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Entretien avec Sébastien Corbet
Interview accordé aux SdI en mars 2026


Bonjour et merci de vous prêter au petit jeu de l’entretien…

Question liminaire : êtes-vous farouchement opposé au tutoiement ? Si oui, je me ferais violence mais je sais qu’un « tu » risque tôt ou tard de partir tout seul pendant que je nettoierai mon clavier…

Bien sûr, on va se tutoyer


Merci à toi smiley

Peux-tu nous parler de toi en quelques mots ? (parcours, études, âge et qualités, passions, numéro de carte bleue ou de comptes numérotés en Suisse ou aux Îles Caïmans ?)

Je passe sur mon enfance. Banale, sans intérêts.

On passe à ma sortie d’un lycée professionnel et l’obtention d’un CAP de dessinateur publicitaire. Une année dans un studio de création publicitaire où j’ai passé mon temps à créer des « pin’s », des pin’s et que des pin’s ! Après cela, je n’ai plus jamais remis les pieds dans une agence de pub !

A l’époque, j’avais 20 ans. Mon ambition était de faire de la musique. Un point c’est tout ! Ça a duré des années à jouer tout le temps. Monter des groupes. Faire des concerts. Sex, bières et Rock’n’Roll !! Puis j’ai monté des Locaux de répétitions où je vivais. Je mangeais musique, buvais musique, fumais musique 7 jours sur 7. 24 heures sur 24. Je continuais à dessiner dans mon coin. Puis je me suis mis à peindre. J’exposais mon travail en galeries, salons et on organisait aussi des expos entre peintres. Tout ça en parallèle de la musique. C’était une période de création à tout va. Je ne savais pas où j’allais, mais j’y allais. Je vivais mon expérience.

C’est bien après avoir vécu toutes mes expériences musicales, et autres, que je me suis à nouveau, et cette fois sérieusement, mis à la BD. (J’avais environ 30 ans ).

Son of a Gun !, première recherche de personnage : Cleveland © Sébastien CorbetEnfant, quel lecteur étais-tu et quels étaient tes livres de chevet ? La BD a-t-elle toujours occupé une place de choix ?
Enfant comme adulte, je n’étais, et je ne suis toujours pas un grand lecteur. Mon esprit a vite tendance à prendre le large et je perds souvent le fil de l’histoire que je suis en train de lire. ( Sans doute un problème de concentration ). Je n’ai pas ce problème quand je lis les scénarios parce que mon but est de les réaliser. Ça change tout ! ça va dans le sens de la création. En général, quand je suis chez moi, je passe mon temps à créer. Il n’y a qu’un endroit où j’aime lire, c ‘est dans le train.

Devenir dessinateur de BD, était-ce un rêve de gosse ? Un artiste en particulier a-t-il fait naître ta vocation ?
C’est la BD qui s’est imposée à moi. Môme, j’aimais créer des personnages et leur inventer une histoire. Même si je lisais peu, j’ai quand même lu les classiques de l’époque : Astérix, Tintin, Lucky Luke, Alix. Mais le premier qui m’a donné envie. Ma première vraie influence, c’est « Frank Margerin » Je devais avoir 14 ans. J’ai trouvé ça captivant ! Le style, l’humour et les histoires courtes. C ‘était moderne ! C’était Chouette ! Je me suis mis à dessiner comme Margerin. Souvent j’entendais les adultes me dire que j’étais fait pour ça. Pour faire de la BD ! Mais je ne me projetais pas dans l’avenir, dans un métier. Je m’amusais.

Quelles sont selon toi les grandes joies et les grandes difficultés du métier ?
Ça peut paraître fou, mais je commence seulement à ressentir du bien-être, de l’envie, du bonheur et de l’apaisement à travailler sur mes albums. Enfin !!
J’ai passé comme tous les dessinateurs, des années de labeur. L’apprentissage. Faire, refaire, défaire. Aujourd’hui la maîtrise de mon outillage et une tambouille qui s’est faite au fil des années, me permettent d’être serein et je retrouve le plaisir de dessiner comme quand j’étais môme ! J’ai l’impression de ne plus réfléchir, juste interpréter.

Son of a Gun !, première recherche de personnage : Dolorès © Sébastien CorbetComme on peut interpréter une partoche ?
Si on veut ! Quand le scénario est bien écrit, je vois des images et je les installe sur la page blanche. Ensuite, j’observe si ça fonctionne ou pas et je modifie. N ‘ayant pas eu de formation théorique de la musique, j’ai toujours joué à l’oreille. Ce qui me plaisait, c’était de composer. Le dessin c’est la même chose. Sauf que là, ce n’est plus l’oreille qui juge ; c’est l’œil !

