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Entretien avec Rebecca Morse
Interview accordé aux SdI en juin 2026


Bonjour et merci de vous (re)prêter au petit jeu de l’entretien…
Il y a cinq ans, lors de notre premier entretien, nous avions adopté le tutoiement. Peut-on continuer sur ce mode ou notre âge désormais vénérable nous oblige-t-il à nous vouvoyer ?

No problem…

Merci à toi…
Quoi de neuf depuis 2021 ?

Ouhlà. 144 pages A3 encrées, donc…. Et puis… J’ai changé d’espace de travail partagé pour rejoindre l’atelier Vermillon à Villeurbanne, et y ai retrouvé de talentueu-se-s collègues d’avant-avant comme Anjale, Ben Jurdic et Kieran. Je fais davantage de jeux de rôle, j’ai commencé l’escrime de spectacle -- on y reviendra -- et j’ai des petits neveux et nièces de plus.

Don Juan des Flots, rough d'une illustration © Rebecca MorseComment es-tu tombé dans la marmite du jeu de rôle et quels sont tes jeux de rôle de prédilection ?
Sacrée tentation de disgression que tu encourages là (ndlr : même pas peur !). C’est bien parce qu’on fait une interview axée fantasy/imaginaires…!

Les parties de Hero Quest gamine, ça ne compte pas vraiment… J’ai commencé à la fin du lycée, ça correspond à la sortie en salles de la trilogie du Seigneur des Anneaux de P. Jackson, et un ami nous a masterisé de poussives mais mémorables parties de JRTM. J’en faisais des petites BDs recaps de la chronique en style manga chibi, très Noob/ Les Légendaires… hmm je pourrais te retrouver la visionneuse avec tout ça…

J’ai vécu des trucs supers fun et assumés cringe dans une longue chronique Vampire the Requiem, ça restera spécial pour moi ; et là je tente de m’approprier Vaesen version Londres victorien, j’y ai fait mes premiers pas de MJ, c’est une approche intéressante de la scénarisation…!

Si tu devais expliquer le jeu de rôle à ma grand-mère, que lui dirais-tu ?
Des adultes qui jouent à faire semblant autour d’une table et s'énervent contre les lois mathématiques des probabilités…?

Quels sont tes meilleurs et tes pires souvenirs de parties ?
Du Vampire dans les deux cas. Une groupe de rôlistes anciens camarades de mon copain qui jouaient au World of Darkness entre eux depuis des années et ont eu beaucoup de mal à intégrer une joueuse. Kidnappings de donzelle, etc — et je sais que c’est pas si pire par rapport à certains trucs que j’ai pu entendre de femmes joueuses ! Meilleur souvenir, l’acte final de la susdite chronique Requiem qui s’est déroulé en récit et à la table comme une enquête mâtinée de Among Us, le MJ et moi de connivence à être les seuls à savoir qui avait tué le Prince — mon perso, donc, victime d’un odieux chantage sur love interest secret ; much angst, very drama. Et je m’en suis tirée !

Hmm, en fait on est pas si hors sujet, entre ça et la relation Juan/Faust plutôt bien développée dans les albums, ya eu comme une constante du thème vampire pour moi dernièrement…
Carnets de Campagne de JRTM (une de mes premières BDs, dessinée en amphi d’économie, 2002-2003) © Rebecca Morse
En tant qu’artiste, comment analyses-tu l’arrivée tonitruante de L’IA dans nos vies ?
Ouhlà, bis. Le principe même de l’IA générative - je suppose qu’il s’agit de pointer celle qui menace le plus directement les métiers de création d’images - est une vaste entreprise criminelle, franchement, ces systèmes ont aspiré toutes les images visibles du net pour les régurgiter à la commande payante, au mépris le plus total de la propriété intellectuelle, déjà.

