Fiche descriptive
15€50
Chronique | ![]() |





Au service de la Reine-Mère
![]() ![]() ![]() ![]() Paris, septembre 1575. Alors que le Royaume de France est déchiré par les guerres de religion, la jeune Victoria de Ayala rejoint son amoureux, espérant fuir avec lui pour échapper à un mariage arrangé qui permettrait à sa famille désargenté de renflouer les caisses… Les amoureux sont pris à partie par une bande de malandrin… Fuyant sans demander son reste, François abandonne Vitoria à son sort…La jeune femme ne doit sa survie qu’à l’intervention d’une jeune femme rompue aux techniques de combat qui a tôt fait de se débarrasser des agresseurs. Touché par le sort de Vitoria, elle lui propose de rejoindre l’Escadron Volant, un bataillon d’espionnes au service de la reine-mère, Catherine de Médicis… Avant même d’être formée, la voilà lancée dans sa première mission alors que le frère du roi vient d’être enlevé et qu’il pourrait être utilisé pour nuire au Royaume… ![]() un récit de cape et d’épée au féminin dans une France ravagée par les guerre de religion Raule, scénariste notamment de l’excellent de Jazz Maynard, de l’exotique chanbara Isabellae et du fascinant et occulte Arthus Trivium, nous entraîne dans la France du XVIe siècle, en proie aux Guerres de Religion…Son récit s’inscrit donc dans l’histoire de France qu’il tort à sa convenance à la manière d’un Alexandre Dumas… Mais son étrange Escadron de la Reine qui est au centre du récit n’est pas une pure invention de scénariste… Pourtant, si les historiens semblent s’accorder sur son existence, son rôle et la nature des missions de ses membres est quant à elle sujet à caution… La légende noire de Catherine de Médicis en a fait des séductrices à même de soutirer des confidences dans les aclôves alors que d’autres sources, tel Pierre de Bourdeilles alias Brantôme, en font des femmes d’esprit, éduquée et rompue à l’art de la conversation destinée à pacifier les relations au sein de la cour de France… Sous la plume de Raule, elles sont de belles espionnes qui savent enquêter et user de leurs charmes comme de leurs lame pour le compte de la Médicis… Aussi, lorsque le Duc d’Alençon, turbulent frère de Henri III qui fut le chef de fil de l’opposition et qui causa maints troubles à la Cour de France, disparait du palais du Louvres, c’est elles qui sont chargées de le retrouver au plus tôt, pour ne pas que les ennemis du royaume et les protestants ne se rangent sous sa bannière… C’est cet épisode rocambolesque qui nous est conté dans ce premier tome de l’Escadron de la Reine, dans un récit virevoltant rythmé par des duels épiques qui voit une jeune femme issue d’une noblesse désargentée rejoindre l’escadron…Signée José Munoz, la couverture de l’album est de toute beauté, immergeant d’emblée le lecteur dans cette époque troublée, avec ces trois femmes vindicatives aux lames affûtées attendant sur le parvis de Notre-Dame. Les compositions du dessinateur argentin s’avèrent être d’une rare efficacité. Rehaussé par un encrage souple et épais, son trait élégant et sensuel est sublimé par le travail du coloriste espagnol Santiago Arcas Olmedo, conférant à l’ensemble une identité graphique forte et immersive… ![]() Inspiré d’un escadron de femme au service de Catherine de Médicis dont la nature des missions divisent encore les historiens, entre réalité et légende noire, au service de la couronne amorce une série qui s’inscrit dans la veine de Dumas, tordant l’histoire pour tisser un récit aventureux et romanesque particulièrement entraînant…Paris, 1575… Alor qu’elle rejoignait son amoureux pour fuir sa famille qui désirait la marier de force, la jeune Victoria de Ayala est agressée par une bande de coupe-jarrets et ne doit sa survie qu’à l’arrivée d’une femme maniant la dague avec une aisance confondante… Impressionnée par sa rage et touchée par on tragique destin, elle lui propose de rejoindre l’Escadron Volant de la Reine-mère Catherine de Médicis, des espionnes rompues aux arts du combat et de la séduction… Sans plus attendre, la voilà lancée dans sa première mission : retrouver le jeune Duc d’Alençon, enlevé au cœur même du Louvre, et que les ennemis de la couronne pourraient bien utiliser contre elle… Le scénariste de l’excellent Jazz Maynard, porté par le fascinant dessin de Roger, nous entraîne dans une France déchirée par les Guerres de Religion à la suite d’une jeune femme issue d’une noblesse désargentée qui s’apprête à intégrer l’escadron d’espionnes de la Catherine de Médicis. S’appuyant sur des faits authentiques, Raule tisse un récit romanesque épique riche en complots, en duels et en faux-semblants… Le dessin de José Munoz, rehaussé par un encrage souple et élégant, est joliment mis en valeur par les couleurs soignées de Santiago Arcas Olmedo… Mêlant faits et personnages fictifs et historiques, ce premier opus de l’Escadron de la Reine ravira les amateurs de récit de cape et d’épées s’inscrivant dans un cadre historique et fournira aux amateurs du jeu de rôle Te Deum pour un massacre matière pour tisser un scénario se déroulant à l’ombre du pouvoir… - Un diamant brut qui veut faire partie de mon Escadron Volant. Regarde-moi, petite, je vais te poser deux questions. Si tu mens, je le saurai.
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Liens
l'Escadron Volant [wikipedia]
Galerie
L'Escadron de la Reine, planche du tome 1 © Robinson / Munoz / Raule / Olmedo
L'Escadron de la Reine, planche du tome 1 © Robinson / Munoz / Raule / Olmedo
L'Escadron de la Reine, planche du tome 1 © Robinson / Munoz / Raule / Olmedo