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Les Griffes du Gévaudan [2/2]
Les Griffes du Gévaudan



Fiche descriptive

Histoire

Les Griffes du Gévaudan

Tome 2

Sylvain Runberg

Jean-Charles Poupard

Jean-Charles Poupard

Glénat

25 mars 2026


16€

9782344058251

Chroniques
Les Griffes du Gévaudan [1/2]
Aux source de l’histoire
Les Griffes du Gévaudan [2/2]
dans l’antre de la Bête

1765. Missionné par Louis XV pour restaurer l’honneur de la couronne, François Antoine, chasseur du roi, pensait capturer rapidement la Bête qui traumatise la population de Gévaudan. Mais ce monstre insaisissable, surnommé la Mal Bête, semble défier toute logique et toute arme. D’ailleurs, est-ce bien d’une bête qu’il s’agit ? Car quelle sorte d’animal décapite, démembre et parfois déshabille ses proies ? Alors que la traque s’intensifie, plusieurs suspects sont écartés.

Alors qu'on compte déjà, plusieurs dizaines de victimes, la carcasse d’un loup qu’on exhibe à Paris semble clore cette sombre affaire qui embarrasse le Roi. Pourtant, les exactions recommencent ! Désormais seul, sans le soutien du roi, François Antoine revient dans les hauteurs du Gévaudan, bien décidé à trouver les coupables ! Il sait que dans cette région rongée par la misère, la violence et les secrets, les comptes se règlent à huis clos. Ce qu’il va découvrir pourrait embraser toute la région et ébranler le royaume.

Et si la Bête était le fruit d’une vengeance née dans les flammes ? La traque sanglante va bientôt le mener dans un repaire cauchemardesque où le souvenir d’un crime oublié va resurgir…
un excellent album!


dans l’antre de la Bête
Les Griffes du Gévaudan, planche du tome 2 © Glénat / Poupard / Runberg1765.Missionné par Louis XV, François Antoine, Chasseur du Roi, est venu en Gévaudan pour tuer l’insaisissable Mal Bête qui y semait la mort, terrorisant la population… Lorsqu’il ramène à Versailles la carcasse d’un loup empaillé, cette sombre affaire semble close…

Il n’en est rien : les crimes atroces recommencent pourtant et le roi semble se désintéresser de l’affaire. Robert-François Antoine revient sur les hauteurs du Gévaudan où il avait traqué la bête avec son père, fermement décidé à l’occire… Mais il n’est pas la bienvenue sur ces terres désolées marquée par la misère et l’obscurantisme et il va se heurter au marquis Pierre-Charles de Morangiès vers la demeure de qui semble converger plusieurs pistes… Ce n’est d’ailleurs pas lui qui va l’héberger, comme il l’avait fait lors de son précédent séjour, mais la famille de Marianne, une de servantes du marquis, avec qui Robert-François Antoine allait vivre une folle passion.

Au fil des jours, il apparait que la Bête est dirigée par un maître qui en a fait l’instrument d’une implacable et terrible vengeance qui prend racine dans le lointain passé de la région…


Les Griffes du Gévaudan, planche du tome 2 © Glénat / Poupard / Runberg
un récit historique oppressant et fascinant qui donne les clefs d’une affaire vieille de plusieurs siècles
Après un premier tome particulièrement accrocheur, Sylvain Runberg et Jean-Charles Poupard referme ce récit sombre et torturé qui nous entraîne dans le Gévaudan du XVIIIe siècle alors que la Mal Bête y répandait la terreur…

Difficile de ne pas être captivé par ce récit fascinant qui prend sa source dans les différents écrits consacrés à cette Bête du Gévaudan qui fit couleur autant d’encre que de sang. Tant d’hypothèses ont été soulevées par ces écrits dont chacune a ses forces et ses lacunes… Sylvain Runberg a puisé dans ces différentes théories pour tisser un récit captivant mettant en scène des personnages complexes et tourmentés dans une époque qui ne le fut pas moins, faisant sienne l’hypothèse d’un maître comme celle du supposé don d’ubiquité de la Dévoreuse… L’hypothèse narrative s’avère tout à la fois fascinante et cohérente tandis que la fin, se déroulant des années après les faits relaté dans l’album, montre combien le personnage de Robert-François Antoine a pu être durablement marqué par les terribles événements dont il fut à la fois acteur et spectateur…