Sur ce il faut rajouter l’abérrant coût écologique des data centers, et l’attitude franchement mesquine qui transparait dans la jouissance ouvertement affichée de certains affreux jojos de la tech qui se régalent explicitement de rendre les artistes obsolètes ; y’en a qui ont pas digéré leur jalousie de collégien quand un autre garçon dessinait mieux Dragon Ball. C’est sûr que dès lors que les métiers créatifs s’inscrivent dans un contexte professionnel et capitaliste on a déjà commencé à diluer les principes philosophiques de la nécessité intérieure de créer et le « Qu’est ce que l’Art? » en dissert; on vit - on vivait - de commandes parfois très bateau et corporate en revenus complémentaires publicité et graphisme…. mais, n’empêche. Dans le cas de beaucoup de prompteurs wannabe artistes, je crois que l’analogie c’est le gars qui traverse la ligne d’arrivée du marathon en SUV climatisé : aucun effort, aucun mérite, et aucune compréhension de l’essence même du pourquoi on fait le truc.

Bref. Ça peut être un outil aux mains de créatifs qui ont déjà un œil artistique, perso j’y touche pas. Concrètement, en BD je pense que les genIA actuelles peinent à tenir des designs cohérents sur la longueur, elles ne gèrent pas la narration séquentielle. Et je suppose que d’être repassée à une production papier, encrage tradi, sur ce projet Don Juan, s’inscrivait aussi un peu dans ce paradigme ; moins d’écrans plus de tangible oldschool. (Après ça a toujours été un peu un luxe et un handicap de la franco-belge actuelle, de préférer les beaux albums collectionnables aux formats plus feuilletonnants et jetables des comics et mangas, il y a encore un public pour apprécier un certain artisanat de la planche bien chiadée… même si, le prix de la vie grimpant et le lectorat vieillissant, bon….)

Et sinon je suis effarée par la dystopie grandissante des humains qui se ramollissent littéralement le cerveau et la mémoire en déléguant volontairement toute leur pensée à ces systèmes bientôt payants et aux mains de gens vraiment pas cools, c’est cauchemardesque en vrai.
Don Juan des Flots, recherches de personnage © Rebecca Morse Don Juan des Flots, recherches de personnage : Doña Laura et Don Juan © Rebecca Morse
Le troisième acte de Don Juan des Flots scénarisé par la talentueuse Isabelle Bauthian vient de paraître sur les étals. Qu’est-ce qui t’a séduit dans cette relecture moderne du mythe de Don Juan ?
J’ai été flattée-gratifiée-“challengée” qu’Isabelle me propose ce sujet, elle dit que c’est une histoire qu’elle avait depuis très longtemps en maturation dans un coin de tête. J’aime et j’admire beaucoup son écriture en général, on échange beaucoup, on est un binôme rôdé.

Refaire de la fantasy avec elle et épaulées par Arleston chez Drakoo, c’était yes de base, mais là y’avait en plus, eh ben, dessiner un beau gosse en chemise ouverte à longueur d’album, c’était pas pour me déplaire ! Et, des scènes de combat plus poussées que les passes de lames empoisonnées assez guignolesques de Dragon&Poisons, et surtout tout ce que Isabelle voulait mettre de finesses psychologiques dans les drames et les troubles que suscitent ce séduisant manipulateur, c’était un défi et un régal à bosser les actings en fonction du niveau de fourberie de Juan… La reprise du mythe fait par Isa est d’autant plus intéressante dans ce cadre fantasy, car le personnage de Don Juan n’est pas qu’un coureur de jupons - de base - mais là elle le fait évoluer dans une société déjà libertaire, où il ne se met pas en porte à faux avec une moralité chrétienne et patriarcale comme sa version historique originale, tout en restant pourtant dangereusement séduisant pour le corps et l’esprit et perçu comme une menace… Et puis les autres twists modernes dans les marivaudages : Laura qui est visuellement sexy mais asexuelle (et pas dupe), une des soubrettes-victimes de la pièce devient un joli vampire gay…
Don Juan des Flots, recherches de personnage : Doña Laura © Rebecca Morse Don Juan des Flots, recherches de personnage : Doña Laura © Rebecca Morse
Comment as-tu créé l’apparence de Don Juan, Doña Elvira ou de l’imposante statue du Comendador ? Se sont-ils rapidement imposés ou sont-ils passé par différents stades avant de revêtir celle que l’on connaît ?
Isabelle m’apporte généralement en début de projet ses “intentions de casting” qui m’aident à cerner l’apparence et la vibe des personnages qu’elle a écrits. Mais dans ce cas-ci c’est encore plus précis. L’idée d’une espèce de représentation de théâtre est présente en filigrane tout le long de la trilogie, donc là on est vraiment partis comme si on avait pris certains acteurs pour les rôles. Toutes et tous hispaniques ou latines, restant raccord aux origines espagnoles de l’histoire, et si leurs traits ont un peu évolué en me les appropriant au dessin, c’est donc Santiago Cabrera dans le rôle de Juan, Stefanie Beatriz en Laura, Luis Homar en Comendador….