Comment as-tu croisé la route de Philippe Pelaez qui signe le scénario de Son of a Gun ! ?
C’est notre éditeur, « Hervé Richez » (Grand Angle), qui nous a mis en contact, en me proposant le scénario de « SON of a GUN ». J’ai adoré toute suite cette histoire complètement DINGUE !! J’étais plié en deux et mort de rire en la lisant ! J’ai dit oui tout de suite. Je voulais vraiment la faire ! Ce scénario, c’était vraiment « D’LA BALLE ! » PAN !! PAN !!!

Qu’est-ce qui t’a séduit dans ce scénario un brin déjanté truffé de références aux classiques du genre ?
Ce qui m’a séduit, c’est que c’est vraiment déjanté.
C’est Rock’N Roll ! Un brin Punk ! ( genre CLASH !!!)
Déjanté certes, mais avec une vraie aventure. C’est subtil, bien mené !

Comme on dit avec Philippe : Qu’est-ce que c’est con ! Mais qu’est-ce qu’on se marre !!
Ce n’est pas facile d’écrire du drôle, du déjanté. Il faut avoir beaucoup de talent.
Et Philippe en a énormément !

Son of a Gun !, première recherche de personnage : Dolorès © Sébastien Corbet
Quelles sont tes références en matière de western ?
J’ai une culture assez populaire, et en matière de Western, je suis un peu comme tout le monde, je connais mes classiques !
J’observe une affection particulière pour le cinéma de Sergio léone, Tarantino, et les westerns actuels. Mais j’avoue que j’ai tout de même mon Western préféré :
« La Kermesse de l’Ouest ». Son titre original : « Paint your Wagon ». Un western pas tout jeune, atypique et comme SON of a GUN, bien déjanté !

Avec Lee Marvin (tout vieux) et Clint Eastwood (tout jeune !) Je vous le recommande ...

Je ne le connais pas mais je vais tenter de m’y plonger au plus tôt smiley

Qui de McBride, de Dolorès, de Kirtley ou de la chèvre as-tu pris le plus de plaisir à mettre en scène ? Leur apparence s’est-elle rapidement imposée ou sont-ils passés par différents stades avant de revêtir celle que l’on connaît ?

Pour l’instant, pour moi, celui qui se détache le plus, c’est Kentuky Mc Bride. Un nom qui claque et une gueule d’enfer !! Fascinant autant qu’énervant. Il attire autant qu’il débecte ! Kentucky est un caméléon. Je peux lui poser toutes les expressions sur le visage. Ce personnage est une aubaine pour un dessinateur. Au fil de l’album, sa silhouette et sa gueule se sont affinées. De taille moyenne au départ, il termine l’album très grand et maigre. Je crois que, maintenant je le tiens. Avec les dédicaces qui ont démarrées, je capte sa trogne ! Kirtley, lui, je l’ai trouvé rapidement, même si je l’affine encore un poil ! Alors que Dolores, même en fin d’album, je n’ai pas l’impression de l’avoir réellement maîtrisée. C ‘est vrai qu’elle est indomptable ! (Je finirai quand même bien par l’avoir !!!). Quant à Biquette, j’avoue que je la dessine sans vraiment réfléchir !
Son of a Gun ! recherche de personnages : Maddock et Cyrus © Sébastien Corbet
Comment s’est organisé ton travail avec Philippe sur l’album ? Du synopsis à la planche finalisée, quelles furent les différentes étapes de la réalisation de l’album ? Quels outils utilises-tu pour composer tes planches ?
Philippe a une belle manière d’écrire. Il me guide clairement et aussi me laisse la place à la composition. Je me sens à la fois bien accompagné et libre dans ma création. Les planches sont entièrement réalisées sur tablette. Je travaille sur une dizaine de pages en même temps. Ce qui représente en général une séquence, ou un chapitre. Classiquement : d’abord le crayonné sur la dizaine de planches. Après, je pose les textes et les bulles. Puis je commence à accentuer par endroit le trait en apportant des corrections. Ensuite j’installe la couleur et j’affine à nouveau en noircissant certaines parties du dessin pour ressortir les premiers plans et donner de la profondeur à l’image. Puis je colorise à nouveau. J’apporte les ombres et les lumières. Rien n’est systématique. Le dosage des noirs et des couleurs se fait suivant l’importance de l’image, de l’action et de son placement par rapport aux autres cases.