Les Griffes du Gévaudan, planche du tome 2 © Glénat / Poupard / RunbergMais la force de l’histoire ne réside pas que dans ses personnages et dans l’hypothèse d’une vengeance longuement murie… L’atmosphère qui baigne le récit s’avère oppressante à souhait, la misère des paysans qui côtoie l’opulence de la noblesse, le ressentiment envers le roi qui n’a que faire du bas peuple se retrouve dans la noblesse de province, sans oublier la violence qui est le quotidien des gens de la région, avec cette bête qui rôde et tue, semble-t-il sans discernement…

Le dessin envoûtant et puissant de Jean-Charles Poupard retranscrit avec art tout cela, contribuant à poser cette ambiance poisseuse et inquiétantes en mettant en scène les personnages écrits par son complice scénariste… Parfois très charismatique, ils n’inspirent guère confiance tant ils font des suspects potentiels, du marquis de Morangiès à son fils en passant par l’antipathique famille Chastel… Rehaussées par une mise en couleur somptueuses et un formidable travail sur la lumière, ses compositions nous offrent de fascinants visuels du Gévaudan, une terre âpre et rugueuse où le climat n’épargne pas ses habitants. Servies comme l’ensemble de l’album par des cadrages très cinématographiques qui immergent le lecteur au cœur de l’action, les scènes d’attaque de la Bête sont chorégraphiées avec soin, montrant en quelques cases la peur qui s’empare des victimes et des témoins et la violence, fulgurante, des attaques de la Dévoreuse… L’ambiance de la dernière traque est tout juste haletante tandis que l’émotion de chacun des personnages est retranscrits de façon saisissante…

Les Griffes du Gévaudan, planche du tome 2 © Glénat / Poupard / RunbergAyant sévi il y a plus de deux siècles et demi, la Bête du Gévaudan n’a pas fini de faire autant d’encre qu’elle fit couler de sang… S’abreuvant aux différentes théories entourant cette sinistre affaire, Sylvain Runberg tisse un scénario captivant somptueusement mis en scène par Jean-Charles Poupard avec qui il avait déjà signé le chant des Runes.

La bête tuée par François Antoine, Chasseur du Roi, devait marquer la fin des meurtres qu’elle a commis en Gévaudan… Il n’en est rien. Tout a recommencé mais le roi s’est désintéressé de cette affaire… Robert-François Antoine qui avait prêté main forte à son frère pour traquer la bête, décide de son propre chef de revenir dans ces terres hostiles où il sait ne pas être le bienvenu… Il est prêt à tout pour trouver le ou les coupables, dût-il pour cela s’attirer les foudres du Marquis de Morangiès… Peu à peu, il apparait que la bête a un maître et que cette sordide histoires a commencé bien avant les premiers meurtres de la Mal Bête…

Sylvain Runberg et Jean-Charles Poupard nous entraînent sur les hauteurs du Gévaudan pour une ultime traque où seront révélés la cause et les origines de la tuerie qui y a été perpétré… S’appuyant sur une solide documentation, les auteurs ont su tisser un récit cohérent et par la même plausible, utilisant avec finesse les différents suspects possibles et les hypothèses les plus surprenantes tel le supposé don d’ubiquité de la bête… Porté par un dessin réaliste sublimé par un mise en couleur somptueuse, les planches de l’album distillent avec art l’atmosphère pesante et menaçante qui devait régner alors, nous réservant des séquences d’attaques terrifiantes et scènes de traques particulièrement éprouvantes… Les Griffes du Gévaudan ravira à n’en pas douter les amateurs d’histoire et de mystère tant pour son scénario solidement charpenté que pour sa mise en scènes fascinante et délicieusement oppressante…


Car une réputation – si mauvaise soit-elle – n’était point suffisante pour accuser quiconque d’être en lien avec la Dévoreuse.Robert-François Antoine

Le Korrigan




Inspiration jeux de rôle

Cette fiche n' est référencée comme inspi pour aucun jeux de rôle.