On a cherché un p’tit moment pour la tenue de Faucheuse de Laura, et son mélange vestimentaire de codes néo-classiques, Grand Siècle et Romantisme, dans le sens de ses volontés politiques et l'évolution de sa stature publique. Dans l’ensemble pour les looks il y a ce mélange des inspirations visuelles plutôt Espagne Siglo de Oro (mais bon, Guarnido et ses Indes Fourbes ont plié le game ! ) et des trucs plus XIXe, puisque nous voyions en la figure de Don Juan et de ces racines historico-littéraires et des plus modernes idées du Romantisme, le anti-héros byronien.

La présence physique du Comendador a été un peu inspirée par le tableau Richelieu à la Rochelle, les armures de conquistadors, et une influence un peu comics pour lui donner la démesure d’un antagoniste comme Thanos, puisqu’en face nous avions une bande de vigilantes, mutants à superpouvoirs…
Don Juan des Flots, recherches de personnage : Doña Laura © Rebecca Morse Don Juan des Flots, recherches de personnage : Doña Laura © Rebecca Morse
Quel personnage as-tu pris le plus de plaisir à mettre en scène ?
Hmm. Le plus virevoltant et ambigu reste Juan, vraiment, pour essayer de lui donner tout son charisme essentiel, et sa palette de jeu à dessiner allant de la manipulation intime aux discours théâtraux en plein ciel, en passant par des combats déterminés…. J’aime beaucoup aussi l’évolution de Faust le vampire, qui prend de l’assurance au long de l’histoire.
Don Juan des Flots, recherches de personnage : la statue du Comendador © Rebecca Morse Don Juan des Flots, recherches de personnage : la statue du Comendador © Rebecca Morse
A partir de quels éléments as-tu composé la fascinante cité de Flot qui sert de cadre au récit ?
Un très gros morceau du scénario, ça. La ville de Flot est en déliquescence après avoir été une merveille d’art et de culture, Isabelle avait beaucoup insisté sur cet aspect, avec des beaux bâtiments délabrés sur lesquels les habitants (re)construisent de façon pragmatique et court-termiste, ou qu’ils rapiècent à l’arrache… C’est une imagerie très frappante, la civilisation perdue, les ruines antiques à échelle grandiose… et j’ai beaucoup regardé pour ça les vieilles gravures de Rome au XIXe siècle (de Piranèse). Mais il ne fallait pas non plus aller trop vers ces codes-là, il y a aussi beaucoup de Lisbonne, un peu de Venise of course, de Sienne… Beaucoup de fontaines et canaux, puisque ville d’eau, et avec un personnage de sirène à intégrer. Je pense que y’a des artistes qui auraient su mieux dessiner cette utopie urbaine en décrépitude, y’aurait un beau livre à faire pour les architectes de l’imaginaire…
Don Juan des Flots, élaboration des décors © Rebecca Morse Don Juan des Flots, élaboration des décors © Rebecca Morse
Comment s’est organisé votre travail avec la scénariste pour cet album ?
Comme précédemment sur Dragon&Poisons, nous avions un discord partagé pour qu’elle me fasse des retours sur chaque étape, du storyboard à l’encrage et la colo. Et je fais aussi relectrice de son scénario fini, beta-lectrice et pointeuse de trucs pas clairs, on clarifie la chronologie précise des scènes, peaufinons quelques répliques… Je lui pose plein de questions d’intention, et je l’ai souvent mitraillée de versions différentes des storyboards pour certaines séquences, là où je voulais vraiment trouver plusmieuxbien. Et les dessins finalisés, pour les personnages en interaction, je les traitais vraiment comme des prises de cinéma, et Isa comme la réal : on est bons là, c’est la bonne expression, ou bien… ? Again, ça a toujours été un peu le cœur de ce projet pour moi, choper ces fines nuances, et Isabelle aussi ; elle me laisse plus les coudées franches pour les séquences d’action ou autres choix de mise en scène, même si je pars habituellement de son découpage plutôt précis.
Work in Progress
Don Juan des Flots, storyboard de la planche 1 du tome 3 © Rebecca Morse / Isabelle Bauthian Don Juan des Flots, storyboard de la planche 1 du tome 3 © Rebecca Morse / Isabelle Bauthian
Don Juan des Flots, storyboard de la planche 6 du tome 3 © Rebecca Morse / Isabelle Bauthian Don Juan des Flots, storyboard de la planche 26 du tome 3 © Rebecca Morse / Isabelle Bauthian