Son of a Gun !, planche encrées
Son of a Gun ! planche 5, noir et blanc © Sébastien Corbet / Philippe Pelaez Son of a Gun ! planche 8, noir et blanc © Sébastien Corbet / Philippe Pelaez Son of a Gun ! planche 13, noir et blanc © Sébastien Corbet / Philippe Pelaez


Quelle étape te procure le plus de plaisir ?
Toutes les étapes sont plaisantes. Le tout est de ne pas saturer dans l’une de ces étapes. C ‘est pourquoi j’aime bosser sur plusieurs pages en même temps. Quand j’en ai marre de crayonner, je peux affiner le dessin ou bien j’installe de la couleur. Ainsi de suite, je change d’étape et je fais monter la mayonnaise jusqu’à ce que les planches soient finies.
Son of a Gun !, première recherche de personnage  : Dolorès © Sébastien Corbet
Certaines séquences t’ont-elles donné du fil à retordre tant il peut être difficile de dessiner en se marrant comme un tordu ?
Je me suis énormément marré à la lecture du scénario et même quand j’ai travaillé dessus.
Ce qui me donne du fil à retordre, c’est la mise en place, ou la mise en page des situations. Pour que l’effet comique fonctionne, le découpage se doit d’être précis et nous oblige à finir la page sur la bonne réplique. L’étape du crayonné est là pour ça. Je bouscule les cases, j’en ajoute ou en retire. C’est comme jouer au TETRIS ! Je déplace les blocs. Je transforme des cases verticales en horizontales pour que tout s’imbrique bien.
Son of a Gun !, première recherche de personnage  : Kentucky T mc Bride © Sébastien Corbet
On la furieuse impression que Philippe et toi vous vous êtes amusés comme des gosses sur cet album… Il est truffé de références et de clins d’œil qui rendent la lecture particulièrement drôle ludique… T’es-tu amusé a en rajouter en dessinant ?
La magie de l’écriture avec Philippe, c’est qu’il fournit de belles idées qui poussent à l’imagination. Je respecte le scénario à la lettre. Toutefois, quand l’histoire le permet, j’aime bien installer des effets comiques visuels. Ce qui peut amener des choses qui ne figuraient pas dans le scénario. Par exemple, quand vers la fin de l’histoire, GENZO UMON met des coups de sabre pour découper la planche de bois dont se sert KENTUCKY pour se défendre, il coupe en même temps le chapeau de KENTUCKY en rondelles. Ça , c’est un effet visuel qui ne figurait pas dans le scénario mais que je peux me permettre de glisser dans l’histoire. J’ai même poussé le bouchon en laissant KENTUCKY finir l’histoire avec ce chapeau ridicule sur la tête.

Ce qui est très appréciable pour le lecteur c’est que si l’ambiance est totalement azimutée, l’histoire se tient néanmoins très bien, ce qui rend le plaisir plus grand encore… Comment êtes-vous parvenu à trouver ce subtil équilibre?
Tout est dans l’écriture. C ‘est Philippe qui a écrit l’histoire et mis en place cet équilibre.
Son of a Gun !, première recherche de personnage  : Kentucky T mc Bride © Sébastien Corbet
Dans quelle ambiance sonore travailles-tu généralement ? Silence monacal ? Musique de circonstances ? Podcast ? Bêlements de chèvres ?
Je travaille toujours en musique, hormis parfois sur les crayonnés qui me demandent de l’ attention. J ‘écoute de tout, mais je peux vite me lasser. Je trouve mon bonheur dans les BO de film. J’ai une affection particulière pour les compositeurs « Jerry Goldsmith » et « Bernard Hermann ». Durant la réalisation de « Son of a Gun », j’ai plongé, bien évidemment dans l’univers d’Ennio Morricone, que je connaissais déjà, mais que je suis encore allé fouiller ! Sa musique est d’une richesse incroyable. Du western au Polar, Ennio Morricone passe du pétillant au flippant avec beaucoup d’inventivité. C ‘est vraiment un génie de la musique !

