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Dernieres Chroniques
Bandes Dessinées


la rédemption du Père-Noël
En raccompagnant chez lui son voisin un peu éméché, Georges ignorait que sa vie allait basculer… Alors que son voisin, un vieil homme à la barbe blanche, lui explique qu’il est le véritable Père-Noël et qu’il compte bien prendre sa retraite, de douloureux souvenirs allaient remontent à la surface.



Mon voisin le Père-Noël est un album surprenant qui parle de la magie de Noël, de folie et de rédemption… Georges cherche à retrouver la magie de Noël en recherchant l’innocence de l’enfance et si ce conte de Noël sombre, où magie de Noël et noirceur s’entremêlent, touche le lecteur, c’est sans doute par qu’adulte, on pense souvent avec nostalgie à la naïveté de l’enfance qui s’est effritée .



Le dessin de Béatrice Tillier est, comme toujours, superbe, alternant image[...]
à tantôt...
La sortie de ce cinquième opus est l’occasion de signer enfin une chronique pour cette superbe série qui s’est d’emblée imposée comme un petit bijou du neuvième art.



Cette série propose de suivre la vie d’un petit village du Québec, en toute simplicité. Ce cadre bucolique permet aux auteurs de présenter des personnages hauts en couleurs et pittoresques, le tout renforcé par un usage savoureux du parler québécois, subtilement travaillé pour être compréhensible de tous, mais suffisamment typique pour accentuer le dépaysement.



Les auteurs ont semble-t-il pris un plaisir évident en concoctant ce scénario à quatre mains et en le mettant en scène. Ce plaisir et cette complicité sont palpables à chaque planche qui comporte une partie de la personnalité de chacun, do[...]
une île au large
Exilé sur une île écossaise perdue au nord de l’Irlande, le jeune biologiste Darius Kingley, coupable de darwinisme, va découvrir une société qui vit coupée du monde depuis près d’un millénaire. Sans lois, sans police et sans militaires, cette société libre de toute entrave qui semble régie par l’anarchie, au sens noble du terme. Mais, dans l’ombre de cette société utopique, une menace sourde semble peser sur Saint-Kilda, cristallisée autour du personnage du pasteur Jacob.



Le scénario signé par le brillant Pascal Bertho (qui a scénarisé, entre autre, l’excellent Chéri-Bibi et Sept Pirates) est un huis clos savoureux et inquiétant dont l’ambiance et la thématique évoque immanquablement le remarquable Démons de Marie de Michaël Le Galli et Marie Jaffredo et édité par Carbas en[...]
y'a quelqu'un?
Sous-sols du Révolu (Extraits du journal d'un expert) est une œuvre étrange et surprenante, quasi surréaliste, dont il est difficile de parler sans risquer de passer pour un fou et de finir ses jours paisiblement au fond d’un asile, dans une sale capitonnée, enfermé dans une camisole (on ne sait jamais) et bourré de calmants aux noms imprononçables et aux effets désastreux sur ce qui nous resterait de santé mentale…



Second album de la collection de Futuro dédié au Musée du Louvre (après Période glaciaire de Nicolas de Crecy et avant Aux heures impaires d’Eric Liberge), il permet à Marc-Antoine Mathieu d’explorer les coulisses du Louvre telle que vous ne les avez jamais vu (et telle que jamais vous ne les verrez)… Une visite ahurissante et hallucinée dans les coulisses du pl[...]
l'heure du choix
La seconde guerre mondiale n’en finit plus d’inspirer les auteurs de BD. Philippe Richelle se plonge un peu plus dans cette époque en signant ce diptyque, après s’être lancé dans la saisissante fresque historique qu’est Amours Fragiles.



Une fois encore, il parvient à dépeindre cette époque troublée avec un incroyable talent. Son histoire chorale pose une époque et évite l’écueil du manichéisme. Les personnages, tout en nuances, ne sont ni bons, ni mauvais. Ce sont des hommes, des femmes, jetés en pâture de l’histoire. La frontière séparant les passéistes pessimistes des collaborateurs ou les lâches des résistants, les clairvoyants des aveugles, est des plus ténues. On peut, sans s’en rendre compte franchir la ligne blanche, et passer d’un camp à l’autre, pour manger à sa fai[...]
subtile variation
Blanche est le second Album de Thierry Chavant. Le premier, Méliane, publié chez Albin Michel avait fait l’objet de vives critiques sur le net malgré des qualités qui n’avaient guère été relevées.



Blanche est cependant sans nul doute plus aboutit que son album précédent. Premier tome d’un triptyque, l'Île de solitude nous raconte l’histoire de Blanche et Toumaï, deux êtres seuls au monde. L’une, à peine sortit du convent où elle a grandi, est mariée un inconnu et s’en va vivre chez lui, sur une île. L’autre est un esclave, arraché à sa terre et à sa famille.