Quelle étape de la réalisation de cet album t’a procuré le plus de plaisir ?
Les storyboards, brouillons gribouillés et moultes fois repris pour le kiff de la meilleure mise en scène. Et la finalisation de certains plans visage bien sentis.
Don Juan des Flots, du rough à la planche © Rebecca Morse
A partir de quelles indications Nicolas Vial a-t-il composé les couleurs de la série ?
CF la question plus haut sur la cité de Flot… Nico, à la couleur, a dû prendre sur lui pour rendre des bouts de décors délibérément disharmonieux, c’était compliqué ! On lui doit beaucoup pour avoir donné la vibe patchwork et va-au-vau-l’eau de Flot. Les indications du crépuscule puis de l’aurore devaient être bien rendues, et le cercle des nuages de tempête qui cintre la ville... C’était bien exigeant envers lui. Il y avait aussi les contraintes issues de l’inspiration théâtre : pas de vert dans les costumes, car ça porte malheur ! (Le jaune aussi, dans une moindre mesure).

Il a aussi cherché pour nous un effet d’ensemble de filtre texturée un peu peinture, éviter une mise en couleur numérique trop lisse et “moderne”.
Don Juan des Flots, recherches de personnage : Tisbea, la sirène © Rebecca Morse
La pièce (puisque c’est est une) est émaillée de nombreux combats à l’épée… Comment aborde-t-on ces séquences, de la posture des personnages à son découpage nerveux ?
Heh heh. J’ai bien tenté de me documenter et d’étudier les extraits youtube de films du genre (Capitan Alatriste[/url], notamment…) mais à force de danser autour du sujet j’en suis venue finalement à m’inscrire aux cours d’escrime de théâtre à Lyon et apprendre moi-même les bases de la rapière historique ! (Comme quelques autres auteurices de BD de ma connaissance, d’ailleurs…). Malheureusement un peu tard pour certains des duels déjà dessinés, il y a des cases que j’aimerais refaire maintenant… Contrairement aux combats tout foutraques des bras-cassés de Dragon&Poisons, Juan et certains de ses adversaires sont de vraies fines lames, il fallait rendre ça bien… Ça passe par beaucoup, beaucoup, beaucoup de petits croquis avant de trouver les bonnes postures et les bons angles qui enchaînent bien entre les cases, Isabelle ayant établi les intentions narratives et attitudes des antagonistes à séquencer… Et puis contrainte supplémentaire, Juan est bretteur main gauche dominante, ce n’est pas le cas de figure pour lequel on trouve le plus facilement des images de référence. Bref, je suis toujours nerveuse de savoir ce que vont en penser les pratiquants plus aguerris !
Don Juan des Flots, érude des positions à l'escrime © Rebecca Morse
On trouve dans le dessin de nombreuses références au théâtre, de la scène à l’ouverture des rideaux s’ouvrant sur chaque nouvel acte jusqu’au postures délicieusement théâtrales des personnages… Comment as-tu intégré cette contrainte scénaristique ?
Ahhhh bien vu, évidemment ! Comme je disais, on a enquiquiné Nico avec les codes de couleur vestimentaires. On s’est aussi tenues à respecter le côté cour/côté jardin dans les cadrages, notamment chez Elvira en tome 1, et on a des figurants récurrents… C’était un des aspects importants du projet. Si ça provoque des prises de tête par endroits, ça fait aussi faire des choses atypiques et intéressantes, et quant à gérer le jeu d’acteur, c’est mon kiff ! Un régal, toujours, d’établir le niveau de flamboyance ou fourberie d’un abuseur charismatique en représentation et les effets sur ses cibles ou interlocuteurs…
Don Juan des Flots, recherche de personnage : Tisbea, la sirène © Rebecca Morse Don Juan des Flots, recherche de personnage : Tisbea, la sirène © Rebecca Morse
As-tu une anecdote à nous raconter sur ton travail sur la série ?
Ça m’a pris plus longtemps que prévu toute cette trilogie, j’ai vu passer l’annonce puis la sortie du Don Juan version classique de la collection de Luc Ferry… ! Et, je soutiens pleinement le combat collectif des auteurices mais j’étais un peu dég’ que l’année où se concrétise enfin le boycott d’Angoulême évoqué depuis des années corresponde à la sortie-promo prévue et donc annulée de notre tome 2, sadface.
Ah allez, encore de vampire ? Isabelle a écrit la saynète entre Juan et Faust avec le “tu vaux mieux que du sang de rat” avant la sortie de Baldur’s Gate III et le fan-favourite perso d’Astarion, que ce soit dit.
Work in Progress
Don Juan des Flots, crayonné © Rebecca Morse Don Juan des Flots, illustration, travail à la table lumineuse © Rebecca Morse
Don Juan des Flots, illustration, encrage © Rebecca Morse Don Juan des Flots, illustration finalisée © Rebecca Morse