La couverture de l’album classique s’est-elle rapidement imposée ou en a-t-il existé plusieurs versions avant que celle que l’on connaît ne soit définitivement adoptée
Dès le départ, Philippe voulait l’image du duel ( le cliché ) et mettre en avant la chèvre. Je lui ai proposé un duel avec l’ombre d’un cowboy et en face de cette ombre une chèvre prête à en découdre pour sauver son magot ; un sac bourré de dollars placé derrière elle. C ‘est devenu la couverture de l’édition augmentée, limitée à 500 exemplaires. En discutant avec toute l’équipe, nous avons eu le doute que la couverture avec la chèvre fasse trop jeunesse et nous avons eu peur de rater notre cible : Les lecteurs adultes ! Alors on a décidé de rendre hommage à l ‘affiche originale du film : « Le bon, la brute et le truand » : Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach. ( Kentucky, Dolores et Cleveland ). Un gros plan sur les trois protagonistes. C’est efficace. Ça claque !!


Son of a Gun ! crayonné de la couverture du tirage spécial © Sébastien Corbet Son of a Gun ! couverture du tirage spécial finalisée © Sébastien Corbet
Son of a Gun ! recherche de couverture du tirage spécial, version nuit © Sébastien Corbet Son of a Gun !, couverture de l'album standard, noir & blanc © Sébastien Corbet


Dans le tirage spécial de l’album co-éditée par Ça va buller, Bulle et BD Art, ont peut voir de savoureuses affiches de western détournée joyeusement détournées… Vous semblez vous être amusé en les dessinant, je me trompe ?
L’édition limitée contient en plus de l’album, un dossier de 16 pages : Une interview de Philippe, début du découpage de la suite « SON of a GUN AGAIN », une recherche graphique sur Dolores, les 4 premières pages de l’album sur lequel on travaille Philippe et moi : « CRAPULES », et 5 affiches de western détournées version « Son of a Gun ».

C’est un dossier conséquent pour une édition limitées qui ne coûte que 5 euros de plus que l’édition normale. On la trouve seulement chez les 3 libraires qui ont financé cette édition : Bulles (Le Mans ) , Bdr’art ( Caen ) Ca va Buller ( Strasbourg ).)

« Son of a Gun » est un pastiche du Western. L’idée est de faire des clins d’oeil, et de rendre des hommages en détournant les clichés. Comme on l’a fait pour les 5 affiches de Western qui figurent dans l’édition limitée. « Il était un GUN dans l’Ouest », « Danse avec les chèvres », « Le Gun tirera 3 fois », « Pour une poignée de Piastres », « GUN with the wind ». C ‘est un exercice très sympa et très plaisant à faire. Aujourd’hui, on a les retours des lecteurs qui adorent ces affiches et qui aimeraient les avoir chez eux !
Portait de l’artiste en outlaw
Son of a Gun !, Portrait de l'artiste en cowboy © Sébastien Corbet Son of a Gun !, Portrait de l'artiste en cowboy © Sébastien Corbet Son of a Gun !, Portrait de l'artiste en cowboy © Sébastien Corbet
Son of a Gun !, Portrait de l'artiste en cowboy © Sébastien Corbet Son of a Gun !, Portrait de l'artiste en cowboy © Sébastien Corbet Son of a Gun !, Portrait de l'artiste en cowboy © Sébastien Corbet


Son of a Gun… again, est-il réellement sur les rails ? (dis oui, dis oui smiley) ?
Philippe a déjà écrit presque la moitié du scénario. Nous aurions aimé attaquer la suite directement après la sortie du 1. Notre éditeur a préféré jouer la carte de la prudence. Voir si les lecteurs allaient apprécier notre travail. J’espère que « Son of a Gun » marchera assez pour qu’on reparte vite sur la suite. En fait, je n’attends que ça. Je me suis tellement amusé à faire cet album. Je sais que mon trait va s’affiner et que je vais mieux tenir mes personnages et toute l’ambiance graphique de l’album. J ‘ai hâte, je l’espère, et j’y crois !!

Peux-tu nous dire quelques mots sur Crapules dont on peut lire les premières pages dans cette fameuse édition augmentée ?
« CRAPULES » est un pastiche du film de guerre. De la même manière que « Son of a Gun » est un pastiche du Western. On a une vraie histoire de fond, une vraie aventure, une chasse au trésor basée sur du réel, et on suit une bande de 4 soldats américains. Situations burlesques pour se marrer et passer un bon moment de détente !