Ces deux personnages que tout oppose au prime abord vont retrouver chez l’autre cette fragilité et cette solitude… Car si les conditions de vie diffèrent quelque peu, la condition de femme et celle d’esclave prés[...]
dans les coulisses de la justice et de l'histoire
L’Ordre de Cicéron fait partie de ces série dont on attends le prochain tome avec une impatience certaine. On plonge à la fois dans les arcanes de la justice tout en nous immergeant dans l’histoire complexe d’une famille pris dans la tourmente de la seconde guerre mondiale, plongeant ses racines dans les heures sombres qui virent la monté du nationalisme et du racisme. Le premier tome s’amorçait sur une tentative de rachat hostile d’un cabinet d’avocat français par grand firme juridique américaine. Par le truchement de flash-back, les auteurs nous entraînaient aux racines de cette haine farouche qui opposait la famille Steiner aux Veyrac-Richemont… Une saga familiale avec une toile de fond historique et juridique…



Dès les premières pages, on comprend que le scénariste maîtri[...]
sur un rythme jazzy
L’adaptation en BD de la vie trépidante de Boris Vian pouvait laisser certains dubitatif (« Est-elle sotte celle-ci ! Dubitatif... C'est pas cochon, hé ! Dubitatif en un seul mot ! Ca veut pas dire éjaculateur précoce. Ca veut juste dire que je suis dans le doute : le doute m'habite quoi ! », Desproges).



Pourtant, force est de reconnaître que cet album est une réussite assez jubilatoire tant ce touche à tout de génie (écrivain, musicien, chanteur, critique, directeur artistique, acteur, auteur de pièces de théâtre, ingénieur, parolier, poète, traducteur, pataphysicien émérite et j’en oublie sans doute) est un personnage de roman, de son enfance marquée par le sceau de la maladie à son enterrement où il fut porté en terre par ses amis à cause d’une grève des pompes funèbres, [...]
tragiquement réaliste
Nous sommes en janvier 1915. L’Europe s’enlise dans une guerre sans précédents. Les cadavres de soldats s’amoncèlent dans tous les camps et bien incertaine est l’issue de ce combat. C’est au milieu de cet immense charnier, dans ce bourbier infâme qu’est devenu la Champagne que, comme pour surclasser l’horreur quotidienne, les cadavres de trois femmes, égorgées, sont retrouvés. Chacune d’elle avait sur elle une lettre signée de leur assassin…



Graphiquement, cet album est comme cette guerre : une tuerie. Blague à part, Maël se fait peu à peu un nom dans le petit monde de la BD. Avec l’Encre du passé (scénarisé par multi-talentueux Antoine Bauza), il avait déjà frappé très fort… son travail dans ce premier tome est tout simplement superbe. Rarement la grande guerre, plus grand[...]
un maître du noir & blanc
A ma grande honte, j’avoue que ne connaissais Dino Battaglia que de nom. C’est au hasard des allées sombres et poussiéreuses d’une bibliothèque que, à l’affut d’un album non encore lu, je suis tombé sur cette BD au titre évoquant la vénérable cité de Prague et le Rabbi Loew et ses expériences alchimiques. Intrigué, c’est en parcourant les pages du livre que j’ai découvert l’immense talent de Battaglia, sa maîtrise du noir et blanc et le génie de ses expérimentations graphiques.



L’album propose pas moins de 6 récits, que l’on pourrait qualifier de nouvelles, publiées dans la revue Linus entre 1969 et 1974. D’inspiration littéraires, chacune est un petit bijou narratif et graphique.



Si la malice du diable qui ouvre l’album évoque les gravures de la Nef des Fou[...]
un fil rouge bien ténu
Le Scorpion est un excellente BD de cape et d’épée, à l’action virevoltante, prenant place dans un cadre historique décalé. Car si le décor en est la ville éternelle, si l’époque pourrait, au vu des costumes, être cernée, les figures historiques ne sont que pure invention. En prenant s’éloignant du cadre historique, parfois trop figé, tel un carcan, les auteurs peuvent donner libre court à leur imagination échevelée.



Une fois encore, comme toujours dans le sillage d’Armando Catalano alias le Scorpion, l’aventure est au rendez-vous, avec son lot de rebondissement, de combats spectaculaires, de trahisons sordides et d’amours contrariés, évoquant les grandes heures des films de cape et d’épée qui ont, je l’avoue, bercé mon enfance. La narration de Stephen Desberg colle bien à c[...]
le vent de la nostalgie
« J’ai dix-huit ans, et toute la vie devant moi »… Ainsi s’exprimait Isa sur les plages de Saint- Domingue alors que s’achevait la fresque des passagers du vent… 25 ans se sont écoulés depuis la publication du dernier tome et voilà que l’on retrouve Isa presque centenaire… Car l’idée, assez savoureuse, de François Bourgeon est de ne pas proposer une suite directe au cinquième tome des passagers du vent, alors que la fin était pour le moins ouverte à de multiples possibilités. Ce n’est d’ailleurs pas Isa qui ouvre l’album, ni même sa fille. Mais Zabo, sa petite fille qui part sur les routes d’un pays ravagé par une guerre fratricide pour retrouver son aïeule. Alors que François Bourgeon avait choisit la traite des noirs comme cadre historique, avec en filigrane la guerre d’indépendance, ce [...]