondre à toutes les questions que nous nous posons, il sème encore un peu plus le doute. On ne sait toujours pas dans quel univers les enfants se sont perdus. Sont-ils vivants ? Morts ? Sont-ils en plein rêve, en plein cauchemar ou délirent-ils ? En tout cas l’espoir est là et nous les suivons sur ce chemin semé d’embuches qui ne les avancent, pas plus que nous, sur leur « quête » et les met en danger.



En effet, comme dans le premier opus, le be[...]
Le bonheur selon Gibrat
Une BD qui devrait figurer au programme scolaire, au même titre qu'un PAGNOL ou un PENNAC. Une belle leçon d'humanisme, en même temps qu'une histoire d'amour digne des plus beaux films de CARNE et PREVERT, la noirceur en moins. Car ici tout est bonheur : bonheur de lecture, ballotté entre un dessin aux couleurs directes superbes et des dialogues savoureux, ironiques à souhait; bonheur de se retrouver plongés dans cette situation si féconde en rebondissements et en trouvailles vivantes; bonheur de s'éprendre de la belle Cécile, qui illustre à merveille ce qu'est la femme rêvée et attendue... admirée. Julien, le héros pacifiste, admire la belle, depuis sa cachette, et se fait aussi le témoin d'un drame mondial, reclus, déserteur de l'injustice et du chaos qui engendre tant de douleurs. Il n'[...]
Bruno Le Floch, maître de BD
"Trois éclats blancs"' après une très bonne critique à sa sortie en 2004, a reçu le Prix René Goscinny. la finesse, le raffinement de la pensée, de l'expression, la puissance du trait qui va à l'essentiel sans négliger le détail, fait de cette BD une des meilleures de la dernière décennie. Les faits se déroulent à la veille de la guerre 14-18, dans la région de Basse Cornouaille, le Pays Bigouden où vit et d'où est originaire l'auteur Bruno Le Floc'h. Une amitié va se lier entre un ingénieur parisien chargé de construire un phare sur un rocher se tenant en pleine mer très souvent recouvert au gré des vents et des marées et un marin bigouden qui va petit à petit l'introduire dans cette communauté maritime, société très forte surtout en ce début du XXème siècle ! Un deuxième tome sorti en 20[...]
Edifiant et glaçant
Sarkozy est les riches est un album qui ferait presque rire... s'il n'était inspiré de faits réels et avérés. On peut faire confiance à Renaud Dély, journaliste chevronné (qui a, entre autre, dirigé le service politique de Libé (avant d'en devenir le rédacteur en chef) est passé par le Parisien, Marianne et France inter avant de rejoindre le Nouvel Obs) pour avoir retranscris le plus fidèlement possible les conversation de notre président avec ses chers (et riches) amis.



L'album se fait grinçant, voir même franchement inquiétant, et la couverture, où l'on voit Sarko se hisser sur le buste de Marianne pour être à la hauteur de ses (riches) amis prend une signification tout autre : ce sont bien les valeurs de la république qui sont foulées au pied par la collusion entre polit[...]
Une option de narration osée
Suite relativement attendue du fait, en particulier, de l'excellence du dessin du 1er tome. Sur ce plan, Jérémy ne m'a pas déçu. Son trait réaliste est précis et élégant. Il reste encore un peu figé mais ce défaut de jeunesse compte peu devant la qualité de ses décors et l'expressivité des personnages.



Sur le plan du récit, Dufaux nous surprend et prend certainement un risque en choisissant d'ignorer complétement le Barracuda et son capitaine Blackdog pour se consacrer presque exclusivement au destin des personnages rester sur l'ile. Seul le début de l'histoire est consacré au "retour" du capitaine de La Loya qui va peut-être pouvoir mettre en oeuvre son désir de vengeance.



Les destinées des anciens esclaves et du fils de Blackdog vont s'entrecroiser, un pan d[...]
Le voile se déchire
Ce 4ème tome (sur 6) consacre une place importante au passé et se déroule essentiellement en Allemagne lors de l'ascension du Reich, période que j'ai trouvée très bien évoquée. La technique de narration reste toujours la même avec l'alternance présent/passé qui reste très lisible grâce au jeu de couleurs entre chaque époque et un rythme relativement rapide. Le scénario ne s'embarrasse pas trop avec la profondeur des personnages et privilégie la description des évènements et du contexte ce qui finalement correspond bien au cadre du récit, Sherman contant son histoire afin que les enquêteurs puissent déterminer d'où vient le danger. Les révélations commencent vraiment à tomber, on peut enfin mettre un (des ?) visages sur la (les) personne(s) lui en voulant à mort même si le degré d'implicati[...]
Des pirates comme quand j'étais petit
Une très bonne BD d'aventure. Un récit de pirates un peu "à l'ancienne" qui bénéficie de pas mal d'atouts.



Le dessin est magnifique, Jeremy est le digne fils spirituel de Delaby (Murena, La complainte des landes perdus - 2ème cycle). Il nous propose un dessin ultra réaliste, très précis et élégant. Il semble aussi à l'aise avec les décors et les visages (avec une belle collection de "tronches" patibulaires).

La colorisation est au même niveau (quand on connait son parcours, coloriste de Delaby, on ne peut pas être surpris).



Dufaux prend manifestement beaucoup de plaisir à nous conter cette histoire. A part les premières pages de l'album, l'histoire se déroule essentiellement à terre. Ce premier tome pose bien entendu les bases mais est déjà rythmé sans [...]
Chic, les vampires reviennent
Pour les amateurs de fantastique, le genre vampires s'avère bien souvent avoir les dents limées et être fortement aseptisé (twilight). Mais là surprise, on nous offre un excellent premier tome.



Nosferatu est revenu des morts! L'histoire entremêle lutte entre vampires, présence d'une société de chasseurs, flash-back dans l'antiquité et à l'époque de la "mort" du 1er vampire, de manière totalement maitrisée. On oscille entre un fantastique, classique par le thème mais dans lequel Mr PERU introduit de belles originalités, et un rythme de thriller.



Le dessin dans un style réaliste précis mais sans surcharge, est à la hauteur du scénario. Les personnages sont réussis (expressions, mouvements, l'évolution de Nosferatu qui retrouve ses forces tout au long de l'album)[...]