★★★★☆ La chronique de Laurine
Lettres perdues, planche de l'album © Glénat / BishopIode, rêveur et naïf, guette chaque jour la venue du facteur car il attend une lettre de la part de sa mère.

Cependant, le jeune homme semble détaché du temps et attendre l’arrivée de ce courrier depuis belle lurette. Et si l’enveloppe s’était perdue ?! Le mieux est d’aller voir en ville, au traitement de la poste, s’ils ont davantage d'informations sur une lettre adressée à Iode Sea, nom qui résonne grandement dans le labyrinthe animé et peuplé de cette capitale multicolore.

En route et en compagnie de son pélican, l’adorable blondinet croise Frangine, une livreuse un peu flemmarde qui cache bien des choses, notamment à propos de sa mallette ; ou encore Cycy, policier poisson qui rêve de monter en grade et de nager avec les requins mais qui n’est en réalité qu’un gobie dans un bocal, pas très perspicace et un peu égocentré…

De ricochets en maladresses, et malgré toutes leurs péripéties, ce trio va être amené à se croiser bien plus d’une fois pour en revenir à s’intéresser à la même problématique centrale : la lettre d’Iode. Que va-t-on apprendre sur ce mystérieux garçon empli d’émotions ?
Lettres Perdues est un récit initiatique duquel on ressort grandi et songeur, car cet univers loufoque va nous apporter des réflexions sur des thématiques sérieuses et importantes. Sans que ce ne soit ridicule, on rigole, on s'amuse ; sans que ce ne soit trop sombre, on en reste tout de même bouleversé. Avis aux amateurs d'(hommes) poissons, d'oiseaux (qui parlent) et de comédie, foncez !
Chronique by Ca Va Buller