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Audrey Hepburn: Un ange aux yeux de faon
Audrey Hepburn: Un ange aux yeux de faon



Fiche descriptive

Biographie

Jean-Luc Cornette

Agnese Innocente

Agnese Innocente

Glénat

9 1/2

24 janvier 2024


22€

9782344056356

Chronique
Audrey Hepburn: Un ange aux yeux de faon
La femme derrière l’icône

Née en Belgique en 1929, élevée dans la noblesse qui sied à son rang, rien ne prédestinait Audrey Hepburn à devenir une icône du cinéma, et l’une des plus adulées du 20e siècle. Durant son enfance marquée par la guerre, la résistance et les déménagements, elle n’avait qu’un rêve : devenir danseuse classique. Repérée par un heureux hasard en 1948 pour un petit rôle au cinéma elle aimante déjà la caméra de ses grands yeux noirs. Obligée de renoncer à sa passion pour la danse à cause d’une santé fragile, c’est le cinéma qui lui fera les yeux doux. Après le film Nous irons à Monte-Carlo de Jean Boyer (1951), Audrey Hepburn est choisie pour le rôle de Gigi à Broadway ! Sa prestation dans cette adaptation du roman de Colette lui ouvrira les portes des studios hollywoodiens.

À seulement 24 ans, c’est la consécration avec l’Oscar de la meilleure actrice pour le chef-d’œuvre de William Wyler Vacances romaines en 1953. Son visage d’ange conquiert le public (Sabrina - 1954, Drôle de frimousse - 1957, Diamants sur canapé - 1961, Charade – 1963 et My Fair lady – 1964), tandis que sa silhouette longiligne incarne un glamour plus moderne et élégant, à contre-courant des standards de l’époque. Mais sa vie sentimentale connaît des remous.

Les hommes de sa vie se succèdent et le désir d’enfants la hante… Arrivée au sommet, l’actrice se retire brusquement de l’écran au début des année 70. Engagée, elle sillonnera le monde en faveur de l’Unicef jusqu’à la fin de sa vie. Star sans fard, appréciée pour sa générosité et sa droiture, elle reste à jamais une véritable icône du cinéma.
un excellent album!


La femme derrière l’icône
Audrey Hepburn: Un ange aux yeux de faon, planche de l'album © Glénat / Innocente / CornetteNée en 1929 dans une famille de noble ascendance, rien ne prédestinait la petite Audrey à devenir une icône du cinéma…

Son enfance fut marquée par la séparation de ses parents et son adolescence par la guerre et les privations. Elle se rêvait danseuse classique mais une santé fragile l’en empêcha. En 1948, tournant par hasard un petit rôle dans un film de Charles Huguenot van der Linden et Heinz Josephson, elle aimante déjà la caméra… Après plusieurs petits rôles, elle crève l’écran aux côtés de Gregory Peck dans les Vacances Romaines de William Wyler, rôle qui lui valut l’oscar de la meilleure actrice… Elle n’a que 24 ans.

Désormais, les succès s’enchaînent, son visage angélique, ses grands yeux de biches, sa fraîcheur, son corps élancé et sa (fausse naïveté) en font la nouvelle icône glamour du cinéma…

Alors que les hommes se succèdent dans sa vie sentimentale et que son désir d’enfant se fait de plus en plus insistant, elle tourna brusquement le dos aux plateaux pour devenir ambassadrice de L’UNICEF, utilisant son image et sillonnant le monde pour aider les enfants en souffrance…


Audrey Hepburn: Un ange aux yeux de faon, planche de l'album © Glénat / Innocente / Cornette
les coulisses méconnues de la vie d’une icône du cinéma
De ses Vacances Romaines à Guerre et Paix en passant par Drôle de frimousse, Diamants sur canapé ou Comment voler un million de dollars, Audrey Hepburn a marqué de son empreinte l’histoire du cinéma… Mais si tous connaissent ses grands rôles, qui connaît l’histoire de cette femme devenue une icône chic et glamour du septième art que beaucoup considèrent comme l’une des plus grandes actrices de tous les temps ?

