


Cavale au bout du monde posait les bases d’une série d’aventure enthousiasmante et rafraîchissante qui renouait avec les récits d’aventures d’antan. Cest avec un réel plaisir que nous nous sommes plongé dans la lecture du second et dernier tome de ce diptyque…
Les jumeaux Alexandre et Cléopâtre ont enfin retrouvé M. Dodge, leur père… Du moins le croyait-il jusqu’à ce que ce dernier leur révèle qu’il n’est pas leur véritable père… Cela ne change rien pour Alexandre mais Cléopâtre se sent trahie et ne supporte pas ces années de mensonges…
La vie s’organise néanmoins à bord de l’Almira commandé par le Capitaine Tarboro. Alexandre s’initie à l’art de la navigation et travaille comme mousse alors que le Capitaine donne des cours d’escrime à Cléopâtre et aide en cuisine… Elle parvient avec l’aide du capitaine à résoudre l’énigme de la boussole et du couteau et l’équipage se lance alors dans une folle chasse au trésor…
Mais dans leur sillage vogue El Caleuche, le navire pirate du sinistre Worley et de Louisa, son âme damnée… La course est lancée…

C’est sur un rythme soutenu qu’Hope Larson poursuit son récit d’aventure d’inspiration feuilletonesque. Découpé en chapitre dont chacun apporte son lot de surprise et de rebondissements, l’album se dévore littéralement tant la scénariste parvient à capter son auditoire.
Il faut dire que si l’intrigue est captivante et soutenue, elle est portée par des personnages complexes et attachants. Les jumeaux tout d’abord dont l’unité est en passe de voler en éclat devant l’adversité, offrant à Worley une faille dans laquelle il ne manquera pas de s’engager… Leur père adoptif ensuite, qui les aime tendrement… Sans oublier Tarboro, personnage éminemment sympathique qui va devenir le mentor des deux jumeaux, dans des domaines très différent, et Worley qui, en révélant son passé, nous offre une image de lui plus nuancée…
Si l’album plaira indéniablement aux jeunes lecteurs friands d’aventure, il est de ceux que les parents liront avec un réel plaisir, tant pour sa qualité d’écriture et ses personnages nuancés que pour son dessin plein d’énergie.

Car le dessin rafraîchissant de Rebecca Mock est indéniablement l’un des atouts de cette série… Rehaussé par une colorisation des plus soignées, son trait, savoureuse synthèse du manga et de la BD classique met en scène des personnages pétillants de vie alors que ses cadrages dynamiques servent au mieux les différentes scènes de l’histoire, qu’elles soient orientées vers l’action ou l’émotion…
Cap sur l'Île aux Trésors remplit toute les promesses du premier tome en parachevant un récit d’aventure rafraîchissant porté par deux jumeaux vif et attachants.
Riche en péripéties, le trépident récit d’Hope Larson s’inscrit dans la veine de l’Île au Trésor et s’adresse lui aussi à un large public. Le dessin souple et dynamique de Rebecca Mock fait une fois de plus merveille et le dernier chapitre de l’album, l’épilogue en quelque sorte, s’avère particulièrement touchant…
Pile ou Face est un récit d’aventure captivant et entraînant qui ravira n’en doutons pas les amateurs du genre…
Mais qui que soit ou qui ait été votre père, il n’aurait jamais pu vous aimer autant que moi.M. Dodge