Peux-tu en quelques mots nous parler de tes projets présents et à venir ?
Je fais des illustrations pour un roman de fantasy romance assez épique qu’écrit une amie, je bossouille un scénario&storyboard pour une autre courte BD historique pour le collectif Les Rues de Lyon (la visite lyonnaise du jeune Roi-Soleil en devenir) eeet une scénariste BD multiprimée de grand talent m’a proposé une collaboration sur un projet qui sera plutôt jeunesse, je suis dans les essais techniques actuellement. Fingers crossed!

Don Juan des Flots, recherches de personnage : Faust, le vampire érudit © Rebecca MorseTous médias confondus, quels sont tes derniers coups de cœur ?
Je viens de terminer Gideon the Ninth, un roman de science-fantasy très original et punchy. L’année dernière Isabelle m’a offert l’intégrale des Lymond Chronicles, de Dorothy Dunnett, c’est une dinguerie; une grande saga historique de 6 volumes, de l’Ecosse à Istanbul et Moscou en passant par la cour de France du XVIe siècle… le niveau d’écriture demande franchement des connaissances universitaires en lettres et en histoire pour tout saisir, tout en étant follement prenant et le protagoniste est juste incroyablement cool.

En beaucoup plus light j’ai été très agréablement surprise par Rebel Nell (Nell la Rebelle), une mini-série anglaise sur Disney+ avec une actrice géniale repérée dans Derry Girls, fantasy-histoire dont le ton oscille entre le plutôt enfantin et le franchement badass.


La série animée du Collège Noir de Ulysse Malassagne - j’adorais déjà la BD creepy-mignonne et dynamique, mais les ambiances musicales en plus de son Auverge hantée rendent ça vraiment magique”

Et en BD, on m’a offert le roman graphique Downlands de Norm Konyu — j’aurais peut-être pas lu sinon, mais je suis séduite par le fond et la forme. Folklore anglais un peu creepy ça me rappelle des lectures d’enfance et la vibe des parties de Vaesen que je cherche à évoquer.

Et, le travail de Aco sur Léonarde, de notre scénariste partagée !
Don Juan des Flots, essayage de costume © Rebecca Morse Don Juan des Flots, essayage de costume © Rebecca Morse
Un grand merci pour le temps que tu nous as accordé !

Rcherches de personnage
Don Juan des Flots, recherche de personnage : Tisbea, la sirène © Rebecca Morse Don Juan des Flots, recherches de personnage : la statue du Comendador © Rebecca Morse

Don Juan des Flots, recherches de personnage © Rebecca Morse Don Juan des Flots, recherche de personnage © Rebecca Morse

Le Korrigan