Le scénario Jean-Luc Cornette nous raconte la vie de cette actrice qui ne correspondait en rien aux canons de beauté de l’époque mais qui sut s’imposer avec ce mélange de grâce, de malice, de sensibilité, d’effronterie, de force et de fragilité. Sans doute les traumatismes de son enfance, le départ de son père et ses sympathies pour le nazisme, la perte de leur statut du fait de l’occupation, la famine d’après-guerre qui marqua profondément son corps et son âme expliquent-ils son itinéraire et ses engagements à venir… De ces blessures et des privations de son enfance, Audrey Hepburn a su faire une force et sa culture, son éducation, son humour, son impertinence et son apparente désinvolture venaient compléter sa sensibilité et son indéniable beauté.

On peut être surpris que le destin d’Audrey Hepburn soit confié à la jeune Agnese Innocente dont le trait épuré pourra un temps surprendre… Audrey Hepburn: Un ange aux yeux de faon, planche de l'album © Glénat / Innocente / CornetteEt pourtant, le travail de cette artiste, révélée par le bouleversant Dieter est mort (sur un scénario de Federico Chemello et Maurizio Furini) est tout juste parfait pour mettre en image la vie de cette actrice sensible et retranscrire ses émotions avec une justesse confondante et une facilité désarmante qui nous rappelle le trouble ressenti en l’ayant vu, sur grand ou sur petit écran, endosser les rôles qui font fait d’elle une icône. Il suffit de poser les yeux sur la magnifique couverture prendre la mesure de son talent. Et ce dernier ne se dément pas au fil des pages… La première planche de l’album est une petite merveille d’efficacité, avec cette rue d’Ixelles où est la naissance de la future star et symbolisé par cette plaque ornant l’immeuble où elle vit le jour avant qu’on ne remonte le temps au jour de sa venue au monde et qu’on entame le cours de sa vie… Comment ne pas être bouleversée lorsqu’on voit les yeux brouillés de larmes de la gamine venant d’apprendre le départ de son père… Comment ne pas être ému par l’amour naissant entre Mel Ferrer et elle et qui est formidablement retranscrit dans un simple regard par la dessinatrice ? Comment ne pas avoir le ventre qui se noue lorsqu’elle apprend la perte de cet enfant qu’elle désirait par-dessus tout ? Et ne pas être touché par sa façon de s’émerveiller comme une enfant en rencontrant (pour de vrai !) Colette ou ces acteurs et réalisateurs dont elle admire le travail ?

Audrey Hepburn: Un ange aux yeux de faon, planche de l'album © Glénat / Innocente / CornetteAvec sensibilité et délicatesse, Jean-Luc Cornette et Agnese Innocente nous raconte la vie d’une petite fille fragile devenue une véritable icône du cinéma en imposant sa silhouette élancée et ses grands yeux émerveillés, si éloignés des canons de beauté hollywoodiens de l’époque…

Sous la plume alerte du scénariste, Audrey Hepburn peut s’incarner, pleinement, d’autant que la pureté et l’élégance du trait et la douceur des couleurs de l’artiste italienne parviennent à retranscrire tant la beauté que la force des émotions de cette femme élégante, effrontée, malicieuse et cultivée… Ce faisant, les auteurs nous permettent de découvrir l’actrice dans l’un de ses plus beaux rôles : le sien… Car si tout un chacun connait l’image glamour de cette fascinante actrice, peu connaissent les blessures et les privations de l’enfance, source de la force et de ma vulnérabilité d’une artiste qui tourna brusquement le dos aux sirènes d’Hollywood pour consacrer le reste de sa vie aux enfants déshérités…

Audrey Hepburn - Un ange aux yeux de faon s’adresse tant aux amoureux du cinéma qu’à ceux qui désirent rencontrer la femme derrière l’icône…


- Madmoiselle, veuillez excuser mon audace… Je me présente, je suis Maurice Goudelket, l’époux de Madame Colette…
- La vraie Madame Colette ?
- Ma petite fille, dès que je vous ai vu, j’ai su que j’avais trouvé ma Gigi. Ma pièce est adaptée en anglais et va être jouée à Broadway. Il ne me manquait plus que l’actrice principale…
- Vous êtes la vraie Madame Colette ?
- J’appelle New York ce soir… Cela vous va-t-il mademoiselle ?
- La vraie Colette ? J’en reviens pas…dialogue entre Maurice Goudeket , Audrey Hepburn et (la vraie) Madame Colette
Le Korrigan




Inspiration jeux de rôle

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