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Le rêve du passé
La Mécanique



Fiche descriptive

Anticipation

La Mécanique

Tome 3

Kevan Stevens

Jef

Jef

Soleil

12 mars 2026


17€50

9782302101944

Chroniques

Dans un futur sombre en proie à une drogue dévastatrice, despersonnages vont jouer une partition qui les dépasse, dessinant un destin plus grand mais fragile face à la vague de chaos qui s'installe.

Dans MétaCitéLyon en plein chaos, Vananka cherche son impossible Rédemption. Lynn et Safir vont peut-être enfin trouver leur place. Passé, présent et futur soudain réunis à travers un éphémère prisme de lumière et d'espoir. De Paix aussi.

Au prix de tant de sacrifices et de souffrances, la Mécanique peut-elle continuer à tourner, insensible aux Hommes ?...
un excellent album!


La fin d‘un monde
La Mécanique, planche du tome 3 © Soleil / Jef / StevensDans un futur sombre et dystopique ravagé par une drogue dévastatrice, une poignée de personnages interprètent leur propre partition dans un monde qui se délite…

Alors qu’il dirigeait d’une poigne de fer la mégalopole de MétaCitéLyon, le Mayor sait qu’il n’en n’a plus pour très longtemps… Rongé par la lèpre du métal et hanté par ses souvenirs, il regarde le monde en proie au chaos s’écrouler… Rongé par ses amours défuntes, Vananka poursuit sa chimérique quête de rédemption. Traqué par les jumelles envoyées par le Mayor, Lynn n’aspire plus qu’à la paix. Ecartelée en deux mondes, Safir cherche encore sa place dans cette société en ruine alors que Mamie Chang tente d‘infléchir le cours du destin…

Les acteurs sont en place… Le dernier acte sera sanglant…


Amorcée en janvier 2025, la tragédie futuriste de Kevan Stevens et Jef arrive à son terme avec ce troisième acte que l’on devine sanglant.

le dernier acte sanglant d’un récit dystopique et désespéré, à l’ombre de jodorowsky
La Mécanique, planche du tome 3 © Soleil / Jef / StevensC’est une fois encore la puissance du dessin qui impressionne. Les compositions de Jef sont tout juste somptueuse, soutenues par un découpage efficace et percutant et des cadrages très cinématographique qui viennent dynamiser sa narration. Et il y a ce trait si caractéristique, à la fois nerveux et élégant, qui esquisse des décors fascinants qui, rehaussées des couleurs subtiles et d’un travail saisissant sur la lumière, collent parfaitement à l’ambiance de l’histoire. Et il y a ces personnages, torturés et charismatiques, à qui l’artiste insuffle ce supplément d’âme qui leur permet de s’incarner, de nous toucher et de nous émouvoir… Graphiquement, l’album est une fois encore tout juste somptueux, les crayons alertes de Jef venant interpréter avec force et subtilité la singulière partition de Kevan Stevens avec qui le dessinateur a signé Convoi et Mezkal

Follement rythmé, le scénario de ce troisième opus referme les arcs narratifs ouverts dans les deux premiers. Il y a quelque chose de très jodorowskien dans ce récit baignant dans le chaos d’un monde qui s’effondre… Les destins des principaux protagonistes vont se télescoper alors que chacun semble porté par un destin trop grand pour lui… Des familles écartelées, un tyran en fin de règne, une histoire d’amour tragique, la rencontre d’une mère et de sa fille… Autant de fils invisibles qui s’enchevêtres pour un final dantesque dans une mégapole qui sombre peu à peu. Le monde qu’il dépeint s’avère tragique, partant en lambeaux… Il y a longtemps que l’intérêt collectif s’est effacé devant les intérêts individuels, avec cette soif du pouvoir qui enivre et fait perdre toute mesure, protégé par des serviteurs zélés qui espèrent tirer profit de leur dévouement… Mais tout cela n’est-il pas vain et futile ?… Cynique et délicieusement désabusée, la fin s’avère néanmoins porteuse d’un espoir, amer et fragile… Mais d’un espoir malgré tout… Ce monde est-il finalement si différent du nôtre ?

La Mécanique, planche du tome 3 © Soleil / Jef / StevensLe rêve du passé referme un drame futuriste glaçant et inquiétant prenant place dans un monde dystopique d’où semble avoir été bannis la raison et les sentiments.

Alors que la mégapole dirigé jusque-là d’une poigne de fer par un Mayor dont les jours sont comptés, Vananka poursuit sa quête de rédemption, Lynn aspire à la paix, alors que Safir cherche encore sa place dans cette ville en ruine… Les acteurs sont en place. Le dernier acte, qu’on devine violent, âpre et sanglant, peut se jouer…

Evoquant l’œuvre torturée d’Alejandro Jodorowsky, l’exigeant et délicieusement hermétique récit choral de Kevan Stevens nous entraîne dans le sillage d’une poignée de personnages tourmentés dont chacun croit interpréter sa propre partition sans savoir qu’elle s’inscrit dans une mécanique plus complexe dont ils ne sont que les rouages, sans avoir ne serait-ce qu’une idée de l’ensemble de la machinerie qui pourrait bien les broyer. Rehaussé par une mise en couleur singulière et sublime, le dessin virtuose de Jef met en scène avec force ce récit se déroulant dans un futur sombre et désespéré d’où la musique même a été interdite. Le trait élégant et caractéristique de l’artiste, son sens du découpage et de la narration rendent la lecture de ce dernier acte particulièrement fluide, immergeant le lecteur dans un monde qui s’écroule… Il ne manque qu’une bande son portées par des guitares et une basse saturées, des percus obsédantes et frénétiques et un rythme industriel pour compléter ce récit baroque et glaçant mais néanmoins porteur d’un fragile espoir…


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