Crapules, Work in Progress
Crapules, crayonné de la planche 32 © Sébastien Corbet / Philippe Pelaez Crapules, crayonné de la planche 33 © Sébastien Corbet / Philippe Pelaez Crapules, crayonné de la planche 34 © Sébastien Corbet / Philippe Pelaez
Crapules, mise en couleur de la planche 32 © Sébastien Corbet / Philippe Pelaez Crapules, mise en couleur de la planche 33 © Sébastien Corbet / Philippe Pelaez Crapules, mise en couleur de la planche 34 © Sébastien Corbet / Philippe Pelaez


Peux-tu en quelques mots nous parler de tes projets présents et à venir ?
Comme je te l’ai dit, je travaille en ce moment sur Crapules. L’album fera environ 110 pages. J’en suis quasiment à la moitié. Dès que l’album sera terminé, j’espère enquiller sur Son of a Gun Again.

En parallèle de la BD, je réalise des illustrations du genre science-fiction et fantastique sous le pseudo SCORB. Sur un support papier blanc, format raisin en général. Une réalisation graphique au hachurage noir avec des feutres fins. L’aspect final s’apparente à de la gravure. Le tout sans crayonnés au préalable. Ce sont pour moi, des improvisations sur papier. Ces illustrations restent dans mes cartons et j’ai en projet de les exposer. Cette année, dans un an ou deux ? Je ne sais pas, mais c’est un projet à venir.

signé SCORB
Illustration de SF © Scorb (alias Sébastien Corbet) Illustration de SF © Scorb (alias Sébastien Corbet) Illustration de SF © Scorb (alias Sébastien Corbet)
Illustration de SF © Scorb (alias Sébastien Corbet) Illustration de SF © Scorb (alias Sébastien Corbet) Illustration de SF © Scorb (alias Sébastien Corbet)


Tous médias confondus, quels sont tes derniers coups de cœur ?
Un Roman de Cédric Totée : Soupe de concombre et petites contrariétés. C ‘est délirant et exquis! À ne pas rater ! Côté musique, genre métal mélodique : Le groupe HEADCHARGER l’album : Sway. Un album très réussi avec de beaux morceaux qui dégagent des émotions comme la combativité et l’espérance. C ‘est beau et ça fout la gnaque !!

Y a-t-il une question que je n’ai pas posée et à laquelle tu souhaiterais néanmoins répondre ?
J’aimerais remercier une nouvelle fois les éditions « Bamboo, Grand Angle » pour le rapport de confiance qui s’est mis en place dès le début de l’album. C’est réconfortant, on se sent épaulé ! C’est une belle équipe bien soudée et bien présente
.
Pour finir et afin de mieux te connaître, un petit portrait chinois à la sauce imaginaire…

Si tu étais…

Son of a Gun !, Portrait de l'artiste en cowboy © Sébastien Corbet
un personnage de BD : « LUCIEN » de Frank Margerin
un personnage de western spaghetti (ou pas) : « Tuco » ( Eli Wallach ) dans « le bon la brute et le truand », ou bien, (Tim blake Nelson) dans le film « Old Henry ».
un animal : Rantanplan
une chanson : J’hésite entre « Punk Rock loser » du groupe « Viagra Boys » ( Clip western!), ou bien un morceau du groupe « Tagada Jones » pour bien se dépoussiérer les oreilles et la tête !
un instrument de musique : la Guitare Blues !
un jeu de société : Les petits chevaux (tagada, tagada, tagada… Jones ! )
une découverte scientifique : L’électricité pour alimenter ma tablette graphique, mon ordinateur, mes amplis, ma platine vinyle, ma batterie électronique, mes lampes pour dessiner sur papier, et j ‘en passe...
une recette culinaire : Le bœuf bourguignon (que je fais à merveille!)
une pâtisserie : Le tiramisu (celui de ma femme, c’est le meilleur !! )
une ville : Yellow Fork
une qualité : La gentillesse
un défaut : La nervosité
un monument : une cathédrale
une boisson : Vin ou bière
un proverbe : « Mieux vaut être bourré que con, ça dure moins longtemps ! » Et puis une phrase tirée d’un morceau du groupe « Karkwa », sorti de l’excellent album les tremblements s’immobilisent : « Celui qui ne rêve pas ne vit pas, qui rêve trop s’engourdit. »


Un dernier mot pour la postérité ?
Toujours garder l’équilibre ! et comme disait Johnny : «Wack n’ Woll !! »

Un grand merci pour le temps que tu nous as accordé !
flyer de l'entretien © Sébastien Corbet
Le Korrigan



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